07/10/2026
Je perd rarement mon calme.
En général je me lève sans un mot et on ne me revoie pas.
Mais aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon père.
Et c’est un jour particulièrement sensible pour moi.
Je vous assure qu’on ne mesure pas la chance que l’on a de pouvoir prendre ses parents dans ses bras.
Nos parents sont une richesse qu’on ne valorise jamais comme il se doit.
C’est le problème de l’acquis qu’on ne chérit pas parce que c’est là.
Ce que le souvenir a de cruel parfois c’est que l’on ignore souvent que c’est la dernière fois.
Saudade, le bonheur d’avoir vécu ce qui n’est plus là.
Le dernier mots, le dernier aurevoir, la dernière fois que l’on se voit.
On le vit souvent avec la banalité la plus affligeante, on répond à peine le train est déjà là.
La dernière fois que j’ai vu mon père c’était dans le couloir d’une gare.
Je ne savais pas qu’il n’y aurait pas de prochaine fois.
Si j’avais su j’aurais parler, je l’aurais pris dans mes bras.
On ignore souvent les choses et leur importance qu’on ne réalise qu’une fois qu’elles ne sont plus là.
Le manque nous mord le cœur, et on oublie pas.
On pense souvent, si j’avais su …
De la j’ai appris à donner de l’importance au gens, du respect, du temps.
Parce que celui qui part ne revient pas.
Aujourd’hui quelqu’un a cru bon de profiter de « ma faiblesse » pour tenter un contact avec moi.
Je ne suis pas faible, je n’ai pas oublié.
Je préfère pleurer seule si besoin qu’à côté de quelqu’un qui a choisi autrefois de n’être pas la.
Celui qui n’a pas voulu quand il pouvait ne pourra pas quand il voudra … signé le temps et l’opportunité.
Alors tu vois cher lecteur il y a deux forme de deuil.
Celui que l’on subit, la personne meurt, elle nous manque, on n’y peut rien, il n’y a plus rien à aimer qu’un souvenir les gens ne sont plus là.
Et le plus triste, celui que l’on s’impose en choisissant de ne pas valoriser et aimer la personne quand elle est encore là.
Car une fois brisé la confiance ne revient pas.
Dans le premier cas c’est la personne qui meurt.
Dans le second c’est quelque chose qui meurt en soi.
Et je suis désolée pour mon agressivité de tout à l’heure.
J’ai beau le maîtriser mon caractère de feu est toujours là.
Le lien est aussi mort que ne l’est mon père, merci pour tes pensées.
Mais quand je pars je ne reviens pas.