Streetmedia

Streetmedia Societé spécialisée dans la distribution et l'affichage

Réseaux culturels ou / et sur mesure su

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada et de nombres de documents, tracts et affiches du secteur culturel
20/04/2026

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada et de nombres de documents, tracts et affiches du secteur culturel

EDITO - Michel Sajn in LA STRADA N°387 de mai 2026 qui vient de sortir dans les bacs et que vous pouvez retrouver dès le mercredi 22 avril sur www.la-strada.net
ARRÊTEZ LE SACCAGE !
Les changements climatiques influeraient-ils sur le climat politique ? On peut se le demander quand on voit comment notre quotidien évolue. C’est chaud, vraiment très chaud !
Le "magnat" français d’extrême droite qui possède une radio, plusieurs chaînes de TV – dont CNews, célèbre pour ses bourdes, où beaucoup trop de racistes s’expriment –, possède à présent, deux chaînes de distribution : l’une qui distribue des produits culturels, Cultura, avec en particulier un rayon librairie très important, et l’autre, Relay, tabacs/ kiosques dans les gares et les aéroports qui distribuent aussi des livres. Ceci lui permet d’inonder le marché d’auteurs d’extrême droite ou de droite radicale. Plus grave encore, il détient 51% de l’édition française. Et il a commencé la "mise au pas" des grandes maisons d’édition : il y a quelques mois ce fut Fayard, maintenant c’est au tour de Grasset, dont il vient de virer Olivier Nora, qui dirigeait cette entreprise de manière indépendante, assurant la pluralité des points de vue et des auteurs de manière remarquable depuis 25 ans.

Aussi, plus d’une centaine d’auteurs ont-ils déjà quitté cette maison et ont lancé une tribune pour expliquer leur geste. Ils commencent à imaginer comment résister à cette chape de plomb que cet oligarque abat sur un des fleurons de la culture française. Les réactions viennent de presque tous les bords politiques, mis à part les "poulains" d’extrême droite ou de droite dite radicale du "magnat". Certains essaient de trouver comment instaurer des clauses de conscience pour les auteurs, à l’instar de celles dont peuvent se prévaloir les journalistes lors d'un changement de direction. Car non content de placer ses "pions" partout, voilà que ce "magnat" fait mettre en avant tous les auteurs et hommes politiques d’extrême droite ou de droite radicale, au mépris des lauréats de prix littéraires, sans aucun souci de pluralisme.

Qui plus est, notre gouvernement surfe sur cette vague autoritaire, puisque vient d’être votée une loi qui interdit purement et simplement les free parties. Là aussi les DJs les plus connus et nombre de producteurs, Laurent Garnier en tête, sont en train de faire signer des pétitions, en espérant que ce projet de loi ne soit pas validé par le Sénat.

L’attaque lancée sur la Culture devient insupportable, car après le souhait de l’ancienne ministre de la Culture de fermer des écoles d’art, après les coupes nettes et "orientées" dans les budgets culturels de certaines collectivités territoriales, après le laxisme de l’ARCOM et des autorités par rapport à CNews, cette chaîne TV devenue une source de fake news et un robinet à insultes, il y a également la mise en faillite de la quasi-totalité des universités françaises. Sans compter les pressions exercées sur certains thésards par des grandes firmes et des puissances étrangères qui ne financent que les projets qui ne les dérangent pas et les servent, profitant ainsi du manque d’argent des universités pour imposer leur volonté. Maintenant c’est l’Édition et la Culture Populaire en direction des jeunes qui sont ciblées. La France a rayonné à travers le monde plus par sa Culture que par ses armées, plus par ses penseurs que par ses commerciaux. Et voilà qu’une bande d’incultes massacre le fleuron de notre Pays, l’ADN de notre République : la Culture.

