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10/01/2026
Visas américains : cinq nouveaux pays africains soumis à des restrictions renforcéesLe département d’État américain a él...
09/01/2026

Visas américains : cinq nouveaux pays africains soumis à des restrictions renforcées

Le département d’État américain a élargi sa politique de restrictions de visas pour le continent africain. Depuis le 1er janvier, le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie figurent sur la liste dite « orange », qui impose des conditions strictes aux détenteurs de passeports de ces pays. Avec cette décision, vingt pays africains sont désormais soumis à des limitations d’accès aux États-Unis, dont douze sur une liste « rouge » où l’entrée est suspendue sauf dérogation exceptionnelle.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une politique de sécurité d’État renforcée visant à évaluer les risques potentiels d’entrée sur le territoire américain. Les restrictions exigent désormais que les candidats à un visa s’acquittent d’une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars, participent à des entretiens en personne avec les fonctionnaires américains et fournissent un historique détaillé de leurs activités sur les réseaux sociaux ainsi que de leurs déplacements passés. Le département d’État précise que l’objectif est de détecter « toute indication d’hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis et toute menace pour la sécurité intérieure ».

L’annonce, qui intervient via le site officiel du département d’État, succède aux précédentes communications du président Donald Trump, habituellement relayées par son réseau social Truth Social. Pour les douze pays figurant sur la liste rouge, les visas restent suspendus, sauf si le secrétaire d’État estime que le déplacement présente un intérêt stratégique ou professionnel pour les États-Unis.

Cette extension des restrictions souligne la volonté de Washington de contrôler de manière plus stricte l’accès à son territoire pour certains pays africains, et pourrait avoir un impact significatif sur les déplacements professionnels, humanitaires et privés vers les États-Unis.

Sierra Leone : 27 ans après Freetown, la société civile tire la sonnette d’alarme avant 2028Le 6 janvier 1999, la guerre...
09/01/2026

Sierra Leone : 27 ans après Freetown, la société civile tire la sonnette d’alarme avant 2028

Le 6 janvier 1999, la guerre civile frappait pour la première fois le cœur de la Sierra Leone. Vingt-sept ans plus t**d, alors que le pays se prépare à la présidentielle de 2028, ONG et chercheurs alertent sur un climat politique qu’ils jugent préoccupant, estimant que la mémoire du conflit doit guider la vigilance.

Pour Idrissa Mamoud Tarawallie, enseignant et responsable de la Sierra Leone au sein de l’International IDEA, cette date reste un tournant dans l’histoire récente. L’offensive menée sur Freetown par le RUF et l’AFRC avait plongé la capitale dans le chaos, avec quartiers privés d’électricité, maisons incendiées et civils pris au piège. Jusqu’alors relativement épargnée, Freetown avait brutalement découvert ce que signifiait la guerre civile : frapper le centre du pouvoir politique et économique du pays.

Aujourd’hui, la commémoration ne se limite pas au souvenir. À deux ans du scrutin présidentiel, l’ONG B-FOUND dénonce une montée des tensions dans l’espace public et appelle les responsables politiques à privilégier les solutions concrètes aux discours incendiaires. Solomon Sundu, directeur exécutif de l’organisation, insiste : « L’économie va mal, le leone se déprécie, et nos diplômés peinent à trouver leur place. Ce sont ces enjeux que les politiques doivent aborder, pas les menaces ou les provocations. »

Les fragilités du système politique s’ajoutent aux défis sociaux. Selon Tarawallie, les séquelles de l’élection de 2023 et les débats sur les réformes électorales pèsent encore sur le climat national. À cela s’ajoutent des rivalités internes dans les deux principaux partis : au SLPP, la succession du président Julius Maada Bio reste ouverte, tandis qu’au APC la compétition pour un retour au pouvoir alimente les tensions. « Si ces dynamiques ne sont pas bien gérées, elles risquent d’accentuer la polarisation », prévient-il.

La jeunesse constitue, pour le chercheur, le facteur le plus préoccupant. Le chômage massif, le manque de perspectives et la diffusion de la drogue de synthèse kush créent un terreau propice à la manipulation politique. Pour lui, cette combinaison représente un « cocktail explosif » que le pays ne peut ignorer.

