01/10/2026
LETTRE À CRISTIANO RONALDO
🇵🇹❤️
Ça ne peut pas finir comme ça…
Pas comme ça.
Pas après toutes ces années.
Pas après tous ces matchs.
Tous ces buts.
Toutes ces joies.
Toutes ces larmes.
Pas après avoir porté ce maillot
dans les plus grands stades du monde.
Pas après 2004.
Pas après 2016.
Pas après avoir vu un enfant de Madère
devenir le capitaine de tout un pays.
Cristiano,
Je dis Cristiano parce que j’ai l’impression que tu fais parti de ma famille…
Cristiano,
je ne sais pas exactement ce qui s’est passé.
Je ne sais pas tout ce qui s’est dit.
Et je ne sais pas qui a raison
ou qui a tort.
Mais je sais une chose :
ça ne peut pas finir comme ça.
Parce que Cristiano,
moi, je suis pour le Benfica.
Et pourtant…
j’ai acheté ton maillot du Sporting !
Je l’ai même porté !
Avec fierté !
Tu te rends compte de ce que ça représente
pour un Benfiquista ?
J’ai acheté un maillot vert et blanc…
pour toi !
Et il y a quelques jours,
j’ai inscrit mon fils Hugo,
3 ans,
à l’école de foot.
Et évidemment,
il lui fallait ses premiers crampons.
Alors on est allés les acheter ensemble chez Décathlon.
Et sur ses chaussures,
il y avait un peu de vert.
Hugo les regardé…
et avec son grand sourire et des étoiles plein les yeux,
il me dit :
« Papa ! Du vert ! Comme Ronaldo ! »
Et, il s’est mis à courir à travers les allées du magasin…
Trois ans.
Il ne connaît pas encore
l’histoire du Sporting ni du Benfica.
Ni les Ballons d’Or.
Ni les records.
Mais il avait vu
ton maillot du Sporting
que je lui avais montré.
Et dans sa tête d’enfant,
le vert, c’est déjà toi, Ronaldo.
Et là, je me suis rendu compte
de quelque chose.
Cristiano Ronaldo,
ce n’est plus seulement
le joueur que nous avons regardé grandir.
C’est déjà un nom
que nous transmettons à nos enfants.
Parce qu’à un moment,
tu n’étais plus seulement
le joueur du Sporting.
Tu n’étais plus le joueur de Manchester,
de Madrid,
de Turin
ou d’ailleurs.
Pour nous,
tu étais le joueur du Portugal.
Celui qui portait « As Quinas ».
Celui qui représentait notre pays.
Alors oui,
on peut discuter de tout.
De ton âge.
De ton statut.
De savoir si tu dois commencer un match
sur le terrain ou sur le banc.
Sortir à la 70ème.
Rentrer à la 70ème. Ou pas…
Parce qu’un sélectionneur
doit pouvoir faire ses choix.
Et parce qu’aucun joueur,
même le plus grand,
n’est plus grand que la Seleção.
Mais justement…
Toi et la Seleção,
c’est devenu une partie de notre histoire.
Pendant plus de vingt ans,
tu as porté « As Quinas ».
Tu les as portées quand on gagnait.
Tu les as portées quand on perdait.
Tu les as portées quand tout un pays espérait.
Et parfois même
quand il n’espérait plus.
C’est même toi qui nous a appris à croire que c’était possible.
Alors aujourd’hui,
cette lettre ne s’adresse pas seulement à toi.
Elle s’adresse aussi
à la Fédération Portugaise de Football.
À son président.
À son sélectionneur.
Et à tous ceux
qui peuvent encore faire quelque chose.
Parlez-vous.
Pas pour savoir qui a raison.
Pas pour savoir qui a tort.
Mais pour que cette histoire
ait une fin à la hauteur
de ce qu’elle a représenté.
Parce qu’un jour,
Cristiano Ronaldo jouera
son dernier match avec le Portugal.
C’est inévitable.
Mais ce jour-là,
il mérite de pouvoir regarder
une dernière fois
l’écusson qu’il a porté
pendant toutes ces années.
Il mérite d’entendre
une dernière fois :
A Portuguesa.
Et nous,
les Portugais,
nous méritons de pouvoir lui dire
une dernière fois :
Obrigado, Cristiano.
Pas sur Instagram.
Pas dans un communiqué.
Pas au milieu d’une polémique.
Mais, dans un stade.
Avec le maillot du Portugal.
Et peut-être avec des enfants
comme mon fils Hugo
qui regarderont ce jour-là
sans encore comprendre
tout ce que cette histoire représente.
Mais qui, dans quelques années,
pourront dire :
« Moi aussi, je l’ai vu jouer Ronaldo
avec le Portugal. Et le Portugal avait gagné ! »
Parce que moi, lorsque j’étais enfant,
le Portugal ne gagnait pas…
Et, ça, Cristiano, tu l’as changé !
Alors,
ça ne peut pas finir comme ça.
Cristiano,
Federação,
Jorge Jesus
faites en sorte que le dernier chapitre
ne soit pas celui de la colère.
Mais celui des obrigados.
Parce que cette grande histoire
Ne peut pas finir comme ça
Elle méritent une belle FIN.