08/09/2026
[ PAROLE DE DÉCIDEUR.EUSE ]
Avec “Parole de décideur-euse : Les voix qui montrent la voie”, Koikispass donne la parole aux décideurs et aux décideuses qui nous font voir la Nièvre autrement.
Et si l’image que renvoient les territoires ruraux comme la Nièvre était en fait leur principal handicap ? Directrice de la Fabrique Emploi et Territoires, Virginie Charrière plaide pour l’émergence d’un nouveau récit qui crée à la fois de la fierté d’appartenance et de l’attractivité.
Qu’est-ce que vous évoque ce que l’on nomme la “Nièvrose” ?
Virginie Charrière : Avant tout un mauvais jeu de mots. Mais il faut dire qu’on est très mauvais pour se vendre dans la Nièvre. Pourtant, au moment du Covid, beaucoup de gens ont choisi de se réfugier dans nos territoires ruraux parce qu’on y trouve de la place et une proximité avec la nature. Avec le changement climatique, on peut prédire que ces territoires vont devenir de plus en plus attractifs. Mais il ne faut pas se voiler la face. Tout n’est pas rose. Ce qui implique de faire preuve de créativité pour trouver des solutions.
Quelles sont les idées reçues sur l’emploi dans la Nièvre ?
Le cliché est de dire qu’il n’y a pas d’emplois dans la Nièvre. C’est faux. Il existe un vivier d’offres non pourvues dans les services à la personne et le soin des plus fragiles. Ce ne sont pas des métiers faciles mais ce sont aussi des emplois non délocalisables, non remplaçables par l’IA et qui ont du sens. Il y a cependant un gros travail à faire pour valoriser ce secteur. Les autres secteurs en tension sont l’industrie et le bâtiment.
>>> L'intégralité de l'interview est à retrouver sur koikispass.com à la rubrique "Vie locale"