ASUD - Autosupport des usagers de drogues

ASUD - Autosupport des usagers de drogues ASUD Journal, le magazine de ceux qui en prennent. DROGUES - CITOYENNETÉ - POLITIQUE
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Depuis 1992, l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD) a développé une pratique quotidienne en direction des consommateurs de substances illicites. Les différentes associations qui composent le réseau ont accumulé un savoir pratique et théorique dans un champs d’application totalement nouveau : la gestion rationalisée de la consommation de stupéfiants. Selon les régions, cette pratique se décli

ne en simple groupe de parole, en programmes d’échange de seringues, en interventions en milieux festifs, sans oublier la réalisation et la distribution du journal d’ASUD. Lors de la création d’ASUD, l’idée de constituer une association d’usagers de drogues est appuyée par les acteurs de la réduction des risques. Sur le plan conceptuel toutes ces actions ont un point commun, elles procèdent de l’intérêt donné à la parole des usagers de drogues perçus comme acteurs essentiels d’une véritable réduction des risques. Or cette réduction des risques s’est trop souvent organisée sans intégrer l’apport décisif de l’auto-support. Dans les colloques ou les communications scientifiques, la participation des usagers reste un objet confus car il mêle inextricablement deux niveaux de perception fondamentalement différents, le droit des malades d’un côté et la reconnaissance professionnelle de l’autre.

https://www.altereco.media/JPg
06/02/2026

https://www.altereco.media/JPg

A l’heure où la question de la lutte contre le trafic de stupéfiants semble faire consensus, une question demeure trop peu posée : quel est exactement son coût ?

16/12/2025

L’Assemblée nationale a adopté définitivement, ce 16 décembre 2025, le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) intégrant un article prolongeant l’expérimentation des haltes soins addictions (HSA) jusqu’au 31 décembre 2027.

Le Monde :  "Les politiques répressives sont-elles efficaces pour limiter la consommation ?Marie Jauffret-Roustide : "Se...
26/11/2025

Le Monde : "Les politiques répressives sont-elles efficaces pour limiter la consommation ?
Marie Jauffret-Roustide : "Selon les études disponibles, non. Malgré l’une des politiques les plus strictes d’Europe, la France reste parmi les pays du continent où l’usage de drogues illicites est le plus élevé. A l’inverse, la décriminalisation des drogues au Portugal, en 2001, n’a pas entraîné une explosion de la consommation, qui reste inférieure à la moyenne européenne. Et au Québec, qui a mis en place une légalisation contrôlée du cannabis, la consommation des plus jeunes a baissé.

Par ailleurs, la répression et la prohibition éloignent des soins et augmentent les risques liés à la consommation : la Russie, très répressive, affiche ainsi l’un des taux de contamination au VIH liée à l’usage de drogues les plus élevés au monde."

Si les consommateurs portent une part de responsabilité dans l’achat de substances illégales, la sociologue invite à la nuance, dans un entretien au « Monde ». Elle rappelle qu’en période de crise, l’usage de drogues augmente.

« Les médecins, addictologues, infirmiers et travailleurs sociaux qui accompagnent chaque jour ces publics le savent : l...
06/11/2025

« Les médecins, addictologues, infirmiers et travailleurs sociaux qui accompagnent chaque jour ces publics le savent : les salles de consommation ne s’opposent pas au soin ni même à l’abstinence. Elles reconnaissent simplement que toutes les personnes consommatrices ne sont pas en mesure, à un moment donné, d’arrêter leur usage. Pour beaucoup, notamment les personnes très précarisées et souvent atteintes de maladies chroniques et psychiatriques, les haltes soins addictions constituent même une première étape vers un parcours de soins. »

TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », un collectif de soignants alerte sur la fermeture des salles de consommation à moindre risque, prévue le 31 décembre, qui marquerait un recul historique. Ils rappellent que ces structures ne s’opposent ni au soin ni à l’abstinence.

Les personnes usagères de drogues doivent faire attention à tout ceux qui veulent leur en fournir et à tous ceux qui veu...
19/06/2025

Les personnes usagères de drogues doivent faire attention à tout ceux qui veulent leur en fournir et à tous ceux qui veulent les en « guérir »

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30/05/2025

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Salut à tous, aujourd’hui on vous parle d’un nouveau projet de loi qui vise directement le monde des free-parties et ceux qui les rendent possibles.