C’est un véritable cauchemar de constater ce délitement, cette négation des sciences humaines, de la littérature, des arts et de la culture populaire. On se souvient alors que notre Président pensait, pendant le confinement, que la Culture n’était pas essentielle. Confondant, à l’époque, le danger des regroupements dans des salles de spectacles ou des lieux de culture, avec ce qu’est en réalité la Culture. En français, le synonyme de Culture est "lien social". Et s’il n’est pas essentiel, il n’y a plus de République. Car la République est une culture qui nous lie pour faire nation. Et cela entre en totale contradiction des théories nationalistes qui parlent "d’identité nationale". Alors qu’en République, l’identité ne peut être que personnelle. Ce n’est pas l’appartenance à un groupe qui nous fait français, mais le partage d’une culture : la République et plus brièvement la citoyenneté.

Dans la noirceur ambiante, une lueur tout de même : Viktor Orban a été vaincu. Ce leader hongrois possédait un cercle familial et quelques amis – 13 au total –, qui géraient 25% du PIB hongrois. Il avait mis à bas la liberté de la Presse, il était terrifiant quant à ses prises de position sur la communauté LGBTQIA+, il était anti-européen ce qui ne l’empêchait pas d’empocher la manne des subventions européennes. Ses alliés français d’extrême droite commencent d’ailleurs à être très embarrassés par ces liens d’amitié.

Cette régression généralisée, cette destruction de l’ADN de notre pays, nécessite un réveil. Il n’est plus question de jouer à la guéguerre entre gauche et droite. Il est juste question de défendre les valeurs républicaines, notre Culture. L’indignation, les manifestations, les pétitions ne suffisent plus : il faut rebâtir des pans entiers de notre société, que ces crétins démolissent sauvagement. Il n’y aura que la créativité, la solidarité et la connaissance qui pourront nous sauver. Car ces "mises au pas" ressemblent fort à des méthodes qui furent appliquées lors des heures les plus sombres de l’Europe. Et ce n’est pas le clown orange morbide qui préside l’Amérique ou le sanglier parano qui dirige la Russie qui pourront aider à quelque chose, étant donné que les deux financent les crétins qui détruisent notre culture.

C’est pour toutes ces raisons que nous poursuivons notre série de portraits dédiés aux "résistants culturels". Dans ce numéro vous trouverez Benoit Arnulf (p.16), fondateur avec l’association Les Ouvreurs du festival de cinéma q***r In&Out. Il lance un centre de mémoire LGBTQIA+, cette communauté qui a participé activement au développement et au rayonnement de notre région. Olivier Riouffe (p.11) qui ne lâche rien et continue son festival d’Arts de La Rue : Déantibulations, l'un des derniers du genre dans notre région. La réappropriation de l’espace public par la population grâce à la culture qu’il continue de préserver est un exemple de ténacité et de créativité. Antibes avec ce festival, mais aussi avec Coul'heures d’Automne, donne le la en ce domaine. Le journal Mouais et son équipe niçoise (p.24), qui ont lancé un titre national pour lutter contre cette vague autoritaire et inculte. Si les Hongrois ont – enfin – dit non, nous le pouvons aussi, par dignité et par respect à nos aïeux qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre en liberté. Et pour finir, un entretien avec un poète, également plasticien, peintre et musicien : CharlÉlie Couture (p.4), qui est resté intègre, refusant les étiquettes que le marketing voulait lui imposer. Il a toujours pensé que la poésie est une résistance face à cette censure algorithmique et à l’illibéralisme. Il a d’ailleurs choisi de participer au Festival Improbable à La Gaude, symbole de cette culture populaire, solidaire et bienveillante, qui fête cette année ses 10 ans et démontre ainsi qu’il y a de l’espoir pour nos libertés lorsque tout le monde s’y met. Nous continuerons à célébrer tous ces militants qui, contre vents et marées, font briller la Culture qui est un des fondements de notre Pays. Vive la Culture ! Vive la Liberté quand elle est mâtinée d’égalité et de fraternité.
fans

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada et de nombres d’affiches et documents culturels
04/03/2026

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada et de nombres d’affiches et documents culturels

