14/01/2026
Aujourd'hui est un de ces jours qu'on garde précieusement dans son cœur… même s'il y a une petite pointe de tristesse.
Mes deux filles ont obtenu leur diplôme. J'ai encore du mal à y croire quand je le dis à voix haute, car pendant longtemps, ce rêve semblait inaccessible pour quelqu'un d'où nous venons. Notre vie a toujours été simple. Se lever tôt, se battre pour le strict nécessaire, faire mille calculs mentaux, choisir entre « le présent » et « l'avenir » — et presque toujours miser sur leur avenir.
Il y a eu des jours où nous manquions d'énergie. Des jours où nous manquions d'argent. Des jours où nous manquions même de soutien. Mais savez-vous ce qui n'a jamais manqué ? Leur volonté… et ma foi maternelle, cette obstination silencieuse qui me dit : « Tout finira par s'arranger. »
Le jour de la remise des diplômes, je me suis préparée du mieux que j'ai pu. Je me suis regardée dans le miroir et j'ai vu une femme fatiguée, mais avec une fierté immense. Elles étaient magnifiques, dans leurs toges, souriantes… tenant leurs diplômes comme le fruit d'une victoire chèrement acquise. Je voulais qu'elles reçoivent des câlins, des mots gentils, des félicitations… Je voulais qu'elles soient entourées de cette foule que tant d'autres connaissent.
Mais quand nous sommes arrivés… il n'y avait presque personne.
Et j'ai eu la gorge serrée. Non pas par honte. Non pas par tristesse face à cette réussite – car elle est immense. C'était parce que j'ai réalisé combien, parfois, le monde est distrait par les difficultés de ceux qui viennent de la campagne, des régions rurales, qui n'ont pas de « nom », pas de « nom de famille connu », pas de « personnes importantes » à proximité.
Malgré tout, elles ont souri. Et j'ai souri aussi. Parce que je connais le chemin que nous avons parcouru. Je connais le prix que nous avons payé. Je sais combien elles le méritent.
Si vous avez lu jusqu'ici, je voulais juste vous demander une chose toute simple : laissez un message de félicitations à mes filles. Une phrase, une bénédiction, un mot gentil… un peu d'affection.
Car il y a des gens qui n'ont pas de public, mais qui ont une histoire.
Et aujourd'hui, notre histoire a triomphé. 🥺❤️🙏