16/08/2026
Petit aller-retour express à Bruxelles : une escapade qui retape !
Samedi 15 août 2026, 7h du matin. Gaston et Câline, mes chats, décident fermement d'écourter ma grasse matinée. Et pourtant, après une semaine de boulot sous une chaleur à crever, je l'avais pas volée.
Petite surprise au réveil : la nuit a apporté son lot de pluie et le ciel est bien couvert. Enfin… on respire !
En scrollant un peu sur mon téléphone, je tombe sur une info sympa : la Belgique et le Japon fêtent cette année leurs 150 ans de relations diplomatiques. Pour marquer le coup, le fameux tapis de fleurs est de retour sur la Grand-Place. Voilà le prétexte parfait pour repartir faire un tour à Bruxelles.
Se pose la fameuse question : voiture ou train ? L'ayant déjà tenté en train l'an dernier, je ne me pose pas la question deux fois. Trois clics sur le téléphone, et le billet est dans la poche.
Me voilà sur le quai de la gare de Quiévrain. Franchement… quel spectacle triste. Même le petit bistrot d'en face a mis la clé sous la porte. Une pancarte « Café à louer » essaie tant bien que mal de sauver les meubles, mais vu l'état du truc, ce serait un vrai su***de commercial de se lancer là-dedans. C'est dommage, car l'architecture témoigne encore d'un passé glorieux, du temps où la frontière voulait dire quelque chose. Mais aujourd'hui, la gare n'est plus que l'ombre d'elle-même. Dernier coup de grâce : la grande marquise qui abritait encore les quais l'an passé et qui lui donnait un certain charme a carrément été retirée.
Brève correspondance de 15 minutes à Mons, juste le temps d'avaler un petit café au vol, et c'est reparti direction la capitale.
Le trajet se déroule sans accroc, si l'on oublie le gamin « roi » élevé à la sauce Montessori qui aura fait sa loi dans toute la rame. Un grand coup d'inspiration, un profond regret d'avoir oublié mon casque à réduction de bruit, et le trajet passe finalement crème.
11h13 : arrivée en gare de Bruxelles-Central.
Un décibel d'audition en moins plus t**d, je m'empresse d'extirper mes oreilles de la gare.
Quelques enjambées suffisent pour rejoindre la Grand-Place. Il est 11h30 et l'estomac commence à crier famine. Je jette un œil à la carte de La Chaloupe d'Or et me laisse tenter.
Le menu est tout trouvé : ce sera un bon moules-frites arrosé d'une petite mousse (une Maes en 50 cl, s'il vous plaît, faut bien se remettre du voyage). C'était franchement délicieux, servi avec le grand sourire et la gentillesse de Caroline. Merci à elle !
Le service était en revanche un poil long, même si les serveurs couraient partout. Mais bon, avec la foule qu'il y avait, difficile de leur en vouloir. Je garde l'adresse dans un coin de ma tête pour y revenir un jour plus calme.
13h : enfin l'heure d'admirer ce fameux tapis de fleurs.
Seul problème : depuis le sol, on ne voit pratiquement rien. Je lève les yeux vers les balcons. Celui de l'Hôtel de Ville offre une vue imprenable, c'est sûr. Do**he froide dans la foulée : 9 € l'entrée et une file d'attente à n'en plus finir. Très peu pour moi, je passe mon tour.
Je continue d'inspecter les façades du regard et tombe sur une grande pancarte « Musée de la Bière » indiquant une entrée à 5 €. Je me dis bingo ! En grimpant dans les étages, moyen d'attraper une super vue en hauteur.
Raté complet : le musée se trouve en fait... à la cave.
Arrivé en bas des marches, quelques personnes attablées me font signe. C'est dans la pièce en face qu'on prend les tickets.
Comptoir en Zinc, tireuses à bière avec poignées en céramique, ça fleure bon l'ancien et l'authentique.
