Africa First Television

Appeler Itinéraire Contacter l'entreprise

Africa First Television Informer l’Afrique, éclairer le monde
(3)

Media numérique international, nous créons et diffusons des contenus audiovisuels d’actualité pour le monde entier, valorisant la renaissance et le développement de l’Afrique.

AFRICA FIRST TELEVISION : UN MESSAGE À LA DIASPORA AFRICAINE EN EUROPE ET DANS LE MONDE ! CONNECTER LES AFRICAINS, RAPPR...
08/10/2026

AFRICA FIRST TELEVISION : UN MESSAGE À LA DIASPORA AFRICAINE EN EUROPE ET DANS LE MONDE ! CONNECTER LES AFRICAINS, RAPPROCHER LES COMPÉTENCES, CRÉER DES OPPORTUNITÉS !

Vous recherchez un emploi, un stage, des partenaires commerciaux ou des investisseurs ? Vous avez des services à proposer, un projet à développer ou une activité à faire connaître ? Africa First Television vous ouvre ses portes !

Dans le cadre de sa mission de rapprochement entre les Africains du continent et ceux de la diaspora, Africa First Television lance une nouvelle rubrique hebdomadaire consacrée aux petites annonces, aux opportunités professionnelles, aux partenariats et à l'entrepreneuriat africain. Notre ambition est simple : mettre notre audience au service de celles et ceux qui souhaitent entreprendre, collaborer, recruter, investir ou développer leurs activités, en Afrique comme ailleurs dans le monde.

📢 LES ANNONCES DE CETTE SEMAINE
✈️ 1. FRET AÉRIEN INTERNATIONAL : RECHERCHE DE PARTENAIRES EN EUROPE ET EN AFRIQUE
Un entrepreneur africain installé en France développe un réseau international de partenaires dans le domaine du fret aérien et de la logistique, afin de faciliter l'expédition, la réception et la distribution de colis entre l'Europe, l'Amérique, l'Asie et l'Afrique francophone.
📍 Zones de partenariat recherchées :
En Europe : les principales villes européennes, notamment en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni et en Russie.
En Afrique : la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Sénégal, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la Guinée.
👤 Profil recherché :
Des personnes sérieuses, fiables et disponibles, disposant d'un espace sécurisé à leur domicile ou dans leurs locaux professionnels, susceptible d'accueillir temporairement des colis dans le cadre d'une activité logistique organisée.
Les modalités pratiques, les responsabilités et les conditions de rémunération seront précisées avec les partenaires retenus, dans le respect des réglementations applicables.
📲 Contact WhatsApp : +33 6 95 51 89 80

2. AGROBUSINESS : RECHERCHE DE PARTENAIRES DANS LA TRANSFORMATION DES PRODUITS AFRICAINS
Un second entrepreneur africain, également installé en France, recherche des partenaires techniques, commerciaux et financiers pour développer des activités de transformation et de commercialisation de produits agroalimentaires africains.
🥬 Produits concernés :
• Les feuilles de manioc, le ndolé et l'okok, destinés à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation.
• Le manioc transformé en bobolo, chikwangue, attiéké, placali, miondo et autres spécialités alimentaires africaines.
• D'autres produits agricoles et agroalimentaires présentant un potentiel de transformation et de distribution sur les marchés africains et internationaux.
🎯 Objectif : valoriser les produits du terroir africain, développer des circuits de distribution, encourager la transformation locale et créer de nouvelles opportunités économiques.
Les producteurs, transformateurs, distributeurs, investisseurs et porteurs de projets intéressés sont invités à prendre contact.
📲 Contact WhatsApp : +33 6 95 51 89 80

👨‍👩‍👧‍👦 3. EMPLOI EN FRANCE : UNE FAMILLE RECHERCHE UNE NOUNOU À DOMICILE DANS LE MAINE-ET-LOIRE (49)
Une famille africaine résidant dans le département du Maine-et-Loire, en France, recherche une personne sérieuse, attentionnée et digne de confiance pour assurer la garde de ses enfants à domicile.
👤 Profil recherché :
Une personne responsable, patiente, ponctuelle, dotée d'un excellent sens des responsabilités et appréciant le contact avec les enfants.
L'expérience dans la garde d'enfants constitue un atout.
📲 Contact WhatsApp : +33 6 95 51 89 80

