17/06/2026
COMORES : LE PROCUREUR ET LE MEDECIN DU POUVOIR, SONT LES BOURREAUX DESIGNES D’A.A SAMBI ?
La justice est accusée de servir un projet politique. Le procureur Hamada Hamidou est soudainement devenu, pour beaucoup de Comoriens, le symbole même du pouvoir en place. Plus qu'un magistrat chargé de faire appliquer la loi, il est perçu comme l'exécutant d'un système dont l'obsession se résume à un seul nom : Ahmed Abdallah Sambi. Son attitude, ses déclarations et sa communication publique donnent l'impression d'un homme qui ne s'écarte jamais de la ligne fixée par le pouvoir. Lors de sa conférence de presse, il paraît moins défendre une procédure judiciaire que soutenir une cause politique déjà décidée d'avance. Le régime actuel semble n'avoir qu'une seule cible : Ahmed Abdallah Sambi. Sa disparition politique est devenue, aux yeux des partisans de ce régime, une priorité absolue. L'acharnement dont il fait l'objet laisse penser que l'objectif dépasse la simple neutralisation politique et s'étend à son effacement humain. Une chose est cependant certaine: cette volonté n'émane pas du peuple comorien, mais d'un cercle politique déterminé à voir disparaître un adversaire devenu gênant. Le plus tragique est que celui qui est aujourd'hui séquestré et appelé à mourir par cette justice hitlérienne, est aussi celui qui a contribué à l'ascension de plusieurs de ses actuels ennemis.
« Et si Ahmed Abdallah Sambi qu’il fabrique ses ennemis ? »
Ahmed Abdallah Sambi est attaqué par des hommes qu'il a aidés, soutenus ou fait émerger sur la scène politique nationale. Dans sa conférence de presse, le procureur du pouvoir Hamada Hamidou a quitté le terrain du droit pour celui de la communication politique. Son ton, son regard et ses déclarations étaient d'une hostilité assumée et d'une arrogance sans limite. En tout il n’enviera pad Mohamed Djounaid, Mr Perpétuité. Celui qui veut davantage plaire au pouvoir que d'incarner l'impartialité que requiert sa fonction. Le cas du Dr Saïd Moussa, un autre mercenaire du pouvoir, interpelle... Engagé dans une contre-expertise controversée après avoir lui-même indiqué ne pas avoir examiné directement l'ancien président, il remet en cause le travail de ses confrères afin de cautionner une conclusion qui aurait été écrite d'avance. Lui aussi comme son procureur, il est vêtue d’arrogance et de boucherie avérées. Pour eux, cette démarche participe d'une entreprise visant à justifier le maintien d'un homme gravement malade dans une situation mettant sa vie en péril. Ahmed Abdallah Sambi est malade. Son médecin l'a confirmé et a fait état d'un état de santé nécessitant une évacuation pour des soins appropriés. Pourtant, selon le pouvoir et sa justice de tronçonneuse, cette urgence médicale n’est d’aucune importance.
« La mort d’A. A. Sambi, est inscrit dans le programme du pouvoir »
Donc leur préoccupation première est davantage le sort politique de l'ancien président que sa survie. Lorsque, en 2022, une peine de réclusion à perpétuité a été prononcée par la justice du pouvoir contre Ahmed Abdallah Sambi dans un procès que des nombreux comoriens qualifient de « faux procès » et dont certains aspects ont été publiquement contestés, beaucoup y voient une double condamnation : une peine de prison à vie qui, compte tenu de son état de santé et du refus de soins adaptés, prendrait la signification d'une peine de mort lente. Dans sa conférence de presse, le procureur du pouvoir Hamada Hamidou, disait : « Le rôle d'un magistrat n'est ni de plaire ni de déplaire ; la justice est une vertu et les magistrats en sont les garants… » De qui cet homme garni d’une autosatisfaction, se moque-t-il ? Cet adage est aujourd'hui, abandonné au profit d'une logique de fidélité politique. Le procureur Hamada Hamidou et le Dr Moussa Said, deux mercenaires du pouvoir, privilégient les intérêts du pouvoir au détriment des principes fondamentaux de justice, de dignité humaine et du droit aux soins. Car le refus de soins à une personne gravement malade n'est pas un simple désaccord politique : lorsqu'il est délibéré et qu'il expose un être humain à un risque grave, il soulève des questions d'une extrême gravité sur le plan moral, politique et juridique.
« Procureur et Medecin, deux canifs pour décapiter A.A Sambi »
Aux yeux des nombreux comoriens, Hamada Hamidou n'est plus un simple procureur de la République, mais « le procureur d'Azali », un magistrat entièrement dévoué aux intérêts du pouvoir en place. C’est bien le « Me Ludwig Stenglein comorien. Le magistrat d’Adolphe Hi**er » au service d’Assoumani Azali, l’ « l'Hi**er comorien ». Des appellations destinées à dénoncer un acharnement judiciaire et une dérive autoritaire dans le traitement du dossier Ahmed Abdallah Sambi. Ce magistrat et ce médecin, sont devenus les derniers mercenaires médico-judiciaires chargés de mener à leur terme une entreprise dont le but ultime est l'anéantissement politique et humain de l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi.
Said Yassine Said Ahmed
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