Pour ONG et chercheurs, tirer les leçons du 6 janvier 1999 est essentiel. La mémoire de ce jour, où la guerre a touché la capitale, doit servir de rappel que frustrations sociales, rivalités politiques et discours incendiaires peuvent rapidement déstabiliser le pays. B-FOUND plaide pour un débat public apaisé et constructif, tandis que Tarawallie insiste sur la nécessité d’éviter toute répétition des conditions qui, par le passé, ont conduit au conflit.

Vingt-sept ans après l’embrasement de Freetown, le message est limpide : la paix se prépare dès aujourd’hui, avant même que la campagne pour 2028 ne commence.

CAN 2025 : Côte d’Ivoire-Burkina Faso, un derby de cousins à MarrakechMarrakech accueille ce mardi 6 janvier le dernier ...
09/01/2026

CAN 2025 : Côte d’Ivoire-Burkina Faso, un derby de cousins à Marrakech

Marrakech accueille ce mardi 6 janvier le dernier huitième de finale de la CAN 2025, opposant les Éléphants de Côte d’Ivoire aux Étalons du Burkina Faso. Plus qu’un simple match, cette rencontre s’annonce comme un véritable derby ouest-africain, entre deux pays voisins, liés par l’histoire, la culture et des communautés fortement imbriquées.

Le sélectionneur ivoirien Emerse Faé a résumé l’esprit du rendez-vous : « C’est un derby, tous les ingrédients sont réunis. L’état d’esprit et la motivation seront là automatiquement, des deux côtés. » Les termes « frères » ou « cousins » semblent appropriés pour qualifier cette confrontation, tant les échanges humains et sportifs traversent la frontière depuis des décennies.

Le lien entre les deux pays se mesure également sur le terrain. Près de trois millions de Burkinabè vivent officiellement en Côte d’Ivoire, selon le porte-parole du gouvernement ivoirien Amadou Coulibaly. Plusieurs joueurs portent ainsi le maillot d’une nation différente de celle de leur naissance. Mardi, trois Burkinabè sont nés en Côte d’Ivoire, tandis que du côté ivoirien, le gardien Alban Lafont est natif de Ouagadougou.

Pour Arsène Kouassi, défenseur burkinabè né à Cocody, la rencontre a une dimension personnelle forte : « J’ai de la famille et des amis en Côte d’Ivoire, mais mon choix est fait : je représente le Burkina. Je vais tout donner pour que mon pays soit fier, et je veux gagner ce match contre la Côte d’Ivoire. »

Brama Traoré, sélectionneur du Burkina Faso, insiste sur le respect mutuel tout en soulignant la rivalité sportive : « Il y aura de l’étincelle, mais nous resterons dans le cadre du football et du fair-play. Ce sont deux peuples qui se connaissent très bien. » Le coach des Étalons espère également transmettre un symbole : « Nous souhaitons que les Éléphants nous passent le témoin », tout en visant la victoire sur le champion d’Afrique en titre.

L’histoire récente ajoute une dimension supplémentaire à cette confrontation. La dernière victoire burkinabè face à la Côte d’Ivoire remonte au 19 novembre 2022, à Marrakech également, lors d’un match amical remporté 2-1 grâce à Dango Ouattara et Bertrand Traoré. Ibrahim Sangaré avait inscrit le but ivoirien. Les trois joueurs seront de nouveau alignés pour cette « cousinade » prévue à 19 heures TU.

Intervention américaine au Venezuela : quelles répercussions pour le conflit en Ukraine ?L’opération américaine au Venez...
09/01/2026

Intervention américaine au Venezuela : quelles répercussions pour le conflit en Ukraine ?

L’opération américaine au Venezuela et la capture spectaculaire de Nicolás Maduro soulèvent de nombreuses questions, notamment sur le respect du droit international, mais aussi sur les effets indirects de ce coup de force sur le conflit russo-ukrainien.

Moscou a rapidement réagi par la voix de son ministère des Affaires étrangères, qualifiant l’intervention de « profondément inquiétante et condamnable ». Le Venezuela figure parmi les alliés traditionnels de la Russie en Amérique latine. Sa perte constitue donc un revers politique et stratégique pour Moscou, privé d’un partenaire influent capable de peser sur les votes internationaux, comme ceux de l’Assemblée générale de l’ONU, ou de fournir un appui symbolique face à l’influence américaine. Selon Cyrille Bret, analyste à l’Institut Montaigne, « le Venezuela servait également de levier pour faire pression sur les États-Unis et renforcer la position russe dans une région où l’influence américaine reste dominante ».