📣 VOUS AUSSI, FAITES CONNAÎTRE VOS BESOINS ET VOS PROJETS !
Entrepreneurs, étudiants, professionnels, investisseurs, associations, artisans, commerçants et porteurs de projets : cette rubrique est aussi la vôtre !
Vous recherchez un emploi ou un stage ? Vous souhaitez recruter un collaborateur ? Vous cherchez un associé, un distributeur, un fournisseur ou un investisseur ? Vous souhaitez faire connaître votre entreprise, votre association ou votre initiative ?
Envoyez-nous votre annonce !
Grâce à notre communauté et à nos plateformes de diffusion, nous souhaitons donner davantage de visibilité à vos demandes et favoriser des mises en relation utiles entre Africains, où qu'ils se trouvent.
Parce qu'un contact peut faire naître un partenariat, qu'une rencontre peut transformer un projet et qu'une opportunité partagée peut changer une vie.
🌍 L'AFRIQUE POSSÈDE DES TALENTS. SA DIASPORA POSSÈDE DES COMPÉTENCES. ENSEMBLE, CRÉONS DES OPPORTUNITÉS !
📲 Pour proposer une annonce ou répondre à une offre : WhatsApp +33 6 95 51 89 80
AFRICA FIRST TELEVISION
Informer l'Afrique, éclairer le monde.
Connecter les Africains. Rapprocher les compétences. Créer des opportunités.
🔁 Partagez cette publication ! Quelque part, en Afrique ou dans la diaspora, une personne recherche peut-être précisément l'opportunité que vous pouvez lui offrir.

CAPITAINE IBRAHIM TRAORÉ : DANS LES PAS DE THOMAS SANKARADu soldat engagé sur les fronts du Sahel au chef de la Révoluti...
06/10/2026

CAPITAINE IBRAHIM TRAORÉ : DANS LES PAS DE THOMAS SANKARA
Du soldat engagé sur les fronts du Sahel au chef de la Révolution progressiste populaire, Ibrahim Traoré a bâti son ascension autour de trois mots : souveraineté, sacrifice et rupture. Une trajectoire qui ravive, près de quarante ans après sa disparition, l’ombre immense de Thomas Sankara. Mais derrière les symboles et la ferveur populaire demeure une question : le capitaine Traoré peut-il transformer l’espérance qu’il incarne en résultats durables ?

Par Joe Berty, Directeur de publication

Avant les palais présidentiels, les sommets internationaux et les discours à la nation, il y eut le terrain. La poussière des pistes. Les nuits sous tension. Et surtout, la guerre. C’est peut-être là que commence véritablement l’histoire politique d’Ibrahim Traoré. L’officier burkinabè appartient à cette génération de militaires qui n’a pas découvert la menace djihadiste dans les rapports confidentiels d’un état-major ou derrière un bureau ministériel. Elle l’a affrontée sur le terrain, dans un Burkina Faso progressivement gagné par une insurrection qui allait bouleverser le destin du pays.

Ibrahim Traoré a ainsi servi dans plusieurs régions durement frappées par les groupes armés, notamment dans le Sahel, le Nord, le Centre-Nord et l’Est du Burkina Faso. Son parcours l’a également conduit au Mali dans le cadre de la MINUSMA. En 2018, il est présent dans la région de Tombouctou, avant de participer, de retour au Burkina Faso, aux opérations de Djibo puis à l’opération Otapuanu en 2019. Ce passé militaire n’est pas un simple détail biographique. Il constitue l’une des clés permettant de comprendre l’homme politique qu’il est devenu.

Avant les discours, il y eut le front
Lorsque le capitaine Ibrahim Traoré parle aujourd’hui de guerre, de souveraineté, de résistance ou de sacrifice, ses mots trouvent une résonance particulière auprès de la jeunesse africaine. Car celui qui est désormais chef de l’État et chef suprême des armées a lui-même connu les réalités du front. Il n’est pas arrivé au pouvoir après une longue carrière parlementaire ou ministérielle. Il appartient à cette génération de jeunes officiers burkinabè directement confrontés à l’expansion des groupes armés qui, depuis plusieurs années, ensanglantent le Sahel. C’est aussi ce parcours qui donne une force particulière à une formule devenue indissociable du Burkina révolutionnaire : « La Patrie ou la Mort, Nous vaincrons ! »

Sous Thomas Sankara, ces mots étaient devenus le cri d’une révolution qui entendait rompre avec les dépendances héritées de la colonisation et rendre au peuple burkinabè la maîtrise de son destin. Près de quarante ans plus t**d, ils résonnent de nouveau au sommet de l’État. Arrivé au pouvoir à la suite du coup d’État du 30 septembre 2022, Ibrahim Traoré devient officiellement président du Faso quelques semaines plus t**d, le 21 octobre. Il n’a alors que 34 ans. Très vite, une comparaison s’impose. L’ombre immense de Thomas Sankara. Elle est presque inévitable. La jeunesse. L’uniforme militaire. Le béret. Le discours sur la souveraineté. La dénonciation de l’impérialisme. La volonté affichée de transformer localement les richesses nationales et de réduire les dépendances extérieures.

