Genre et Conflits Armés

Genre et Conflits Armés C'est la version en langue française de la page in War.

Cette page présente des articles sur tous les aspects du genre et conflits armés, sociaux, culturels, ou sanitaires (dont le coronavirus) d'un point de vue engagé et féministe.

Depuis une semaine, les yeux des régulateurs européens scrutent tous Grok, l’assistant d’intelligence artificielle d’Elo...
10/01/2026

Depuis une semaine, les yeux des régulateurs européens scrutent tous Grok, l’assistant d’intelligence artificielle d’Elon Musk. Ce dernier a été épinglé à maintes reprises pour avoir généré, à la demande d’utilisateurs, de nombreuses images de femmes et de mineurs dénudés à leur insu, ainsi que de fausses vidéos sexuelles d’enfants. En réponse, Grok a annoncé ce vendredi 9 janvier avoir trouvé la solution au problème… limiter la fonctionnalité à ses utilisateurs payants. Sollicité par des internautes à ce sujet sur X, l’assistant virtuel a précisé de manière laconique que «la génération et l’édition d’images sont actuellement réservées aux abonnés payants». Avant d’ajouter : «Vous pouvez vous abonner pour débloquer ces fonctionnalités.»

Très attendue, la réaction de X est bien loin d’avoir satisfait les autorités européennes, qui menaçaient la plateforme du milliardaire de sanctions. A Bruxelles, la Commission a «pris note des dernières modifications» mais les a jugées insuffisantes. «Abonnement payant ou non, cela ne change pas notre problème de fond : nous ne voulons pas voir de telles images, c’est aussi simple que cela», a tranché Thomas Régnier. Le porte-parole de l’exécutif européen pour les Affaires numériques a répété la demande de l’UE à l’égard des plateformes : «Veiller à ce que leur conception, que leurs systèmes n’autorisent pas la génération d’un tel contenu illégal.»

Le mécontentement est plus fort encore au Royaume-Uni. Outre-Manche, la restriction mise en place par la plateforme d’Elon Musk a été qualifiée d’«insultante pour les victimes de misogynie et de violences sexuelles» par un porte-parole du gouvernement. Cette mesure «transforme simplement une fonctionnalité qui permet la création d’images illégales en un service premium», a-t-il fustigé.

Une réaction qui tranche avec celle de la France. «L’action de la France et de l’Europe paye : X restreint l’utilisation de Grok», s’est félicité Roland Lescure, sur le réseau social Bluesky. Le ministre de l’Economie a pris acte d’un «premier pas», affirmant que «la lutte contre les dérives de l’IA [devait] se poursuivre». Avant de rappeler tout de même que la France avait «saisi la justice et continuera d’exiger des plateformes qu’elles respectent nos lois si elles veulent profiter de notre marché».
Service toujours accessible sur un site séparé

Depuis le début du mois de janvier, la pression des régulateurs s’est accentuée à l’encontre de X en réponse aux images à caractère sexuel générées par Grok. Après l’amende de 120 millions d’euros infligée en décembre par l’UE au réseau social pour infraction du règlement sur les services numériques, la Commission européenne a annoncé jeudi avoir imposé à X une mesure conservatoire. Cette «ordonnance de conservation» oblige la plateforme à «conserver tous ses documents internes relatifs à Grok, et ce jusqu’à la fin 2026». Une telle disposition vise à assurer que les services de l’institution, qui continuent d’enquêter sur la plateforme d’Elon Musk, pourront accéder si besoin à ces documents.

Jeudi 8 janvier, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a quant à lui évoqué la possibilité d’interdire X sur le territoire. Et plus tôt dans la semaine, le gouvernement britannique avait appelé X à trouver «de toute urgence» une solution pour éviter la prolifération de fausses images de femmes et de mineurs dénudés générées par Grok. «Ce que nous avons vu en ligne ces derniers jours est absolument révoltant et inacceptable dans une société digne de ce nom», a déclaré mardi Liz Kendall, la ministre en charge des Technologies.

Vie privée

Grok, l’IA d’Elon Musk, déshabille des femmes à la demande sur X

L’abonnement premium nécessite d’avoir 18 ans et de fournir ses informations personnelles et bancaires, permettant une identification sûre et rapide des utilisateurs en cas de manquement aux conditions d’utilisation de la plateforme. Mais il permet aussi aux comptes disposant de plus de 500 abonnés actifs de monétiser leurs contenus, si elles remplissent certaines conditions, dont un nombre minimum de 5 millions de vues au cours des trois derniers mois. Ou comment les abonnés payants pourraient tirer des profits économiques de l’engagement suscité par les photos dénudées générées sans le consentement de leur sujet.