La Strada n°385 de mars 2026 vient de paraître en version papier et sera en ligne sur www.la-strada.net

Ce numéro est dédié aux femmes, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour leurs droits, le 8 mars – bien qu’une seule journée reste dérisoire au regard de ce qu’elles subissent encore. Celle-ci s'inscrit cette année dans un climat de brutalisation du débat public, parfois de mépris du droit, et d'une fascination croissante pour le rapport de force. Les féministes l'avaient vu venir depuis longtemps : le masculinisme et le patriarcat sont malheureusement loin d'être vaincus, car ils sont autant de matrices des violences politiques et sociales. La violence qui déborde aujourd'hui dans la société est omniprésente. Et dans ce contexte, le recul des droits devient un symptôme : s'attaquer à celles qui incarnent l'égalité, l'autonomie et la liberté, c'est tester la solidité du socle démocratique. La "post-vérité", les petites phrases devenues des "posts" rageurs sur les réseaux sociaux, et le "bashing", érigé en sport mondial, fabriquent un terrain propice aux lynchages symboliques... et malheureusement physiques. Et pendant qu'on discute pour savoir si l'autorité doit remplacer le droit, les services publics s'effondrent, la justice s'enlise, la violence ordinaire s'installe.

Remettre en question les droits acquis, et ceux des femmes en particulier, n'est pas anodin. C'est accepter que la loi du plus fort remplace la loi commune. Face à cette spirale, il s'agit de ralentir, de réfléchir, de lutter, et de (re)construire. Ce numéro est donc fourni de nombreux articles sur des créations et événements dédiés aux femmes et à leurs combats, ainsi que des portraits de Nawal Bakouri, directrice de l'Ecole Supérieure d’Art et de design de Toulon Provence Méditerranée (p.15), de la plasticienne Frédérique Nalbandian (p.18), de la photographe Béatrice Heyligers (p.19), de la rédactrice en chef de La Tribune Côte d’Azur Isabelle Auzias (p.32)… Suivez simplement le logo ci-contre, symbole de la féminité pour les lire.

C'est dans ce contexte violent que le théâtre anthéa - antipolis théâtre d'antibes présente, pour la première fois, Ubu roi. Cette pièce culte du père de l’absurde, Alfred Jarry, résonne tristement avec le chaos actuel. Daniel Benoin, directeur d’Anthéa, a choisi de mettre en scène et en lumière cette pièce de 1896, mais "qui semble avoir été écrite pour notre époque." Entretien, avant la première le 3 mars. (p.9)

Ce numéro de mars, ce sont aussi des festivals qui fleurissent dans la région. Comme le Festival Printemps des Arts de Monte-Carlo, que Bruno Mantovani dirige désormais depuis trois saisons, et prouve une nouvelle fois sa capacité à innover. Rendez-vous du 11 mars au 19 avril (p.5) ! C'est aussi le festival L'ImpruDanse, créé par Maria Claverie-Ricard, directrice de Théâtres En Dracénie, qui célèbre sa 10e édition, du 14 mars au 4 avril à Draguignan, en croisant à nouveau grandes figures de la scène chorégraphique et artistes émergents (p.12). Ce sont les 20e Les Journées Poët Poët, créées par la poétesse, comédienne et militante Sabine Venaruzzo, qui serpenteront à travers paysages urbains, littoraux et montagnards du 06, pour les relier par le verbe et la mixité artistique, du 11 au 22 mars (p.24). Sans compter le de la marionnette à Mougins Scène 55 (p.8), Régions en Scène à Puget-Théniers et Nice (p.10), Les Journées du Cinéma Italien à Nice et le festival GéoRegards à Nice (p.23)… et bien sûr Festives!, dont la programmation artistique et engagée autour des droits des femmes et de la lutte contre les violences sexistes, est porté par un collectif d'actrices et d'acteurs culturels et associatifs azuréens (p.22).

