16/05/2017
Merci de votre mention. Pour en savoir plus sur "Nouvelles et poèmes en prose" de : http://bit.ly/2rlm9M9
LECTURES DE TRADUCTEURS - Cette semaine, c'est au tour de Coraline Jortay, traductrice du chinois qui a participé à notre numéros 5 "Woks et Marmites" et à notre hors-série "Taïwan", de nous proposer trois de ses lectures préférées !
● Le jardin des égarements (《迷園》), de Li Ang (Taïwan, trad. André Lévy, Editions Philippe Picquier, 2003) : « Publié quelques années seulement après la levée de la loi martiale à Taïwan, ce roman subtil et sensuel esquisse quatre siècles d’histoire taïwanaise à travers les souvenirs de Rose Zhu, dans sa quête de restauration du jardin familial, héritage ancestral, écrin de la réclusion paternelle, paradis perdu de l’enfance devenu jardin des égarements… À travers une structure narrative labyrinthique, à l’image même du jardin, Li Ang porte une réflexion complexe sur l’identité taïwanaise, les méandres de la mémoire, l’extravagance du « miracle taïwanais » ou encore les rapports de genre… À découvrir absolument ! »
● Nouvelles et poèmes en prose (Cris - Errances - Mauvaises herbes), de Lu Xun (Chine, traduction et édition critique de Sebastian Veg, Éditions Rue d'Ulm, 2015) : « Une excellente édition critique qui rassemble en un seul volume les trois recueils de Lu Xun : Cris (《呐喊》, 1923), Errances (《彷徨》, 1926) et Mauvaises herbes (《野草》, 1927). Auteur majeur de la première moitié du 20e siècle et pionnier de la littérature en langue moderne, Lu Xun se révèle rapidement incontournable pour tout lecteur cherchant à mieux comprendre la littérature chinoise. Ici, la traduction, notamment du Journal d’un fou, réussit une savoureuse mise en relief des passages jouant des lexiques du chinois classique (wenyan) et de la langue moderne vernaculaire (baihua). »
● Filles du Nord (《北妹》), de Sheng Keyi 盛可以 (Chine, 长江文艺出版社, 2004) Pas de traduction française à ce jour - Northern Girls, trad. Shelly Bryant, Penguin China/Australia 2012 pour l’édition anglaise : « Puissant premier roman d’une auteure dont l’écriture continue de s’affiner, ‘Filles du Nord’ porte la voix des nü mingong, ces travailleuses migrantes venues des campagnes de l’intérieur de la Chine qui – si elles ont été le moteur du fulgurant développement économique de mégapoles côtières comme Shenzhen – doivent souvent en porter les stigmates en leur corps. Sheng Keyi nous livre ici un roman sulfureux, pétillant et drôle, malgré la gravité des thèmes abordés. Une excellente introduction au reste de son œuvre, qui traite de sujets très variés, mais toujours avec une grande justesse. »
Pour en savoir plus sur Coraline Jortay : http://editions-jentayu.fr/coraline-jortay/