Au-delà du politique, des liens économiques et militaires unissaient les deux pays. Le secteur pétrolier a été au cœur de la coopération russo-vénézuélienne, tandis que Caracas a acquis auprès de Moscou des avions de combat et du matériel de défense antiaérienne. Igor Delanoë, de l’Observatoire franco-russe, note cependant que les investissements russes restent limités, la Chine étant privilégiée pour le commerce et les infrastructures. Sur le plan énergétique, le contrôle vénézuélien du pétrole aurait permis à Moscou d’ajuster l’offre sur le marché mondial afin de soutenir ses revenus et l’effort de guerre en Ukraine. Cyrille Bret nuance toutefois : « L’intervention américaine au Venezuela n’est ni une catastrophe géopolitique, ni une catastrophe économique pour la Russie. »

Pour autant, certains observateurs estiment que l’opération américaine pourrait paradoxalement valider la logique russe des sphères d’influence. Le renversement de Maduro illustre, selon eux, un scénario que Vladimir Poutine aurait envisagé pour l’Ukraine en 2022 : remplacer un chef d’État et installer un gouvernement favorable à ses intérêts. Igor Delanoë explique : « Ce que viennent de faire les États-Unis s’inscrit dans une logique que les Russes comprennent parfaitement : un pré carré où Washington se considère légitime pour intervenir. Cette logique est similaire à celle que Moscou revendique dans l’espace post-soviétique. »

Face à cette situation, la Russie a choisi une condamnation mesurée, émanant du ministère des Affaires étrangères mais non du Kremlin, sans chercher à envenimer les relations bilatérales avec Washington. Moscou semble garder en tête ses intérêts dans le dossier ukrainien et le dialogue économique avec les États-Unis, tout en évaluant les conséquences de cette démonstration de force américaine sur le terrain international.

Crise au Venezuela : Pedro Sánchez se place au cœur du débat diplomatique face à WashingtonDans le sillage des frappes a...
09/01/2026

Crise au Venezuela : Pedro Sánchez se place au cœur du débat diplomatique face à Washington

Dans le sillage des frappes américaines sur Caracas et de l’arrestation de Nicolás Maduro, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est affirmé comme un acteur engagé de la scène internationale, en particulier dans la crise vénézuélienne. L’Espagne, qui accueille l’une des plus importantes diasporas vénézuéliennes d’Europe et entretient des liens historiques et économiques forts avec le pays sud‑américain, a réagi avec vigueur à l’opération militaire américaine. 

Dès les premières heures du mouvement, Sánchez a condamné l’intervention des États‑Unis, la qualifiant de violation du droit international et mettant en garde contre ses conséquences sur la stabilité régionale. Il a souligné que, bien que Madrid n’ait jamais reconnu la légitimité du régime de Maduro issu de l’élection contestée de 2024, l’Espagne ne pouvait soutenir une action étrangère qui enfreint les normes juridiques internationales et accroît les risques d’escalade. 

Plus qu’une simple réaction, le chef du gouvernement espagnol a fait de la crise vénézuélienne un enjeu diplomatique majeur pour son pays. Il a appelé à une désescalade immédiate des tensions et insisté sur la nécessité d’une transition politique juste, fondée sur le dialogue et le respect des droits humains. Madrid a proposé ses bons offices pour faciliter une médiation entre les différentes parties concernées, cherchant ainsi à promouvoir une solution négociée plutôt qu’un règlement par la force. 

Cette posture s’inscrit dans une volonté affichée de Sánchez de défendre un cadre international fondé sur le droit et la coopération, une ligne qui contraste avec la prudence affichée par certains de ses partenaires européens. Dans une déclaration commune, l’Espagne s’est jointe à plusieurs pays d’Amérique latine pour dénoncer l’intervention américaine unilatérale, en insistant sur le respect de la souveraineté nationale et des principes de la Charte des Nations unies. 

