04/01/2026
LE DROIT INTERNATIONAL, UN VRAI CHIFFON DE PAPIER! Je l'ai souvent écrit et répété : le monde n'est qu'une jungle où les loups dévorent les agneaux. Le droit international n'est qu'un chiffon de papier que l'on agite sous le nez des plus faibles pour obtenir leur soumission. La preuve la plus éclatante vient d'en être administrée par les États-Unis qui, sans mandat de l'ONU ni même de leur propre parlement, ont envahi un pays souverain (le Vénézuéla) pour en capturer le président et le transférer sur le sol américain comme un vulgaire colis de cacahuètes.
Pire : aucune des puissances occidentales, si promptes à donner des leçons de légalité, n'a condamné cette agression.
Le prétexte selon lequel le président vénézuélien serait un narcotrafiquant n'est que de la poudre aux yeux: en réalité, le tout-puissant Oncle Sam veut mettre la main sur les richesses pétrolières du Vénézuéla et, chemin faisant, terroriser le reste de l'Amérique latine et centrale en vue de le maintenir sous le joug américain. Une prochaine cible pourrait bien être la Colombie ou Cuba.
L'exemple américain, précédé de celui de la Russie qui, sans droit, a envahi l'Ukraine, ouvre la voie à la Chine, laquelle pourrait, à bref délai, envahir Taïwan qu'elle a toujours considéré comme une de ses provinces. Et je ne serais point surpris que la France, à son tour, envahisse, dans la foulée, un pays africain...
En vérité, le monde semble retourner à l'époque où de grandes puissances en quête de marchés ont institué l'esclavage et la colonisation. À preuve, Donald Trump annonce que son pays va gouverner le Vénézuéla jusqu'à la mise en place d'un nouveau régime qui, bien entendu, sera une marionnette de Washington. Si ce n'est pas là de la colonisation, cela y ressemble comme deux gouttes d'eau! Puisque l'ONU n'a plus la force ni la crédibilité nécessaires pour faire régner le droit et la paix, tout pays militairement faible risque désormais sa survie. Seul a véritablement raison le leader nord-coréen Kim Jong Un, qui a bâti un arsenal nucléaire colossal et attend la première provocation pour dévaster la Terre entière.
Oumar Konaré