À mesure qu’Ibrahim Traoré s’installe au pouvoir, le souvenir de Thomas Sankara ressurgit. Pour une très grande partie de la jeunesse burkinabè et africaine, le parallèle dépasse rapidement les frontières du Burkina Faso. Dans les rues comme sur les réseaux sociaux, Traoré devient, pour certains, l’héritier politique du président révolutionnaire assassiné le 15 octobre 1987.

Mais l’histoire ne se répète jamais exactement.
Parler d’une « réincarnation de Sankara » appartient davantage au registre symbolique et politique qu’à celui de l’analyse historique. Les deux hommes appartiennent à des époques différentes, affrontent des menaces différentes et évoluent dans des contextes géopolitiques profondément transformés. La filiation elle-même est contestée. Certains anciens compagnons de Sankara et des observateurs burkinabè refusent cette comparaison, notamment en raison du rapprochement de Ouagadougou avec Moscou et des critiques adressées au pouvoir concernant les libertés publiques. L’héritage de Sankara est ainsi devenu, près de quatre décennies après sa mort, un territoire politique disputé. Mais une chose demeure : son imaginaire continue de hanter la politique burkinabè.

De l’officier à la Révolution
Ibrahim Traoré ne cherche d’ailleurs plus à dissimuler le caractère révolutionnaire qu’il entend donner à son pouvoir. Le Burkina Faso est désormais engagé dans ce que les autorités appellent la Révolution progressiste populaire (RPP). Son manifeste, présenté en avril 2026, met notamment en avant la souveraineté nationale, la mobilisation populaire, la sécurité et la transformation endogène de l’économie. Le vocabulaire lui-même marque une rupture. En avril 2026, Ibrahim Traoré définissait le révolutionnaire comme celui qui aime sa patrie, recherche la connaissance et s’oppose fermement à « l’oppresseur » et à l’impérialisme.

Mais derrière les mots se dessine également une nouvelle orientation géopolitique. Ouagadougou a profondément remis en cause sa relation avec la France, ancienne puissance coloniale et partenaire historique, tout en renforçant ses relations avec la Russie et avec ses voisins du Mali et du Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel. Sur le terrain économique, le discours de souveraineté se traduit par une volonté affichée de transformer davantage les matières premières sur le territoire national, de reprendre le contrôle de secteurs stratégiques et de réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur. L’or, première richesse d’exportation du Burkina Faso, est devenu l’un des symboles de cette bataille. L’objectif affiché est simple : ne plus se contenter d’extraire les richesses africaines pour les voir partir ailleurs, mais créer davantage de valeur sur le sol africain. Et c’est précisément ici que l’ombre de Sankara réapparaît.

Sankara : modèle, héritage ou miroir ?
La question n’est peut-être finalement pas de savoir si Ibrahim Traoré est la « réincarnation » de Thomas Sankara. Les hommes ne se réincarnent pas en politique. Les idées, elles, peuvent traverser les générations. Sankara avait incarné le rêve d’un Burkina capable de décider par lui-même. Un État refusant certaines tutelles étrangères, cherchant à produire ce qu’il consomme, à transformer ses propres ressources et demandant à sa population de participer directement à la construction nationale. Il avait surtout réussi à donner à cette ambition burkinabè une dimension panafricaine. Près de quarante ans après son assassinat, Ibrahim Traoré réveille une partie de cet imaginaire.
Et c’est probablement ce qui explique que sa popularité symbolique dépasse largement les frontières de son pays. Pour certains Africains, le capitaine burkinabè représente moins seulement un chef d’État qu’une interrogation adressée au continent : l’Afrique peut-elle réellement maîtriser ses ressources, assurer elle-même sa sécurité et définir librement ses alliances ? Mais l’enthousiasme ne saurait suffire à écrire l’Histoire.
Le véritable rendez-vous avec l’Histoire
Car Ibrahim Traoré sera finalement jugé sur autre chose que ses discours, son uniforme ou les comparaisons avec Thomas Sankara. Il le sera sur les résultats. Le Burkina Faso retrouvera-t-il durablement la sécurité ? Les populations déplacées pourront-elles rentrer chez elles ? L’économie produira-t-elle davantage de richesses et d’emplois ? La transformation locale des ressources améliorera-t-elle réellement les conditions de vie des Burkinabè ? Et cette révolution saura-t-elle conjuguer souveraineté nationale, efficacité de l’État et respect des libertés publiques ? Ce sont ces questions, bien davantage que les symboles, qui détermineront la place d’Ibrahim Traoré dans l’histoire du Burkina Faso. Car une révolution ne se mesure pas seulement aux foules qu’elle mobilise, aux slogans qu’elle fait naître ou à l’espoir qu’elle suscite. Elle se mesure à ce qu’elle transforme.