D’après le Guardian, les utilisateurs non abonnés conservent toutefois la possibilité de générer des images à caractère sexuel sur le site de Grok qui, contrairement au compte X de l’outil IA, ne publie pas automatiquement les contenus demandés par ses interlocuteurs.
6 700 photos dénudées ou sexuellement suggestives par jour

Les images générées par Grok avaient déjà fait l’objet de polémiques à l’été 2024, lorsque des utilisateurs avaient demandé à l’outil de déshabiller des célébrités, puis en 2025, avec le lancement d’un mode «spicy», qui permettait la création de contenus érotiques et pornographiques incluant de vraies personnes. Puis, il y a eu une période d’accalmie, pendant laquelle Grok refusait de représenter les personnes ciblées en maillot de bain. Avant une explosion des contenus à la fin de l’année 2025, où les internautes ont pu constater un relâchement des garde-fous de l’outil.

Jeudi 8 janvier, l’IA est allée jusqu’à déshabiller Renee Nicole Good, la mère de famille tuée par un agent de l’ICE à Minneapolis mercredi, à partir d’une photo de son corps ensanglanté, la tête sur le volant de sa voiture après le tir qui l’a tuée. Le tout sur demande d’un utilisateur payant de la plateforme, ce qui a beaucoup fait rire ses abonnés. Si le post de Grok a depuis été supprimé, la réponse de l’intelligence artificielle à l’utilisateur de X fait froid dans le dos : «Ravi que cela vous plaise ! Quels autres problèmes vestimentaires puis-je résoudre pour vous ?»
génère des images à caractère sexuel sans consentement

Des travaux récents ont révélé l’ampleur des dégâts. Selon une étude menée sur une période de vingt-quatre heures, du 5 au 6 janvier, par Genevieve Oh, analyste américaine spécialiste des deepfakes, 6 700 photos à caractère sexuel ou déshabillant leurs sujets sont générées chaque heure. Soit 84 fois plus que les cinq principaux sites de créations de deepfakes combinés sur la même période, souligne l’experte. Nana Nwachukwu, doctorante au AI Accountability Lab du Dublin Trinity College, a quant à elle passé au crible 500 requêtes formulées à Grok. Et le résultat est sans appel : trois quarts des tweets demandaient au robot de retirer ou de remplacer – par des tenues moins couvrantes – les vêtements de femmes ou de mineurs. Pour la chercheuse, interrogée par le Guardian, Elon Musk fait un «doigt d’honneur à tous ceux lui ayant demandé de modérer la plateforme».

Sous le feu des critiques après avoir permis de générer de fausses images de femmes et de mineurs à caractère sexuel, la plateforme a annoncé ce vendredi que la génération automatique d’image serait désormais réservées aux membres payants.

Alors qu’une nouvelle vague de contestations secoue le pays et a fait au moins 51 morts, dont neuf enfants de moins de 1...
10/01/2026

Alors qu’une nouvelle vague de contestations secoue le pays et a fait au moins 51 morts, dont neuf enfants de moins de 18 ans, selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti que l’Iran ne « reculerait pas » devant les manifestants, qualifiés de « saboteurs » et de « vandales », dans un discours diffusé vendredi 9 janvier par la télévision d’Etat.
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De son côté, le fils de l’ancien chah d’Iran et figure de l’opposition en exil a demandé à Donald Trump d’intervenir sans tarder dans la république islamique. « Monsieur le président, ceci est un appel urgent et immédiat réclamant votre attention, votre soutien et votre action », a écrit Reza Pahlavi sur les réseaux sociaux. « Veuillez vous tenir prêt à intervenir pour aider le peuple iranien. »

Jeudi soir, les Iraniens étaient descendus en nombre dans la rue pour défier le pouvoir d’Ali Khamenei, qui dirige la République islamique depuis 1989. Des images montrent des foules qui manifestent sur plusieurs avenues de Téhéran, scandant : « Mort au dictateur ! » Cette mobilisation résulte en partie de l’appel à manifester lancé par Reza Pahlavi, fils exilé du dernier chah d’Iran, dans une vidéo publiée le 6 janvier. Il invitait les Iraniens à scander des slogans contre le régime, précisant : « Où que vous soyez, dans la rue ou même de vos maisons. »