Le patron est en plein débat avec un habitué et deux touristes. L'accueil est un peu frileux, mais je règle mon entrée et attaque la visite. Le musée tient intégralement dans le sous-sol (décidément, adieu la vue d'en haut). Je jette un œil à la vidéo qui tourne en boucle, jette un coup d'œil aux cuves et au matériel de brassage, puis retourne du côté du bar. C'est finalement le meilleur endroit de ce musée.
Cette fois, le patron est beaucoup plus détendu. Il me lance même en rigolant : « Désolé, vu votre gabarit, je n'ai que des petits verres ! ». L'ambiance est bonne. Je me laisse tenter par la brune. Le patron sert le galopin d'un geste précis, rabote le col de mousse et rince le bas du verre dans l'eau fraîche. Du travail de pro. Résultat : une bière super bien tirée, avec un vrai goût de « reviens-y ».
Et le patron a l'air de l'avoir deviné ! Il me propose d'emblée un deuxième verre. Je commence par décliner poliment (le souvenir de la Maes de ce midi me souffle que ce n'est pas très raisonnable), mais il insiste gentiment. Allez, vendu ! Je tente la blonde. Très bonne aussi, même si j'ai préféré la brune.
Cette parenthèse bien sympa fermée, je me recentre sur mon objectif principal : shooter ce fichu tapis de fleurs par-dessus, mais sans lâcher 9 € ni me taper deux heures d'attente.
En ressortant du musée, j'observe à nouveau la façade de La Chaloupe d'Or et remarque qu'ils ont un étage avec une vue magnifique. Et si je tentais ma chance ?
Au culot, je monte demander au responsable. Sympa, il accepte direct sans chercher à me faire consommer. Ça y est ! J'ai enfin mon panorama, avec en prime le sommet de l'Hôtel de Ville dans le cadre. La photo est dans la boîte. C'est peut-être un peu moins centré que la vue d'en face, mais au moins j'ai le visuel d'ensemble.
Mission accomplie ! Je me mets à flâner au hasard des rues. Entre les boutiques attrape-touristes et les groupes de « Free Tours » menés par leurs guides à drapeaux, j'essaie de bifurquer hors des sentiers battus.
Je débouche sur l'Ancienne Bourse. Un autre tapis de fleurs y est installé dans le hall principal. Et là, surprise : un autre musée de la bière. Décidément, le houblon me poursuit aujourd'hui ! Je prends un billet et me lance dans la visite. L'exposition interactive est vraiment superbe, même s'il faut installer une appli sur son téléphone pour en profiter pleinement (je vous ferai un billet dédié là-dessus).
En ressortant de la Bourse, il commence à être temps de remonter doucement vers la gare de Bruxelles-Central. Mais impossible de quitter la ville sans goûter à la fameuse gaufre bruxelloise ! Direction la Galerie du Roi pour tester celle de la Maison Dandoy.
Sur place, il faut jouer des coudes : la terrasse sous la galerie est minuscule. On me cale à une petite table pile dans le passage. Résultat, je dois baisser la tête toutes les 30 secondes pour esquiver les plateaux des serveurs qui carburent.
Mon verdict sur la gaufre : la pâte en elle-même est excellente. Bien croustillante dehors, super fondante dedans, cuite à la minute, ça se sent que c'est du vrai frais. Le coulis de chocolat tape juste aussi. Par contre, la boule de glace soi-disant artisanale manquait franchement de goût, on aurait dit de l'eau. Soit je suis tombé sur un mauvais jour, soit la promesse de la carte n'est pas tenue. Pas le temps de râler de toute façon, la file s'allonge et il faut libérer la table.
Le trajet du retour en train s'est déroulé comme sur des roulettes, et dans un calme bien plus appréciable !
En résumé : super petite journée à Bruxelles. Content d'avoir enfin pu admirer ce fameux tapis de fleurs qui anime la Grand-Place tous les deux ans. Par contre, un 15 août... c'est clairement pas la meilleure date du calendrier pour visiter la ville au calme !