Thomas Sankara est devenu une icône parce que, près de quarante ans après sa mort, son nom continue de porter une certaine idée de la dignité et de la souveraineté africaines. Ibrahim Traoré, lui, écrit encore son histoire. Du jeune officier engagé sur les fronts du Sahel au chef de la Révolution progressiste populaire, il porte désormais une responsabilité autrement plus lourde que celle de gagner une bataille : transformer l’immense espérance placée en lui par Les africains en réalisations capables de survivre à son propre pouvoir. C’est peut-être là que se trouve son véritable rendez-vous avec Sankara. Non pas lui ressembler. Mais laisser, à son tour, quelque chose qui lui survive. Et au Burkina Faso, cette ambition se résume aujourd’hui dans une formule revenue du fond de l’histoire : « LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS ! »

AFRIQUE : du Tigré à Dakar, un continent entre tensions, souveraineté et ambitionsAlors que l’Éthiopie replonge dans les...
04/10/2026

AFRIQUE : du Tigré à Dakar, un continent entre tensions, souveraineté et ambitions

Alors que l’Éthiopie replonge dans les incertitudes de la guerre, les dirigeants africains réunis en Égypte tentent de remettre l’intégration économique et la souveraineté au centre du jeu. Entre les deux Congo, la diplomatie cherche à désamorcer les tensions ; au Nigeria, une enquête anticorruption embarrasse les élites ; au Kenya, un drame routier endeuille des pèlerins. À Dakar, en revanche, le compte à rebours est lancé avant un rendez-vous olympique inédit sur le continent.

L’Afrique de ce dimanche 4 octobre offre plusieurs visages. Celui, inquiétant, d’une Éthiopie où les a***s parlent de nouveau. Celui, plus politique, de dirigeants africains réunis en Égypte et sommés de transformer les grands discours sur l’intégration en réalisations concrètes. Celui encore d’une Afrique confrontée à ses vieux démons : corruption, fragilité des infrastructures, tensions frontalières, mais également capable de se projeter dans l’avenir, comme le Sénégal s’apprête à le faire en accueillant le premier événement olympique organisé sur le continent.

Éthiopie : Mekele de nouveau au cœur de la tourmente
C’est sans doute le dossier le plus préoccupant de cette journée. Dans le nord de l’Éthiopie, les forces fédérales et leurs alliés ont repris le contrôle de l’aéroport de Mekele, capitale du Tigré. Des forces alliées au gouvernement fédéral patrouillaient également dimanche dans la ville, après le retrait de combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Les combats avaient repris fin septembre, faisant ressurgir le spectre d’une nouvelle guerre de grande ampleur dans une région déjà profondément meurtrie. La situation reste cependant complexe. Les difficultés de communication et les informations parfois contradictoires venues du terrain imposent de la prudence quant à l’étendue exacte du contrôle exercé par chaque camp.

Mais l’enjeu dépasse désormais Mekele.
Le risque est celui d’un nouvel embrasement susceptible de déborder les frontières éthiopiennes et de raviver les rivalités régionales. Après la guerre dévastatrice qui avait opposé le gouvernement fédéral au TPLF entre 2020 et 2022, la reprise des combats montre surtout la fragilité des équilibres construits depuis. L’Éthiopie, l’un des poids lourds démographiques et diplomatiques du continent, se retrouve une nouvelle fois face à une question existentielle : comment maintenir l’unité d’un État fédéral traversé par de profondes fractures politiques et territoriales ?

En Égypte, l’Union africaine veut passer des discours aux actes
Le contraste est saisissant. Pendant que les a***s parlent dans le nord de l’Éthiopie, les dirigeants africains se retrouvent à New Alamein, en Égypte, pour la huitième réunion de coordination de mi-année de l’Union africaine. Autour de la table : dirigeants de l’UA, représentants des Communautés économiques régionales et responsables des mécanismes régionaux. Avec une obsession : accélérer une intégration africaine qui avance encore trop lentement.