Enfin, retrouvez dans ce numéro, et sur notre site www.la-strada.net, une sélection de concerts, pièces de théâtre et chorégraphiques, expositions, événements, qui rythmeront les prochaines semaines.

L’équipe de La Strada vous souhaite une très bonne lecture.
@super fans

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada et de nombreux autres documentaires culturels pour les acteurs de la Cult...
08/12/2025

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada et de nombreux autres documentaires culturels pour les acteurs de la Culture du 06 !!!!

Édito par Michel Sajn in LA STRADA N°383 de DÉCEMBRE 2025 - JANVIER 2026 qui vient de sortir dans les bacs et sur le net dès jeudi www.la-strada.net
"MERCI" !
En cette période de fêtes de fin d’année, au milieu des fake news fabriquées par des puissances étrangères, mais aussi par des oligarques aux idées brunâtres, face à la montée de la violence, des injustices sociales, du délitement de notre environnement naturel, social et politique, on trie. La résistance se réduit à la survie, surtout à celle de nos enfants. En ce moment, c’est loin d’être évident.
En effet, pour les fêtes, on nous a fait un "beau cadeau" : le chef d’état-major de l’armée française nous dit qu’il va falloir que nous soyons prêts à sacrifier la vie de nos enfants. Avec, cerise sur le gâteau, un kit de survie en cas de catastrophe, mais aussi de guerre que le gouvernement nous adresse. Rien ne va là-dedans, car ce genre de message ne peut être du fait de l’armée en République, car c’est le peuple qui décide, par ses représentants, de ces choses. Juridiquement, c’est donc moyen. Mais plus encore, c’est le timing qui est dérangeant : loin de nous convaincre du besoin de défense nationale, le fait de l’annoncer juste avant cette période participe de cette tendance de diffusion de la peur que nous subissons. On fait monter la pression : un peu de guerre en Ukraine, un peu de guerre en Palestine, et une détente. Puis on recommence. Ici, avec cette déclaration, c’est encore plus aigu. Ce militaire craignait-il la banalisation de la guerre ? Craignait-il l’effondrement du "vouloir-vivre commun" ? Constatait-il la dislocation de l’unité de notre pays ? Le moment et la méthode sont tellement mal choisis. Le système de l’ennemi commun pour souder un peuple, on nous l’a déjà fait. Et on en connaît les résultats.

La guerre n’a jamais rien arrangé, elle se termine toujours par un traité, qui aurait dû être signé avant les centaines de milliers de morts que provoquent les combats. Rien n’est fait pour entrevoir une solution, car ceux qui nous menacent ne le font que pour leurs intérêts et ceux de leurs courtisans, de leurs "vassaux". D’ailleurs, les guerres qui ont jalonné notre histoire ont toujours été guidées par des intérêts privés. La dernière Guerre Mondiale n’a-t-elle pas été fomentée par des sociétés hyperpuissantes ? L’Ordre du jour d’Éric Vuillard (Prix Goncourt 2017) ne nous a-t-il pas donné les preuves de cette volonté de Thyssen, Krupp et consorts, qui sont allés chercher un terroriste d’extrême droite parmi d’autres, qui se nommait Hi**er ? N’ont-ils pas accompagné sa montée au pouvoir ? Le dernier ouvrage paru de Laurent Mauduit, Collaborations. Enquête sur l’extrême droite et les milieux d’affaires, publié aux éditions La Découverte en septembre 2025, explore les liens entre les élites économiques françaises et l’extrême droite, un sujet brûlant d’actualité selon l’auteur. Ne rappelle-t-il pas ce qui s’est passé en Allemagne ? Tout cela se complique, car si, à l’époque, il y avait ceux qui soutenaient l’extrême droite et ceux qui résistaient, de nos jours la "multipolarité" s’est installée et voilà qu’il y a plusieurs clans dominants qui ont tous leur propre extrême droite, ou leurs propres visions totalitaires : les USA et le QAnon, Poutine et son nationalisme, la Chine et son impérialisme, etc. Musk ne finance-t-il pas l’extrême droite allemande ? De même chez nous, avec Bolloré et Stérin, et ceux que l’on ne connaît pas : chaînes de propagande d’extrême droite, 51 % de l’édition française aux mains du magnat de la com’, révisionnisme événementiel chez de Villiers, etc., etc.

