26/08/2026
Quand recycler ne suffit plus
Nous vivons un moment de l’histoire où l’humain a appris à transformer la matière avec une puissance inédite.
Il a créé des assemblages que la nature n’avait jamais connus, des liaisons chimiques que les enzymes ne savent pas défaire, des molécules qui n’ont jamais existé dans les cycles du vivant.
Et parce que ces matières sont devenues omniprésentes, nous avons cherché à leur donner une deuxième vie en les réemployant, en les recyclant etc.
On les transformons en nouveaux objets.
Cette intention est louable car elle témoigne d’une volonté de ne pas gaspiller, de ne pas jeter mais elle repose sur une croyance qui mérite d’être interrogée : celle qu’une matière qui ne peut pas retourner au cycle finira par devenir vertueuse si on la prolonge suffisamment.
Or, une matière qui se fragmente mais ne se décompose pas reste une matière qui se fragmente.
En prolongeant leur vie, on ne change pas leur nature.
On prolonge seulement le fait qu’elles se disperseront en microparticules à notre contact, proche de nos corps.
Ce n’est pas une circularité, c’est un tourniquet.
Alors que faire ?
Peut-être que le réveil sonne ⏰
Et qu’il est enfin temps de poser une question simple et fondamentale : une matière a-t-elle la capacité de retourner dans le continuum de la vie sur Terre ?
Vous le savez peut être depuis des millions d’années les atomes et les molécules de cette planète s’assemblent et se désassemblent à des échelles et des temporalités distinctes.
Ce phénomène s’appelle continuum de la vie sur Terre 🌀
C’est la vie qui se nourrit de la mort.
C’est l’entropie et la syntropie qui dansent.
C’est la création et le compost qui se répondent.
Etc etc
Si la réponse est « non », si une matière ne peut pas retourner à le continuum de la vie sur Terre, que pensez-vous de se questionner sur la nécessité de mettre au monde ces matières ?
🙌 dites moi ce que vous en pensez ⏰
Hélène
😘