Le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a notamment insisté sur le poids des conflits dans le ret**d de développement du continent. Son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a de son côté plaidé pour le respect de la souveraineté des États, le bon voisinage et l’accélération de la coopération économique et commerciale. Derrière ces déclarations se trouve une question beaucoup plus fondamentale.
L’Afrique peut-elle réellement construire sa souveraineté économique sans transformer davantage ce qu’elle produit ?
Depuis plusieurs années, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) porte la promesse d'un immense marché intégré. Mais les échanges intra-africains restent confrontés aux difficultés de transport, aux barrières administratives, aux infrastructures insuffisantes et aux conflits qui fragmentent certaines régions. Le paradoxe africain reste entier : un continent riche en matières premières mais dont une part importante de la valeur ajoutée est encore créée ailleurs. Or, de l’or au cacao, du pétrole aux minerais critiques, la bataille économique des prochaines décennies pourrait précisément se jouer sur cette capacité à produire, transformer et commercer davantage en Afrique.

Les deux Congo : Tshisekedi et Sassou Nguesso choisissent l’apaisement
À Brazzaville, c’est une autre forme de souveraineté qui était au menu : celle des frontières et du bon voisinage. Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’est entretenu le 3 octobre avec son homologue de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso. Au cœur des discussions : l’incident de Makotipoko, qui a impliqué des éléments des forces armées des deux pays et fait craindre une dégradation des relations entre les deux voisins.

Kinshasa et Brazzaville ont choisi l’apaisement.
Les deux dirigeants ont réaffirmé l’importance des liens historiques, culturels et humains qui unissent les populations des deux rives du fleuve Congo et affiché leur volonté d’empêcher que ce type d’incident ne se reproduise. La séquence rappelle une réalité géopolitique souvent oubliée : les deux capitales nationales les plus proches au monde se font face de part et d’autre du fleuve Congo. La stabilité de leurs relations dépasse donc largement les seuls rapports entre deux gouvernements.

Nigeria : l’immobilier américain dans le viseur d’une enquête anticorruption
À plusieurs milliers de kilomètres de là, une enquête remet la corruption des élites nigérianes sous les projecteurs. Baptisée « Dirty Deeds », l’investigation menée par la Platform to Protect Whistleblowers in Africa (PPLAAF) avec l’Anti-Corruption Data Collective s’intéresse aux investissements immobiliers réalisés aux États-Unis et liés à de hauts responsables nigérians. Selon les résultats de l’enquête rapportés par plusieurs médias, 284 propriétés américaines, représentant environ 271 millions de dollars, seraient liées à 61 hauts responsables ou anciens responsables nigérians. Une partie importante des biens aurait été acquise sans recours à un crédit immobilier, ce que l’enquête considère comme un signal d’alerte potentiel en matière de blanchiment.

Ces éléments constituent des allégations issues de l’enquête, et ne signifient pas que chacune des personnes citées a été reconnue coupable d’une infraction. Mais le dossier pose une question qui dépasse largement le Nigeria : celle de la capacité des États africains à récupérer des avoirs issus de détournements présumés lorsqu’ils sont investis à l’étranger. Car derrière les millions de dollars évoqués se trouve toujours la même interrogation : combien d’écoles, d’hôpitaux, de routes ou d’infrastructures publiques ces sommes auraient-elles pu financer ?

Kenya : 17 pèlerins meurent sur la route
L’actualité africaine a également été marquée par un drame au Kenya. Dix-sept pèlerins catholiques de l’archidiocèse de Mombasa ont perdu la vie dans un accident survenu dans la région de Salama alors qu’ils se rendaient au sanctuaire national de Subukia pour une journée nationale de prière.
Le drame remet brutalement en lumière une autre urgence du continent : la sécurité routière. Routes dangereuses, comportements à risque, véhicules parfois mal entretenus et contrôle insuffisant constituent, dans plusieurs pays africains, un cocktail meurtrier. Derrière les grands projets autoroutiers et les ambitions d’intégration continentale, la question de la sécurité quotidienne des déplacements reste donc entière.

Dakar 2026 : l’Afrique s’apprête à entrer dans l’histoire olympique
Et puis il y a Dakar. Dans moins d’un mois, le regard du mouvement olympique se tournera vers le Sénégal. Du 31 octobre au 13 novembre 2026, Dakar accueillera les Jeux olympiques de la jeunesse, avec des compétitions organisées notamment à Dakar, Diamniadio et Saly.

L’événement est historique : jamais auparavant une compétition olympique n’avait été organisée sur le continent africain. Au-delà du sport, Dakar 2026 constitue donc un test grandeur nature. Capacité d’organisation, infrastructures, transports, accueil des délégations, sécurité, mobilisation populaire : le Sénégal joue une partie de son image internationale, mais aussi, symboliquement, celle du continent.

L’enjeu dépasse largement les médailles.
Si Dakar réussit son pari, l’événement pourrait renforcer l’idée que l’Afrique n’a pas vocation à demeurer éternellement spectatrice des grands rendez-vous mondiaux, mais peut également les organiser, les accueillir et leur donner sa propre identité.

