15/01/2026
Selon le récit rapporté par Radio Balafon, tout commence dans un débit de boisson à Ngoa-Ékellé. L’accusé affirme que le père du petit Mathis lui aurait offert une bière avant de l’humilier en le traitant de « mendiant de bière ». Cette étincelle provoque une violente altercation.
L’accusé soutient avoir subi une agression physique à l’entrée des toilettes du bar, mentionnant des coups de bouteilles et de couteau de table. Blessé et « animé par la colère », il quitte les lieux pour s’armer. Dagobert Nwafo explique avoir ensuite suivi son adversaire, Paulin Ouandji, jusqu’à son domicile. « En raison de mes blessures et de mon état de confusion, je n’aurais distingué que des voix à l’intérieur du salon. J’ai alors porté des coups sans identifier précisément les personnes présentes, jusqu’à ce que l’intervention des voisins me fasse comprendre qu’un enfant avait été touché », a-t-il déclaré à la barre.
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Face à l’horreur des faits, l’accusé s’est effondré en larmes, provoquant une suspension de séance. Cette fragilité apparente n’a pas infléchi la position du ministère public. Se fondant sur l’article 374 du Code pénal, l’accusation maintient la thèse de l’assassinat. « Les éléments présentés devant la cour établissent clairement un homicide volontaire commis avec préméditation », a martelé le procureur. Le magistrat rappelle que l’accusé s’est rendu au domicile de la victime muni d’un long couteau pour « semer la terreur et arracher la vie à cet enfant innocent et plein de vie ».