10/01/2026
57 est utilisé dans l’eschatologie indo-aryenne et plus particulièrement dans la métrique de la fin du monde, la temporalité de la fin. FIN = x - 57 ans.
Le cycle de 57 ans correspond à 3 cycles de Méton. Ce cycle est alors associé à la totalité par Callippe l'astronome chaldéen qui travaille avec Aristote à Athènes. C'est la raison pour laquelle il y a 57 sphères dans le système total de l'astronomie du Stagirite. Pourtant Callippe semble avoir évolué puisque le cycle qui lui est associé est 76 (4 cycles de Méton) et c'est ce cycle qui sera retenu pour les calendriers luni-solaires futurs.
1) Aussi nous ne savons pas pourquoi la tradition indo-aryenne a retenu une triade de cycles de Méton même si le nombre qualitatif 3 a toujours été associé à la finitude. Voici donc notre première hypothèse : Dans le Rig Veda, IX, 113, qui traite des effets du soma, on peut lire :
"Là-bas où est Yama, fils de Vivasvat, là-bas où se trouve l'enclos du ciel, là-bas où sont les eaux éternellement jeunes, fais de moi en ce lieu-là un immortel (ô Soma) ! Là-bas où chacun s'active suivant ses désirs, dans le triple firmament, dans le triple ciel du ciel, là-bas où sont les mondes de lumière, fais de moi en ce lieu-là un immortel (ô Soma) ! (traduction A. Varenne).
Il y a un enclos dans le ciel qui est éternel et l'éternité même. Cet enclos s'obtient après un triple ciel du ciel = 3² = 9. Donc l'enclos est le 0. D’ailleurs zéro décrit un enclos dans sa graphie. Maintenant si l'on introduit la temporalité, la triade s'appuie alors sur le cycle de Méton et nous obtenons bien 57 ou plutôt - 57 par rapport à Zéro qui est l'enclos. L'enclos sera le paradis où se rejoignent les morts et le vivants dans la résurrection finale. Dans cette logique, on comprend alors que c'est Zéro qui aspire 57. 57 est donc bien un espace qui contient déjà le zéro. Si 3 est une triade éternelle, 57 est la première triade temporelle de ce monde. Il est donc légitime d'affirmer que 57 peut se spatialiser.
Une fois temporalisée, cette mesure ne peut plus donner un cercle, la métaphore du pont s'est donc imposée. Le pont Činvat devrait donc mesurer 57 m , ce qui n'est jamais mentionner, ce semble :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_de_Chinvat
Le temps devient alors l'eau qui coule sous le pont de Cinvat bien avant l'usage de la clepsydre qui, chez les grecs, a amené cette convenance entre le temps et l'eau, entre le temps et l'écoulement. https://bailly.app/rho%C3%AA
= “All right, take 57". Nombre premier temporel non courbe.
https://www.ams.org/notices/200410/fea-grothendieck-part2.pdf
Note : On voit toute la connaturalité entre Yama qui devait être un dieu Lune et les cycles lunaires qui cherchent à s'harmoniser au maximum avec les cycles solaires, les cycles de Méton. Mais les dieux qui sont du côté du zéro (de la LUNE) ont toujours le dernier mot. C'est pourquoi les dieux du Soleil sont secondaires; au mieux ils scandent la temporalité du monde.
Des curiosités :
- Le mot Lune est employé 57 fois dans la Bible
- Le chapelet des âmes du purgatoire récité en l'honneur des 13 vertus de Notre-Dame comporte 57 grains (un chapelet fait souvent 57 cm aussi, standardisé à 50cm)