Une Afrique face à ses contradictions
De Mekele à Dakar, en passant par New Alamein, Brazzaville, Abuja et Nairobi, l’actualité de ce 4 octobre raconte finalement une même Afrique. Une Afrique qui cherche la paix mais reste traversée par des conflits. Une Afrique qui parle de souveraineté économique tout en exportant encore une grande partie de ses richesses avant leur transformation. Une Afrique qui veut renforcer ses institutions mais continue de perdre des ressources considérables dans les circuits de la corruption. Une Afrique où des citoyens meurent encore sur des routes dangereuses, mais qui s’apprête parallèlement à accueillir, pour la première fois de son histoire, la grande famille olympique. Il serait pourtant trop facile de ne voir dans ces contradictions que les symptômes d’un continent qui peine à avancer.

Elles racontent aussi une Afrique en mouvement, confrontée à une bataille décisive : transformer ses ambitions en institutions solides, ses ressources en prospérité et sa jeunesse en véritable force de développement. Car derrière les crises qui occupent l’actualité immédiate se joue une question autrement plus importante : l’Afrique parviendra-t-elle à transformer la souveraineté qu’elle revendique en capacité réelle d’agir ?

Africa First Television
Informer l'Afrique, éclairer le monde.
Abonnez-vous et rejoignez une nouvelle vision de l'information.

Afrique : de l’Éthiopie au Cameroun, les foyers de tension se multiplientReprise des combats en Éthiopie, tensions autou...
03/10/2026

Afrique : de l’Éthiopie au Cameroun, les foyers de tension se multiplient
Reprise des combats en Éthiopie, tensions autour du Nil, menace de Boko Haram au Cameroun, incertitudes politiques en Afrique de l’Ouest : ce samedi 3 octobre 2026, plusieurs foyers de crise retiennent l’attention sur le continent.

Éthiopie : le spectre de la guerre revient au Tigré
La situation se tend à nouveau dans le Tigré, région du nord de l’Éthiopie dévastée par la guerre entre 2020 et 2022. Des forces favorables au gouvernement fédéral ont annoncé avoir repris l’aéroport de Mekele, capitale régionale, alors que la situation sur le terrain reste confuse.

Cette reprise des hostilités intervient dans un contexte régional explosif. Les relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée se sont fortement détériorées, tandis que le contentieux entre Addis-Abeba et Le Caire autour du Nil et du Grand barrage de la Renaissance continue d’alimenter les tensions. L’Union africaine appelle les différents protagonistes à la retenue.

Cameroun : Boko Haram reste une menace
Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, les autorités ont renforcé leur dispositif militaire après une recrudescence des attaques dans le Logone-et-Chari.
Plus d’une décennie après le début de l’insurrection dans le bassin du lac Tchad, Boko Haram et ses ramifications conservent une capacité de nuisance.
Les populations civiles restent les premières exposées aux violences et aux déplacements.

RDC : l’urgence sanitaire persiste
En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola constitue un autre motif d’inquiétude. La lutte contre le virus est compliquée dans certaines régions par l’insécurité, les déplacements de populations et la faiblesse des infrastructures sanitaires.

Guinée : l’opposant Aliou Bah gracié
En Guinée, l’opposant Aliou Bah a bénéficié d’une grâce présidentielle à l’occasion de la fête nationale. Le président du Mouvement démocratique libéral figure parmi plus de 200 détenus concernés par cette mesure. Cette décision intervient alors que les rapports entre le pouvoir et l’opposition restent un enjeu important de la vie politique guinéenne.

Guinée-Bissau : le retour d’Embaló au cœur des tensions
En Guinée-Bissau, l’ancien président Umaro Sissoco Embaló souhaite rentrer dans son pays. Les autorités militaires invoquent cependant des raisons de sécurité pour s’opposer, à ce stade, à son retour, ajoutant une nouvelle incertitude au processus politique du pays.

Sénégal : une éclaircie économique
Le Sénégal offre une note plus positive. Les recettes fiscales ont fortement progressé au premier semestre 2026, apportant une bouffée d’oxygène aux finances publiques. Une amélioration notable, même si Dakar reste confronté à d’importants défis budgétaires et sociaux.

Une Afrique sous plusieurs lignes de tension
De Mekele au lac Tchad, les crises de ce 3 octobre sont très différentes, mais témoignent de la fragilité de plusieurs équilibres régionaux. La situation éthiopienne apparaît particulièrement sensible. Une nouvelle guerre au Tigré, associée aux tensions avec l’Érythrée et l’Égypte, pourrait dépasser les frontières du pays. La question est désormais de savoir si la diplomatie africaine parviendra à empêcher ces tensions de se transformer en nouvelles crises régionales.

