22/07/2026
« Nous ne pourrons pas compenser le désengagement de l'État. » Dès les premières minutes de son intervention, Amina Bouri, adjointe au maire de Paris en charge de l’économie sociale et solidaire, fixe d’emblée les contours de son action : la Ville de Paris n'a pas les moyens de remplacer les financements nationaux qui s'amenuisent, mais elle utilisera tous les leviers dont dispose une grande collectivité pour changer les règles du jeu.
Devant plusieurs dizaines d'acteurs de l'économie sociale et solidaire, au tiers-lieu Césure dans le 5ᵉ arrondissement de Paris, l’adjointe d’Emmanuel Grégoire en charge de l’ESS a présenté début juillet les premières orientations de sa stratégie ESS, que le maire de Paris devrait valider en septembre.
Amina Bouri a déjà rencontré 200 structures parisiennes durant ses trois premiers mois de mandat. Elle en ressort avec une conviction : l’enjeu principal est de modifier les règles du jeu pour l’ESS. Cette philosophie irriguera sa feuille de route, assure-t-elle, rappelant que l'ESS représente 14 % de l'économie parisienne et près de 78 000 structures. Et pour y parvenir, elle a identifié trois leviers d’action : la commande publique, le foncier et l'épargne citoyenne.
Premier changement de logiciel : la commande publique
Le premier levier à actionner est celui de la commande publique. (...)
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« Nous ne pourrons pas compenser le désengagement de l'État. » Dès les premières minutes de son intervention, Amina Bouri, adjointe au maire de Paris en c