D’autres vidéos montrent d’importantes manifestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Tabriz (Nord), dans la ville sainte de Machhad (Est) ainsi que dans l’ouest du pays à majorité kurde, notamment autour de la grande ville de Kermanshah. La connexion Internet, coupée jeudi dans tout le pays, « une tentative d’étouffer la vague de contestation », demeurait inaccessible vendredi, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

Le chef de la diplomatie iranienne a accusé vendredi les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans ce mouvement de contestation : « C’est ce qu’ont affirmé les Américains et les Israéliens, à savoir qu’ils interviennent directement dans les manifestations en Iran », a déclaré le ministre Abbas Araghtchi, en visite au Liban. « Ils essaient de transformer les manifestations pacifiques en actions clivantes et violentes », a affirmé le ministre, tout en jugeant « peu probable » la possibilité d’une intervention militaire contre l’Iran.
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S’exprimant devant ses partisans, Ali Khamenei a déclaré que les mains de Donald Trump étaient « tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens », dans une référence apparente à la guerre de douze jours déclenchée en juin par Israël, à laquelle les Etats-Unis s’étaient associés. Il a également prédit que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé », à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la révolution islamique de 1979.
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Appel à la « retenue »

Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles qui avaient eu lieu après la mort, en 2022, de Mahsa Amini, arrêtée pour port du voile non réglementaire. Des organisations de défense des droits humains ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des protestataires, faisant des dizaines de morts depuis le début de la contestation, initialement contre la vie chère, à la fin de décembre.

Vendredi, le haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé dans un communiqué une enquête « rapide » et « indépendante » relative à ces violences, exigeant le respect du droit de manifester pacifiquement « inscrit dans le droit international ».

Il s’est également inquiété de la coupure d’Internet dans le pays. « De telles actions sapent la liberté d’expression et l’accès à l’information, et affectent le travail de ceux qui documentent les violations des droits humains, ainsi que l’accès aux services essentiels et d’urgence », a-t-il insisté.

De leur côté, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont condamné « fermement » « le meurtre de manifestants » et les « violences » commises par les forces de sécurité en Iran, dans une déclaration commune où les trois dirigeants appellent les autorités iraniennes à la « retenue ». « Nous sommes profondément préoccupés par les informations faisant état de violences commises par les forces de sécurité iraniennes et condamnons fermement le meurtre de manifestants », ont écrit les dirigeants français, britannique et allemand, exhortant les autorités iraniennes à « s’abstenir de toute violence et à respecter les droits fondamentaux des citoyens iraniens ».

Le haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé vendredi une enquête « rapide » et « indépendante » après les morts lors des manifestations qui secouent le pays depuis plusieurs jours.

En bombardant Caracas et des provinces environnantes dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier, et en capturant le p...
10/01/2026

En bombardant Caracas et des provinces environnantes dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier, et en capturant le président vénézuélien, Donald Trump a confirmé son mépris pour toutes les règles du droit international et pour le principe même d’État de droit.

Un policier américain de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police fédérale de l’immigration, a abattu une ...
07/01/2026

Un policier américain de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police fédérale de l’immigration, a abattu une femme au volant de son véhicule lors d’une opération à Minneapolis, dans le nord du pays, mercredi 7 janvier, a annoncé le ministère de la sécurité intérieure américain, qui évoque un « acte de terrorisme intérieur ».
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Alors que des agents de l’ICE menaient « des opérations ciblées à Minneapolis, des émeutiers ont commencé à bloquer les agents et l’une de ces émeutières violentes a transformé son véhicule en arme, tentant de renverser nos forces de l’ordre dans l’intention de les tuer – un acte de terrorisme intérieur », écrit le ministère dans un communiqué diffusé sur X. « Un agent de l’ICE, craignant pour sa vie, pour celle de ses collègues et pour la sécurité du public, a tiré en état de légitime défense », poursuit le ministère. Il a touché la femme, qui est morte des suites de ses blessures.