Le 18 mars 2025, une proposition de loi a été déposée pour renforcer sévèrement la pénalisation des rave-parties non déclarées. L’objectif : punir non seulement les organisateurs, les participants mais aussi toute personne impliquée dans la mise en place de l’événement.

Ce qui va changer si la loi passe :
• Tu files un coup de main pour monter le mur de son ? Peine de 6 mois de prison et 5 000 € d’amende.
• Tu transportes du matos pour le son ou tu files un générateur ? Même tarif.
• Tu installes un chill-out ou un food truck ? Encore la même peine.
• Tu participes à une free ? 1 500 € d’amende, juste pour ta présence.

Et bien sûr, confiscation du matériel en prime (sonos, lumières, camions, etc.) même si ce n’est pas à toi.

Et les associations de réduction des risques ainsi que les participants actifs dans la RdR ? Ils sont eux aussi visés ! Distribuer du matériel stérile, installer un espace de repos, proposer un stand de prévention pourrait être assimilés à une « complicité » d’organisation et donc sanctionnés pénalement. Une vision punitive qui met en danger tout le monde, et qui va à l’encontre de toute logique de santé publique.

Cette proposition de loi nous dit également une chose :
Peu importe que vous soyez là pour aider, soigner, prévenir ou accompagner, si vous êtes présents, vous êtes complices.
Cette lourde pénalisation des acteurs de terrain est inacceptable.

Par ailleurs, la confiscation de matériel d’associations engagées dans la santé des usagers est scandaleuse.

Cette logique punitive est insupportable, elle piétine la dignité des usagers et met en danger leur santé.
Les couvertures médiatiques des rassemblements sont affligeantes, masquent la réalité pour mieux dénigrer les participants, attisent la haine et la violence et interrogent sur le devenir des actions de prévention et de réduction des risques.

Il faut le dire clairement : cette loi, si elle est votée, fera reculer la réduction des risques.
Notre mission à ASUD est d’aller vers, de créer du lien, d’écouter, de réduire les risques et de défendre les droits des usagers. Nous nous opposons à toute politique qui confond santé et répression. La répression des années 80 et des années 90 n’ont fait qu’aggraver la situation sanitaire des usagers, revenir à une telle politique n’a aucun sens, réprimer l’usager n’a jamais réduit le trafic !

Soutien et force à tous ceux qui, sur le terrain, et dans cette période obscure, se mobilisent pour la santé des usagers.

📢📢Désinformation et méconnaissance du sujet. Voilà comment la fermeture d’un CAARUD de AIDES Paris est présentée au gran...
17/05/2025

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Désinformation et méconnaissance du sujet.
Voilà comment la fermeture d’un CAARUD de AIDES Paris est présentée au grand publique par un média de masse.
S’il est déjà grave et inquiétant qu’une structure médico-sociale puisse être fermée par simple courrier de la préfecture, le traitement de cette information l’est tout autant.
La structure est présentée comme une salle de consommation avec en illustration une photo de la salle de Gaïa.
L’article mélange les infos, les structures et dispositifs et sème encore plus le doute auprès d’une opinion publique déjà largement désinformée sur l’offre de structures d’accompagnement aux usagers de drogues.
Cet article renforce la stigmatisation, la confusion et les raccourcis dont pâtissent la réduction des risques.
La situation est déjà suffisamment alarmante entre le statut en suspend des salles de consommation à moindre risques, la fermeture brutale du CAARUD de Aides, les coupes budgétaires et un contexte généralisée de défiance envers la politique de santé publique de réduction des risques pour que de tels articles mensongers alimentent toujours plus ce climat réfractaire.
Plus de 30 ans de luttes et d’avancées politiques sont en train d’être balayées d’un revers de main et de quelques clicks.

Fermé provisoirement depuis fin avril, le centre d'accompagnement des usagers de drogues (salle de shoot) de la rue de Cléry dans le 2e arrondissement de Paris ne rouvrira pas. La ville lui a annoncé sa fermeture définitive dans un communiqué publié ce vendredi 16 mai.

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