L’engagement de Madrid est également façonné par des considérations internes. La question vénézuélienne mobilise une partie importante de l’opinion publique espagnole, notamment au sein de la diaspora et parmi les proches de ceux qui ont quitté le pays ces dernières années. Sur le plan économique, de nombreux entrepreneurs et investisseurs espagnols restent étroitement liés au Venezuela, et Madrid veille à ce que ces intérêts soient pris en compte dans la résolution de la crise. 

Sur le plan politique domestique, la position affirmée de Pedro Sánchez face à Washington reflète également une stratégie pour rallier une base électorale attentive aux valeurs du droit international et de la coopération, alors que le gouvernement socialiste fait face à des défis internes. Cette diplomatie proactive face à la crise vénézuélienne illustre ainsi le rôle que l’Espagne cherche à jouer dans le concert des nations, au moment même où l’Amérique latine est secouée par des divisions et des tensions accrues après l’intervention américaine. 

Est de la RDC : l’accord de paix avec le Rwanda montre des signes de ralentissement, selon un baromètre indépendantUn mo...
09/01/2026

Est de la RDC : l’accord de paix avec le Rwanda montre des signes de ralentissement, selon un baromètre indépendant

Un mois après la signature des accords de paix entre Kinshasa et Kigali à Washington, sous l’égide de Donald Trump, la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo reste préoccupante. Les affrontements entre l’armée congolaise et le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, se poursuivent et soulignent le ret**d dans la mise en œuvre effective de l’accord.

Le baromètre des accords de paix en Afrique, initiative indépendante dédiée au suivi et à l’évaluation de ces textes, pointe une stagnation préoccupante. Selon le rapport publié pour décembre 2025, seulement 23,3 % des mesures prévues par l’accord de Washington ont été concrètement appliquées, un chiffre similaire à celui observé le mois précédent. Pour les experts, cette situation traduit une dynamique d’essoufflement qui pourrait fragiliser la crédibilité du processus.

« Les avancées restent fragiles, inégales et montrent un net ralentissement », explique Roger-Claude Liwanga, professeur de droit et spécialiste des négociations internationales à l’université Emory. Selon lui, la cérémonie de signature à Washington début décembre n’a pas suffi à impulser un nouvel élan dans l’application des engagements pris par les deux parties.

Le baromètre formule des recommandations claires : le gouvernement congolais doit accélérer les opérations contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda, ancien groupe rebelle hutu, et envisager un rôle accru de la Monusco, la force de maintien de la paix de l’ONU. De son côté, le Rwanda est invité à respecter le plan de désengagement et à lever les mesures de défense prévues par l’accord.

Sans ces actions concrètes, préviennent les analystes, l’accord de Washington risque de rester un simple texte politique dépourvu de portée réelle sur le terrain, laissant la population de l’est de la RDC exposée à une escalade de la violence et à une instabilité persistante.

Iran : au dixième jour des manifestations, Téhéran avertit Washington contre toute intervention étrangèreEn Iran, les pr...
09/01/2026

Iran : au dixième jour des manifestations, Téhéran avertit Washington contre toute intervention étrangère

En Iran, les protestations qui ont commencé fin décembre 2025 se prolongent ce mardi 6 janvier, marquant désormais plus d’une semaine de contestation à Téhéran et dans plusieurs villes face à une profonde crise économique et sociale. Ce mouvement dirigé contre la politique du régime s’inscrit dans un contexte international tendu, amplifié par les récents propos du président américain Donald Trump, qui a affirmé que les États‑Unis pourraient intervenir si les forces de l’ordre iraniennes faisaient de nouvelles victimes parmi les manifestants. 

Les autorités iraniennes ont pris très au sérieux ces menaces. Dès le début de la crise, des responsables politiques et militaires ont mis en garde Washington et ses alliés contre toute action extérieure, qu’ils jugent une « ligne rouge ». Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a prévenu qu’une intervention américaine serait accueillie par une « riposte », soulignant que toute ingérence serait perçue comme une agression contre la souveraineté nationale. 

En parallèle, d’importantes manifestations se déroulent toujours dans la capitale et dans plusieurs provinces malgré un déploiement massif des forces de l’ordre et une coupure quasi complète de l’accès à l’internet, mesure destinée à circonscrire le mouvement. Selon plusieurs sources, des heurts violents ont éclaté, faisant des dizaines de morts et de nombreux blessés, tandis que des milliers de personnes ont été arrêtées depuis la fin décembre. 

Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a rejeté les appels à l’intervention étrangère et accusé Washington d’encourager le désordre. Il a également qualifié certains manifestants de « saboteurs » et affirmé qu’ils agissaient pour « faire plaisir » au président américain, tout en promettant de maintenir l’ordre et de ne pas « reculer » face au mouvement. 

Sur la scène internationale, la situation a attiré l’attention des Nations unies. À New York, le porte‑parole du secrétaire général a rappelé la nécessité d’éviter de nouvelles victimes et a appelé les autorités iraniennes à respecter les droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression et de rassemblement pacifique. 

Au cœur de ces tensions, la perspective d’une intervention américaine reste largement théorique tant sur le plan logistique que politique. Les relations déjà fragiles entre Téhéran et Washington compliquent toute avancée diplomatique, et les avertissements de part et d’autre témoignent de l’intensification d’un bras de fer qui pourrait peser sur l’évolution interne de la crise. 

Cette situation fragile, marquée par des protestations massives et des tensions croissantes avec les États‑Unis, place l’Iran à un point critique. L’issue des manifestations et les réponses du pouvoir restent incertaines, dans un contexte où le pays cherche à gérer à la fois une contestation interne sans précédent et une défiance ouverte envers les pressions extérieures.

Colombie : Petro entre vigilance militaire et tensions régionales après l’opération américaine au VenezuelaLa récente op...
09/01/2026

Colombie : Petro entre vigilance militaire et tensions régionales après l’opération américaine au Venezuela

La récente opération américaine au Venezuela, marquée par des frappes aériennes et l’arrestation de Nicolas Maduro, a provoqué une onde de choc en Amérique latine et ravivé les tensions historiques dans la région. En Colombie voisine, le président Gustavo Petro, ancien guérillero du M-19 et premier chef d’État colombien issu de la gauche marxiste, a réagi lundi 5 janvier avec fermeté, promettant, en cas de menace, de « reprendre les armes » pour défendre son pays et sa souveraineté.

Depuis le début de cette crise, Petro a ordonné le déploiement de troupes aux frontières avec le Venezuela et rappelé sa position sur les forces armées. « À compter de cet instant, tout commandant des forces armées qui préférera le drapeau américain au drapeau colombien sera immédiatement destitué », a-t-il averti. Le président a insisté sur la loyauté de ses troupes et la nécessité pour le peuple de défendre l’État contre toute intervention extérieure, tout en précisant que l’ordre était de ne pas tirer sur la population civile mais uniquement contre un envahisseur potentiel.

Le chef d’État colombien a également dénoncé les accusations de Donald Trump, qui l’avait personnellement menacé et accusé d’être lié au trafic de stupéfiants. Petro a défendu la politique de son gouvernement en matière de drogues et rejeté tout amalgame, tout en affirmant que sa priorité restait la sécurité nationale.

Au-delà de la Colombie, l’opération américaine a ravivé les craintes d’ingérence des États-Unis dans plusieurs pays latino-américains. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a qualifié les frappes et la capture de Maduro de « limites dépassées de l’acceptable », tandis que la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a rappelé que la Charte des Nations unies interdit le recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État.

Au Venezuela, des manifestations de soutien à Nicolas Maduro ont eu lieu dans les rues de Caracas, où hommes armés et partisans du président ont affiché leur détermination. Nicolas Maduro Guerra, fils du président et député visé par la justice américaine, a promis de défendre le pouvoir en place « jusqu’à la dernière goutte de sang si nécessaire ».

La situation inquiète également les guérillas actives à la frontière avec le Venezuela. L’ELN a appelé « tous les patriotes, démocrates et révolutionnaires » à résister aux plans qu’elle qualifie d’impérialistes, tandis que les dissidents des FARC ont menacé de se battre jusqu’au bout pour protéger le territoire et les populations.

Dans un contexte régional déjà fracturé, où certains gouvernements soutiennent ouvertement les États-Unis tandis que d’autres dénoncent l’ingérence étrangère, l’avenir immédiat reste incertain. La Colombie, traditionnel allié militaire et économique de Washington, se retrouve désormais dans une posture de vigilance maximale, entre diplomatie et mobilisation nationale, face à un scénario latino-américain en pleine recomposition.

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