Donald Trump a également jugé, dans la soirée, que l’agent de l’ICE « sembl[ait] avoir tiré en légitime défense » après que celle-ci a, selon lui, tenté de « l’écraser violemment » et « volontairement ». « Cette situation est examinée, dans son intégralité, mais la raison pour laquelle ces incidents surviennent est que la gauche radicale menace, agresse et cible quotidiennement les forces de l’ordre et les agents de la police de l’immigration », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

De son côté, le gouverneur du Minnesota, le démocrate Tim Walz, a qualifié de « propagande » la justification du gouvernement américain. « L’Etat [du Minnesota] veillera à ce qu’une enquête complète, équitable et rapide soit menée afin de garantir que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue », a-t-il dit sur X, se basant notamment sur des images vidéo contredisant selon lui le gouvernement.

Dans une vidéo circulant sur Bluesky, que ni l’Agence France-Presse ni Le Monde n’ont authentifiée, on voit des agents des forces de l’ordre se diriger vers un SUV en train de manœuvrer. Puis le véhicule semble commencer à s’éloigner, lorsque retentissent aussitôt des coups de feu. La voiture va alors percuter une autre, garée quelques mètres plus loin.
« Nous exigeons le départ immédiat de l’ICE »

Dans une autre vidéo, prise sous un angle différent, on voit un policier qui tente d’ouvrir la portière du côté de la conductrice. La voiture fait marche arrière puis repart vers l’avant. Un autre policier placé devant le véhicule ouvre alors le feu.
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« Ils essaient déjà de faire passer ça pour un acte de légitime défense. Ayant vu la vidéo moi-même, je tiens à dire à tout le monde sans détour que ce sont des conneries », a déclaré le maire de Minneapolis, le démocrate Jacob Frey, qui a exigé des agents de l’ICE qu’ils quittent la ville « immédiatement ». « La présence d’agents fédéraux de l’immigration sème le chaos dans notre ville », a-t-il dit. « Nous exigeons le départ immédiat de l’ICE. Nous sommes pleinement solidaires de nos communautés d’immigrants et de réfugiés », a-t-il également déclaré, selon des propos rapportés par Bloomberg et l’agence Associated Press (AP).

Le gouverneur du Minnesota, l’ancien candidat démocrate à la vice-présidence Tim Walz, a également affirmé avoir vu la vidéo et appelle à « ne pas croire cette machine à propagande », à savoir le ministère de la sécurité intérieure américain. « L’Etat du Minnesota veillera à ce qu’une enquête complète, équitable et rapide soit menée afin de garantir la responsabilité et la justice », a-t-il assuré, sur X.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Suis-je le prochain ? » : à Los Angeles, ville ciblée par les raids d’ICE, une exposition invite à s’interroger

Selon AP, après la fusillade, une foule importante de manifestants s’est rassemblée sur les lieux pour exprimer sa colère envers les agents locaux et fédéraux présents. Ils ont hué et sifflé les policiers présents. « Honte ! Honte ! Honte ! », ont-ils scandé, ainsi que « ICE hors du Minnesota ».

Il s’agit de la cinquième personne tuée lors d’opérations anti-immigration depuis 2024, et cette fusillade « constitue une escalade dramatique dans la dernière d’une série d’opérations de contrôle de l’immigration menées dans les grandes villes américaines sous l’administration Trump », souligne AP.

Alors que Donald Trump parle de « légitime défense » et que le ministère de la sécurité intérieure évoque un « acte de terrorisme intérieur », le gouverneur démocrate du Minnesota a qualifié de « propagande » la justification du gouvernement américain.

« La mise en place d’un écosystème favorable à une meilleure gestion de la santé menstruelle des femmes est une étape im...
07/01/2026

« La mise en place d’un écosystème favorable à une meilleure gestion de la santé menstruelle des femmes est une étape importante vers l’égalité en matière de santé. Non seulement l’État, mais aussi les employeurs doivent assumer la responsabilité morale de répondre de manière adéquate aux besoins des femmes en matière de santé menstruelle. »

En octobre 2025, le Karnataka est devenu l’un des rares États indiens (et pays au monde) à mettre en œuvre une politique de congé menstruel [1].

Le gouvernement de l’État a expliqué sa décision comme une mesure visant à améliorer la santé des femmes en s’attaquant aux déterminants sociaux tels que les lieux de travail sensibles au genre. Cette mesure attire l’attention nécessaire sur un processus naturel et biologique que les femmes éprouvent régulièrement, mais pour lequel elles sont victimes de discrimination et de stigmatisation, avec des conséquences sur leur santé, leur santé mentale et leur bien-être.