Africa First Television
Informer l'Afrique, éclairer le monde.
Abonnez-vous et rejoignez une nouvelle vision de l'information.

CHALLENGE DÉCOUVERTE CAMEROUN : QUAND STEVE FAH ET CAMILLE MAKOSSO TRANSFORMENT LES RÉSEAUX SOCIAUX EN VITRINE TOURISTIQ...
03/10/2026

CHALLENGE DÉCOUVERTE CAMEROUN : QUAND STEVE FAH ET CAMILLE MAKOSSO TRANSFORMENT LES RÉSEAUX SOCIAUX EN VITRINE TOURISTIQUE

Camille Makosso et Steve Fah m’ont fait retomber amoureux du Cameroun, et particulièrement de la ville de Garoua. Des Gorges de Kola aux paysages majestueux de Rhumsiki, des chutes d’Ekom-Nkam à Ngaoundéré, de Garoua à Maroua, en passant par Kribi, le Challenge Découverte Cameroun m’a permis de redécouvrir un pays que je croyais pourtant connaître.

Il faut l’avouer : cela fait maintenant dix-huit ans que je n’ai pas remis les pieds au Cameroun. Et depuis l’étranger, l’image qui me parvient du pays à travers les réseaux sociaux est trop souvent celle des routes dégradées ou insalubres, des inondations, des coupures intempestives d’électricité et des nombreuses difficultés auxquelles les populations sont confrontées. Tout cela existe et ne doit évidemment pas être occulté. Mais ce n’est pas tout le Cameroun.
À travers leurs images, leurs rencontres et leur périple, Camille Makosso et Steve Fah m’ont rappelé qu’au-delà de ses difficultés, le Cameroun possède aussi des paysages extraordinaires, une diversité culturelle impressionnante, des villes attachantes, une gastronomie riche et surtout un potentiel touristique considérable. Et, quelque part, leur aventure a produit sur moi l’un des effets les plus simples mais aussi les plus importants que puisse rechercher une campagne de promotion touristique : elle m’a donné envie de rentrer au Cameroun, de prendre la route et de redécouvrir moi-même mon pays.

Et si la meilleure publicité du Cameroun ne venait plus d'une campagne institutionnelle, mais d'un téléphone, d'une caméra et de millions d'internautes ? Depuis plusieurs semaines, Steve Fah et Camille Makosso sillonnent le pays avec le « Challenge Découverte Cameroun », une aventure numérique qui remet paysages, cultures, gastronomie et populations locales au centre de l'écran.

Des Gorges de Kola aux paysages de Rhumsiki, des chutes d'Ekom-Nkam à Ngaoundéré, Garoua, Maroua, Douala ou Kribi, les images s'enchaînent. L'ambition affichée est considérable : parcourir les dix régions du Cameroun et raconter le pays à travers ses sites naturels, ses traditions, ses habitants, ses activités économiques et son patrimoine.

À l'origine de cette aventure, deux personnalités issues de l'univers numérique africain : le Camerounais Steve Fah, créateur de contenu, et l'Ivoirien Camille Makosso, personnalité très suivie sur les réseaux sociaux.

Faire découvrir le Cameroun… d'abord aux Camerounais
C'est peut-être là que réside l'une des idées les plus intéressantes du Challenge.
Pendant longtemps, la promotion touristique africaine a principalement cherché à convaincre le visiteur étranger. Le Challenge Découverte Cameroun inverse en partie cette logique : avant de demander au monde de visiter le Cameroun, pourquoi ne pas donner aux Camerounais eux-mêmes l'envie de découvrir leur pays ?

Steve Fah défend publiquement cette approche. Il estime que le développement du tourisme intérieur passe aussi par des Camerounais qui voyagent dans leur propre pays et découvrent des régions qu'ils connaissent parfois davantage de nom qu'en réalité. Le principe paraît simple. Montrer à un habitant de Douala les paysages de l'Extrême-Nord. Faire découvrir à un jeune de Yaoundé les Gorges de Kola. Donner envie à une famille de Bafoussam de partir à Kribi, ou à un Camerounais de la diaspora de consacrer une partie de ses prochaines vacances à la découverte du pays. C'est ainsi que peut progressivement se construire une culture du tourisme intérieur.

