23/09/2026
On a une bonne nouvelle à vous annoncer : la communauté LGBT+ résiste mieux que la population générale aux sirènes du Rassemblement national (RN). Dans un sondage Ifop-Têtu réalisé cette année, Jordan Bardella recueille 27% des intentions de vote des LGBT+ pour la présidentielle de 2027, contre 36% dans l’ensemble de l’électorat. La communauté se distingue aussi par sa proximité avec la gauche radicale, puisque Jean-Luc Mélenchon atteint 25% des intentions de vote des LGBT+, contre 13% dans la population générale.
Mais derrière ces chiffres se cachent d’importants écarts, dont un nous intéresse particulièrement. Parmi les électeur·ices q***rs, les femmes bies semblent former la digue la plus solide face aux idées réactionnaires.
Les élections européennes de 2019
Lors des élections européennes de 2019, Têtu a commandé un autre sondage Ifop particulièrement éclairant, qui demandait aux personnes interrogées pour quelle liste elles auraient le plus de chances de voter. La liste du Parti communiste recueillait 16% des intentions de vote des femmes bies et 13% de celles des lesbiennes, contre 4 % chez les g**s et seulement 1% chez les hommes bis. Les femmes bies se distinguaient également par leur soutien à La France insoumise : 13%, contre 7% des lesbiennes, 8% des g**s et 9 % des hommes bis. Même constat du côté d’Europe Écologie-Les Verts : 15 % chez les femmes bies, contre 7% chez les lesbiennes, 9% chez les g**s et 5% chez les hommes bis.
Au total, 40% des femmes bies envisageaient de voter pour la gauche radicale en 2019, suivies des lesbiennes (28%), des g**s (17%) et des hommes bis (12%). Elles étaient également les moins nombreuses à se tourner vers la droite radicale et souverainiste : 14%, contre 17% des lesbiennes, 27% des g**s et 39% des hommes bis, face à 29,9% de l’ensemble de l’électorat.