Les tabous socioculturels entourant les menstruations limitent l’accès des filles et des femmes à la nutrition, aux soins de santé, aux produits d’hygiène menstruelle, à la mobilité et aux loisirs.

« La mise en place d’un écosystème favorable à une meilleure gestion de la santé menstruelle des femmes est une étape importante vers l’égalité en matière de santé. Non seulement l&rsqu…

Même à l’ère Trump, la scène a de quoi surprendre aux Etats-Unis, où le premier amendement de la Constitution garantit l...
07/01/2026

Même à l’ère Trump, la scène a de quoi surprendre aux Etats-Unis, où le premier amendement de la Constitution garantit la liberté d’expression et de manifestation. Dimanche 4 janvier, juste après une interview accordée à la chaîne de télévision locale 13 On Your Side, Jessica Plichta, organisatrice d’une manifestation à Grand Rapids (Michigan) contre l’intervention militaire américaine au Venezuela, est interpellée par la police. La jeune femme vient de déclarer vouloir «mettre fin à toutes les guerres menées par les Etats-Unis» lorsque deux policiers débranchent son micro, lui passent les menottes et l’embarquent. L’arrestation est filmée par la caméra de la chaîne qui tourne encore.
«Obstruction de la voie publique»

Pendant l’interpellation, un journaliste de la chaîne demande des explications aux agents. Ils lui répondent que la jeune femme de 22 ans est arrêtée pour «obstruction de la voie publique» et «refus d’obéir à un ordre légal d’un policier». Les images de la manifestation organisée par Plichta, filmées par 13 On Your Side, montrent un groupe de manifestants en train de marcher dans les rues commerçantes, enneigées, du centre de cette ville de près de 200 000 habitants. Les participants sont équipés de drapeaux aux couleurs du Venezuela ou du mouvement antifa, et de pancartes portant les inscriptions «Pas de guerre au Venezuela», «Pas de sang pour du pétrole» ou encore «Stop à la guerre de Trump». Le cortège est accompagné d’au moins deux véhicules de police.

L’arrestation de la jeune femme a dépassé le cadre des actualités locales après sa diffusion sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et au droit de manifester contre la politique militaire de Donald Trump.

Face à la polémique, 13 On Your Side est revenue sur cette séquence, dans deux vidéos postées lundi 5 janvier sur YouTube. Dans le premier sujet, intitulé «Les manifestations de rue sont-elles illégales ? L’arrestation de l’organisatrice d’une manifestation à Grand Rapids soulève des questions», la chaîne examine le cadre légal de cette interpellation. Elle rappelle que «le code municipal de Grand Rapids et la législation de l’Etat [du Michigan] interdisent tous deux de bloquer une voie publique sans autorisation. Dans les deux cas, l’obstruction d’une voie publique peut souvent être considérée comme une infraction civile». Le refus d’obtempérer à un ordre d’un policier peut donner lieu à une accusation de délit mineur, explique la chaîne, qui indique que cette situation peut, selon les lois locales, conduire à une arrestation sans mandat.
«Manifester est un droit sacré dans ce pays»

Dans le second reportage, la chaîne a retrouvé Jessica Plichta après sa détention. Celle-ci raconte : après la séquence filmée par 13 On Your Side, les policiers «m’ont fouillée, ont pris mes affaires, puis m’ont mise dans la voiture sans attacher ma ceinture et m’ont conduite au bureau du shérif du comté de Kent, je crois, où j’ai été placée en détention». Elle précise avoir été libérée après trois heures de garde à vue, durant lesquelles elle a gardé le silence. Elle se dit «pas surprise, juste déçue» par l’action de la police. «Pourquoi Grand Rapids semble-t-elle être la seule ville du Michigan où manifester est illégal ?» interroge-t-elle, soutenant que «manifester est un droit sacré dans ce pays».

Interrogé par 13 On Your Side sur les raisons de l’arrestation, un porte-parole de la ville a rappelé les règles qui s’appliquent aux piétons marchant sur la chaussée, ainsi que la politique relative au non-respect d’un ordre légal. Un porte-parole de la police de Grand Rapids a indiqué à la chaîne que les manifestants avaient ignoré plus de 25 annonces, diffusées par haut-parleur depuis un véhicule de police leur demandant de quitter la route. Selon un communiqué des forces de l’ordre locales lu à l’antenne, «les policiers ont consulté leur sergent ainsi que le responsable de service, qui leur a indiqué que si les individus pouvaient être localisés, ils seraient passibles d’arrestation. La femme adulte qui a été interpellée a été formellement identifiée par les agents et une arrestation légale a été effectuée».