Tout ce maelström de désinformation pour nous désespérer, nous faire peur et nous faire croire que la seule solution est de sacrifier nos enfants. D’ailleurs, avec la pollution qui entraîne les changements climatiques, nous avons déjà commencé le sacrifice. Peut-être que ce n’est pas assez rapide, alors on nous impose la guerre… Après tout, avec l’IA et les robots, les dominants n'auront plus besoin d’autant d’humains pour produire. Et ces derniers demandent "trop" d’avantages sociaux. Alors, comme à chaque grand mouvement de mécontentement, on impose la guerre. C’est une "économie", ça évite les plans sociaux, c’est bon pour les balances comptables : on tue ces révoltés, la guerre est un bon alibi pour les tueries de masse. Et l’affaire est bouclée ! Voilà le cynisme inique des dirigeants du monde, qui, depuis des siècles, nous la font à l’envers. Jaurès est mort pour avoir eu l’audace d’être un pacifiste, et comme le disait Carl von Clausewitz : "La guerre n’est que la simple continuation de la politique [en faveur des nantis] par d’autres moyens." La récente déclaration de Poutine prêt à faire la guerre à l’Europe n’est que l’expression de cette cupidité morbide qui semble motiver cette montée de violence, de suprématisme et de nationalisme.

Alors les boules de Noël, nous les avons, après ces déclarations, car le constat est amer : une des périodes les plus sombres de notre histoire est en train de se reproduire sur toute la planète. Comment les peuples, nous tous, pouvons-nous voter pour des gens qui régénèrent ce qui naguère fut combattu par des millions d'individus ? Faut-il encore une boucherie pour comprendre que la LIBERTÉ est une valeur essentielle et que l’autre, l’étranger, n’est pas un danger, mais une promesse ?

Alors, "bonnes" fêtes, non pas de la consommation, mais du partage !

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada et des documents d'informations et affiches de nombre de structures cultu...
06/10/2025

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada et des documents d'informations et affiches de nombre de structures culturelles

