26/08/2026
Démolir l’hôpital Ignace Deen pour le reconstruire représente nécessairement un coût important pour l’État. Mais au-delà de la question financière, c’est surtout l’occasion manquée d’augmenter durablement la capacité hospitalière du pays qui pose question.
À mon sens, l’État aurait dû adopter une approche plus stratégique : construire d’abord un nouvel hôpital moderne dans une zone périphérique, y transférer progressivement les patients et les services actuellement pris en charge à Ignace Deen, puis seulement procéder à la démolition et à la reconstruction d’Ignace Deen.
Cette méthode aurait permis de répondre à deux objectifs en même temps : moderniser Ignace Deen tout en créant une nouvelle infrastructure hospitalière supplémentaire. Au lieu de remplacer un hôpital par un autre, nous aurions ainsi gagné un établissement de santé supplémentaire.
La Guinée manque d’infrastructures sanitaires. Dans ce contexte, chaque grand projet devrait être pensé comme une opportunité d’augmenter notre capacité d’accueil, et non simplement de remplacer l’existant.
Construire d’abord, transférer les patients, puis reconstruire Ignace Deen : cette stratégie aurait permis à la Guinée de moderniser son système de santé tout en gagnant un hôpital supplémentaire. C’est cela, à mon sens, une véritable vision politique à long terme.