Le Cameroun comme « Afrique en miniature »
Le projet s'appuie également sur un atout historique de la destination camerounaise : son extraordinaire diversité géographique et culturelle. Le pays rassemble des paysages sahéliens au nord, des hauts plateaux, des forêts équatoriales, des montagnes, des lacs, des cascades et une façade maritime. À cette diversité naturelle s'ajoute une mosaïque de peuples, de langues, de cuisines, d'architectures et de traditions. Le site du Challenge met précisément cette diversité au cœur de son récit et prévoit de documenter les dix régions. Et les séquences déjà mises en avant donnent une idée de cette stratégie : Gorges de Kola, Rhumsiki, chutes de Tello et d'Ekom-Nkam, lac Tison, architecture traditionnelle des cases Mousgoum, spécialités culinaires comme le kilichi, pêche traditionnelle, chefferies et autres lieux patrimoniaux apparaissent dans la galerie du projet.

Mais le Challenge ne se limite pas aux cartes postales. Derrière les paysages, montrer aussi les populations. L'expédition cherche également à mettre en avant des agriculteurs, artisans, entrepreneurs et familles rencontrés sur la route. Certaines étapes ont ainsi intégré des actions sociales. Des médias ont notamment rapporté des soutiens financiers accordés à des familles au cours du parcours, tandis que le site officiel présente explicitement un volet consacré aux communautés locales et aux agriculteurs. Cette dimension donne au projet une autre profondeur : le tourisme ne se résume pas à photographier une cascade ou à filmer un paysage spectaculaire.

Derrière une destination se trouvent des femmes et des hommes, des restaurants, des guides, des chauffeurs, des artisans, des producteurs, des hôtels et toute une économie locale susceptible de bénéficier d'une augmentation de la fréquentation.
Quand l'influence devient un outil de promotion territoriale. C'est probablement l'un des enseignements les plus intéressants de l'expérience.

Les créateurs de contenu disposent aujourd'hui d'un outil dont les offices de tourisme ne maîtrisent pas toujours tous les codes : la viralité. Une vidéo spectaculaire de quelques minutes peut franchir les frontières en quelques heures. Un paysage jusque-là peu connu peut être découvert simultanément à Abidjan, Paris, Montréal, Bruxelles, Dakar ou Washington. C'est précisément là que le Challenge Découverte Cameroun dépasse le simple voyage entre influenceurs : il constitue aussi une expérimentation grandeur nature de la manière dont les réseaux sociaux peuvent participer au marketing touristique d'un pays.

Un projet qui n'échappe pas aux controverses. L'initiative n'a toutefois pas fait l'unanimité.
Des critiques et controverses ont accompagné certaines étapes du parcours, notamment autour de déclarations, du financement de l'opération et de la manière dont certaines régions ont été présentées. Steve Fah a récemment répondu publiquement à une polémique née après le passage de l'équipe dans le Sud, contestant notamment une lecture communautaire qui lui était attribuée. Ces débats rappellent aussi une réalité : lorsqu'une initiative touristique s'appuie sur des personnalités très exposées et sur les réseaux sociaux, la communication autour du projet devient presque aussi importante que les paysages montrés. Le défi sera donc de préserver l'objectif de valorisation nationale tout en évitant que les polémiques autour des protagonistes ne finissent par prendre le dessus sur les territoires et les populations que l'opération souhaite mettre en lumière.

Et après le buzz ?
C'est finalement la question essentielle. Le véritable succès du Challenge Découverte Cameroun ne pourra pas être mesuré uniquement au nombre de vues, de « likes » ou de commentaires. Il faudra observer si les images donnent réellement envie aux Camerounais et aux étrangers de voyager ; si certains sites connaissent une fréquentation accrue ; si des guides, artisans, restaurateurs, hôteliers ou producteurs locaux bénéficient de cette visibilité ; et si les contenus produits constituent, dans la durée, une véritable bibliothèque audiovisuelle du patrimoine camerounais. Car un paysage devenu viral pendant quarante-huit heures est une réussite numérique. Un paysage qui devient une destination touristique, crée de l'activité économique et permet à une communauté locale de mieux vivre de son patrimoine représente un résultat d'une tout autre ampleur.
À travers leur Challenge, Steve Fah et Camille Makosso ont au moins remis une question au centre du débat : les Africains connaissent-ils suffisamment les richesses touristiques de leurs propres pays ? Et derrière cette question s'en cache peut-être une autre, plus ambitieuse encore : et si les réseaux sociaux devenaient l'une des a***s les plus puissantes pour faire découvrir l'Afrique… aux Africains eux-mêmes, avant de la faire découvrir au reste du monde ?

Africa First Television
Informer l'Afrique, éclairer le monde.
Abonnez-vous et rejoignez une nouvelle vision de l'information.

Adresse

31 Avenue DE SEGUR
Paris
75007PARIS

Téléphone

+33695518980

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Africa First Television publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Africa First Television:

Raccourcis

Partager