29/07/2026
Article très juste sur les politiques face aux drogues. La question n'est pas scientifique ou rationnelle. Elle est politique et émotionnelle. La promesse éradicatoire et utopique de la prohibition confiée à l'Etat inhibe toute approche alternatives par la société.
"C’est précisément sur ce terrain que la prohibition conserve un avantage décisif. Elle promet un monde sans drogues, sans trafic, sans overdoses. Cette promesse est illusoire. Son histoire est celle de ses propres échecs. Mais elle répond à une attente profondément humaine, celle de croire qu’un problème peut être éliminé.
Mais vouloir une politique publique plus humaniste raconte une histoire beaucoup plus difficile. Elle part du principe que les drogues continueront d’exister, que les marchés ne disparaîtront pas et que l’objectif n’est pas d’éradiquer ces phénomènes, mais d’en limiter les conséquences les plus destructrices. Elle demande aux citoyens d’accepter la complexité là où ils cherchent des certitudes, de renoncer à l’espoir d’en finir là où ils veulent croire que c’est encore possible. C’est une position intellectuellement plus honnête. Politiquement, elle est infiniment plus exigeante." Tinasti Le Monde
https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/28/la-guerre-aux-drogues-accumule-les-echecs-depuis-des-decennies_6735078_3232.html?fbclid=IwY2xjawTWhhFwZG9mBWV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR5WjugHDbqzBG6n8eXif2aXf3HtVaMea6C0LoZ5eQzJuaRn6F082m1w85yykA_aem_QfBBvu_b3p5ObLmmPq8K5g
TRIBUNE. La réforme de la politique des drogues, appelant à mettre davantage l’accent sur la santé publique, ne peut devenir consensuelle que si une majorité de citoyens est convaincue de son effet protecteur, estime le chercheur Khalid Tinasti, spécialiste des politiques publiques en matièr...