14/06/2024
Écologie et normes ne font pas bon ménage.
A priori, le principe de l’écologie est de protéger la Nature et le vivant.
Mais que fait-on quand on normalise et industrialise le vivant ? Tout sauf de l’écologie.
Avez-vous dans la Nature observé une seule norme ?
C’est dans l’ADN d’une plante qu’elle sait comment pousser et prospérer. C’est sa Nature même.
Qu'y a-t-il de plus riche que le vivant ? Rien. A partir d’une seule graine, d’un seul pépin peut naître un arbre, cet arbre peut faire des fruits et ces fruits peuvent eux mêmes de nouveaux fournir des graines pour faire pousser d’autres arbres.
Pour des intérêts économiques de quelques uns, aujourd’hui on rend la Nature stérile, pour pouvoir vendre des graines chaque année. Par pitié, ne faisons pas dans la Culture, les mêmes erreurs que dans l’Agriculture.
Aujourd’hui, dans la Culture, le paradigme choisi est celui des «Industries Culturelles». Et paradoxalement, c’est précisément l’arrivée de la Révolution Industrielle qui a fait si mal à la Nature, au vivant, au tissus social. On a tout normé, segmenté, contrôlé, détruit, puisé au détriment des autres. Et si aujourd’hui, nous repensions la Culture dans un paradigme qui respecte le vivant et son écosystème ?
Car, oui, il n’y a aucun doute, il faut changer de modèle.
La volonté affichée est celle de l’impact social, de la durabilité, mais peut-on obtenir de bons résultats avec le même modèle qui a détruit le vivant ? Et si pour une fois, nous nous inspirions du vivant, de son modèle naturel et si nos institutions se positionnaient non pas comme des industriels, mais comme des jardiniers qui s’assurent que la terre soit assez riche, qui s’assure que l’éco-système prospère, qu’il puisse assez prendre le soleil, qu’il ne soit pas parasité, ni stérilisé.
Nous avons la possibilité, en nous inspirant du vivant d’avoir des modèles prospères et généreux.
Autre expérience, qui confirme ma pensée. J’ai eu la chance dans une constellation familiale d’une personne, une femme, d’incarner l’énergie d’argent. Et en tant qu’argent, j’adorais le vivant, les plantes, la croissance, l’échange. Mais le masculin tenait si fort l’argent et les cordons de la Bourse, qu’il ne voulait rien lâcher, il voulait tout contrôler. Le féminin était laissé désargenté. L’argent n’en pouvait plus d’être tenu, retenu ainsi et préférait s’écrouler que de continuer comme ça. Il a fallu que le masculin qui était persuadé de n’avoir de la valeur que par l’argent ouvre son cœur, qu’il comprenne que sa valeur ne se limite pas à l’argent pour que l’énergie d’argent puisse enfin se relever, revivre et circuler joyeusement.
Ce petit texte pour lancer 2 invitations : à repenser le paradigme culturel, à ce que l'on comprenne que la valeur ne se limite pas à l’argent. D’ailleurs, le mot valeur qui donne le mot valeureux, nous invite à avoir du cœur et à être courageux, 2 mots qui ont eux aussi la même racine.