Lundi 5 janvier, Jessica Plichta a déclaré à la chaîne qu’elle attendait toujours la notification officielle des charges retenues contre elle. Selon 13 On Your Side, le refus d’obéir à un ordre de police pourrait lui valoir 90 jours de prison et /ou une amende de 500 dollars (420 euros), si elle est reconnue coupable.

A Grand Rapids, dans le Michigan, Jessica Plitcha, 22 ans, a été interpellée après une interview, où elle s’opposait à l'opération de Trump au Venezuela. La police invoque l’obstruction de la voie publique.

04/01/2026

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Nous pouvons remballer nos vœux de bonne année : 2026 ne s’annonce pas plus paisible que 2025. La capture du président du Venezuela par les forces spéciales américaines, dans la nuit du 2 au 3 janvier, à l’issue d’une opération militaire digne d’un film à grand spectacle est aussi, et peut-être même d’abord, un message envoyé au monde : tout chef d’Etat situé dans la sphère d’influence américaine, qui ne pliera pas devant les Etats-Unis, doit désormais se sentir menacé, peu importe les règles du droit international, a fortiori si son sol et ses côtes renferment des richesses. «Nous n’accepterons plus à la tête du Venezuela quelqu’un qui ne pense pas comme nous», a clamé samedi Donald Trump en détaillant les motifs et les objectifs du raid américain sur ce pays qui renferme les réserves de pétrole les plus importantes au monde, précisant que les Etats-Unis allaient diriger le Venezuela jusqu’à ce qu’ils puissent «procéder à une transition sûre». Et surtout qu’ils allaient «vendre beaucoup de pétrole».

«Nous allons tirer une grande richesse de ce sol, qui va revenir aux Vénézuéliens et à nous en guise de remboursement pour tout ce que nous avons fait», a déclaré le président américain en précisant que les compagnies pétrolières américaines allaient très rapidement s’implanter sur place. La paix et le business par la force, tel est le mantra de Donald Trump, et d’ailleurs son secrétaire à la défense, Pete Hegseth, l’a cyniquement formulé lors de la conférence de presse organisée à Mar-a-Lago, en Floride : «Dorénavant, ce sera la paix par la force, bienvenue en 2026 !»
Le canal de Panama, le Groenland et l’Iran, prochaines cibles?

Nicolás Maduro était un autocrate de la pire espèce, qui avait le plus profond mépris pour la démocratie et maintenait son peuple dans la terreur, nous n’allons certainement pas pleurer sur son sort. Mais son kidnapping, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, fait franchir à la planète une nouvelle étape. Celle-ci est devenue pour Donald Trump un jeu de Monopoly géant sur lequel il avance ses pions au gré des opportunités, les yeux rivés sur la banque, obsédé à l’idée de marquer des points sur son principal rival, la Chine (grand partenaire de Maduro). La réussite de son opération vénézuélienne risque d’achever de le désinhiber et l’on peut redouter que cela lui donne des ailes pour concrétiser ses fanfaronnades sur le canal de Panama, Cuba ou le Groenland.

Les mollahs peuvent également trembler à Téhéran, autre immense réserve pétrolière mondiale. Le président américain ayant menacé ces derniers jours de frapper à nouveau le pays si ses dirigeants continuaient à terroriser la population. On a vu lors de la «guerre des douze jours» entre Israël et l’Iran en juin 2025, que les Américains n’avaient pas hésité à joindre leurs forces à celles de Tel Aviv contre les sites nucléaires iraniens. Et beaucoup prédisent qu’une nouvelle opération israélo-américaine pourrait intervenir en ce début d’année sur Téhéran.

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Venezuela : Donald Trump se pose en gendarme mais il n’est qu’un vorace pyromane

Le Moyen-Orient, où il dispose d’un allié de taille avec Israël, fait partie de ces régions sur lesquelles Donald Trump a des visées qui ne s’embarrassent pas des contraintes du droit international. Le fameux «comité pour la paix» censé superviser un hypothétique gouvernement transitoire à Gaza n’est au fond pas très éloigné de ce que le président américain envisage à Caracas. Le but, à terme, est de faire du business avec les riches puissances pétrolières environnantes. Au mépris du sort des Palestiniens.
L’Europe en danger

Le problème, c’est que si le président de la première puissance mondiale se conduit de la sorte, pourquoi alors Vladimir Poutine ne poursuivrait-il pas son offensive sur les pays baltes ou la Moldavie ? Pourquoi Xi Jinping ne mettrait-il pas à exécution sa menace de mettre la main sur Taiwan ? Qui va brandir les règles du droit international ? On l’a dit et redit, ce premier quart de siècle s’est achevé sur la fin de l’ordre mondial hérité de la Seconde Guerre mondiale. La nouvelle Stratégie de sécurité nationale américaine, publiée en décembre dernier, le disait clairement, Donald Trump vient d’en faire la démonstration éclatante. La morale et le droit n’ont plus aucune valeur.

Cela signifie que l’Europe, qui concentre tout ce que Donald Trump et ses affidés exècrent (la démocratie, la diversité, la liberté) est en danger et il n’est pas sûr qu’elle en prenne vraiment la mesure. Le milliardaire américain va tout faire pour pousser les partis d’extrême droite à prendre le pouvoir à Paris, Londres et Berlin afin de transformer ces pays en vassaux de l’Amérique. Son vice-président, JD Vance, l’avait annoncé peu après son entrée en fonction mais ils n’étaient pas nombreux à le prendre alors au sérieux.

Les réactions, ce week-end, du président français et du chancelier allemand, qui se sont contentés de saluer la chute de Maduro sans un mot de critique pour le coup de force américain, sans compter celle du chef du gouvernement britannique qui a voulu préciser que son pays n’y avait pas participé, sont à cet égard sidérantes et très préoccupantes. Heureusement que l’Espagne était là pour sauver l’honneur et dénoncer une intervention qui «pousse la région vers un horizon d’incertitude et de bellicisme». Et ce n’est sans doute pas un hasard si la seule personne d’importance en Europe à avoir félicité Trump est… Giorgia Meloni, présidente d’extrême droite du Conseil italien.

Première femme à diriger le Bangladesh, Khaleda Zia, est morte, mardi 30 décembre, à l’âge de 80 ans, a annoncé sa forma...
30/12/2025

Première femme à diriger le Bangladesh, Khaleda Zia, est morte, mardi 30 décembre, à l’âge de 80 ans, a annoncé sa formation politique, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). « La présidente du BNP et ancienne première ministre, la dirigeante nationale Khaleda Zia, est décédée aujourd’hui à 6 heures du matin [1 heure à Paris], juste après la prière de Fajr », a déclaré, dans un communiqué, le mouvement qu’elle dirigeait depuis 1984. Incontournable figure de la vie politique du Bangladesh pendant quarante ans, elle a été trois fois première ministre : de 1991 à 1996, puis trois mois en 1996 et enfin de 2001 à 2006.

Malgré sa santé déclinante, Khaleda Zia avait annoncé qu’elle mènerait la campagne du BNP pour les élections législatives prévues au début de février 2026, et qu’elle briguerait encore une fois un siège au Parlement.

Après dix-sept ans d’exil volontaire au Royaume-Uni, son fils, Tarique Rahman, président par intérim du BNP, est rentré au Bangladesh le 25 décembre pour mener campagne pour leur parti. Il est pressenti candidat au poste de premier ministre en cas de victoire du BNP. Le journal bangladais Prothom Alo a rapporté que M. Rahman était présent au chevet de sa mère, avec d’autres membres de sa famille.

Gravement malade, Khaleda Zia avait été admise à la fin de novembre dans le service de soins intensifs d’un établissement privé de la capitale, Dacca, pour une infection pulmonaire. Plusieurs personnalités bangladaises de haut rang, comme le chef du gouvernement provisoire et Prix Nobel de la paix (2006) Muhammad Yunus, ou encore le chef de l’armée, s’étaient rendus à son chevet. « C’est une perte irréparable pour la nation », a regretté, devant la presse, Ruhul Kabir Rizvi, un cadre du BNP, la voix tremblante. « Son leadership inflexible a plusieurs fois libéré la nation de conditions antidémocratiques et inspiré le peuple à viser la liberté », a salué Muhammad Yunus, dans un communiqué.

Malgré une santé déclinante, celle qui fut trois fois cheffe du gouvernement avait annoncé qu’elle mènerait la campagne de son parti pour les élections législatives prévues en février 2026.

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