fans La Strada n°381 d'octobre 2025 vient de sortir retrouvez la aussi sur www.la-strada.net
Corruption, violence, oppression, censure, cupidité, xénophobie et racisme de tous ordres se déversent ces temps-ci sur la France, sur l'Europe, et même sur le monde... Personne n'est épargné. On doit cela à des despotes, souvent aussi idiots que violents, pourtant élus démocratiquement. On appelle cela des "démocratures" : des régimes qui apposent peu à peu un voile noir sur toute la planète. Les médias, eux, semblent s'"adapter" de plus en plus à ce genre de discours, et l'on sent bien que, si les présentateurs de la plupart des journaux TV et radio – tout comme la presse écrite – tiennent à rester bien installés dans leur fauteuil, il vaut mieux passer les plats. On peut légitimement s'interroger : qu'est devenue l'information ? Un diktat que l'on nomme pudiquement "post-vérité", concept selon lequel nous serions entrés dans une ère où l'opinion personnelle, l'idéologie, l'émotion, la croyance l'emportent sur la réalité des faits. Orwell, Kafka et quelques autres visionnaires auraient donc vu juste ?! Dans un tel contexte, on peut s'attendre à vivre un nouvel Octobre morose...
Nous ne le répéterons jamais assez : l'information est un garant de la démocratie, au même titre que la culture. Aussi, voir l'arrivée d'un nouveau lieu comme le Théâtre L'Escale à Ville de La Gardee est une très bonne nouvelle. Retrouvez dans ce numéro le temps fort de sa saison 2025-2026. À Ville de Mandelieu-La Napoule, la nouvelle saison débute elle aussi, et la musique sera à l'honneur à l' Ldv MandelieuEspace Léonard de Vinci, avec un lancement en compagnie de la chanteuse Rose. Du côté de Nice, le Théâtre Lino Ventura Nice Officiel se réinvente : nouvelle directrice – Sabrina Aggoun, alias Syna Awel – et nouvelle programmation, pour renouer avec son glorieux passé. Quant à Tandem, la SMAC varoise continue de nourrir le département en musiques actuelles, et programme bientôt Deluxe. [pages 3 & 16]
À Ville de Nice, l'édition 2025 de Scènes d'Automne s'annonce comme l'un des temps forts de la saison théâtrale et propose une sélection de douze spectacles en compétition, enrichie d'événements annexes (projections, contes, lectures, rencontres...) dans de nombreux lieux niçois, ainsi qu'à Saint-Laurent-du-Var (06) - Page officielle, au Vivez Le Broc et à Saint Jean Cap Ferrat Tourisme. Un festival marrainé par Eva Rami, Molière 2024 du seule en scène, avec un jury présidé par Isabelle Bondiau-Moinet, dont vous trouverez le portrait en page 10.
Rencontres et débats, jeux d'enquête et de réalité virtuelle, murder party, reconstitution d'une scène de crime, concert, spectacle... et plus d'une trentaine d'auteurs : le Festival du Polar de Saint-Laurent-du-Var déroulera sa 7e édition les 11 et 12 octobre. Après un ex-douanier, un ex-policier, un ex-journaliste... c'est au tour d'un ex-ingénieur d'être l'invité d'honneur cette année : Franck Thilliez Officiel. Retrouvez un entretien avec ce romancier – également scénariste de séries et de BD – aussi lumineux que ses écrits sont noirs, en page 22.
Retrouvez également dans ce numéro, et sur notre site www.la-strada.net, une sélection de concerts, pièces de théâtre et chorégraphiques, expositions et événements qui rythmeront les prochaines semaines.
L’équipe de La Strada vous souhaite une très bonne lecture.

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada , pensez y pour vos documents culturels : tracts , affiches, brochures
10/09/2025

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada , pensez y pour vos documents culturels : tracts , affiches, brochures

Edito – Michel Sajn in La Strada N°380 de Septembre 2025 vient de sortir dans sa version papier et sur le net en cliquant sur www.la-strada.net fans
VIVONS NOS RÊVES POUR CHANGER LE MONDE
Ce numéro de rentrée est dédié à l’édition 2025 du Festival du Livre de Mouans-Sartoux (pages 24-25), dont le thème traduit l’inquiétude que génère la période violente que nous vivons actuellement avec tous les dangers qu’elle fait peser sur notre avenir : Quel monde demain ?
Il est aussi dédié à Clown Power (page 8), ce festival de clowns dont Denis Lavant est le parrain, cette année, et qui lui a fait dire dans son édito : "Je sais trop bien que tous les pitres et contre-pitres sont de grands orphelins qu’on doit prendre par la main pour les rassurer, les accompagner au point où le pouvoir de leur auguste candeur nous entraînera vers un nouvel enchantement du monde. Et même si le mot même de « pouvoir » semble à des lieues de vos fantasques excentricités et que vous êtes bien les premiers à ne pas être dupes de cette addiction qui corrompt toute humanité et obscurcit la conscience de nos dirigeants. C’est justement en votre pouvoir de nous le faire entendre et de nous faire rire, rien qu’en prenant sur vous la charge maximale de l’inconcevable inanité de notre société greffée dessus ce monde qui n’en a pas fini, lui, de nous épater".
Car dans cette période, des fous organisent des défilés militaires pour oppresser l’Humanité. Pire, on nous promet la guerre dans notre propre pays : économie de guerre, mobilisation de moyens techniques exceptionnels dans les bases militaires, prochainement kit de survie en cas de catastrophe naturelle, ou de… guerre. Vous découvrirez, en pages 22 et 23, des poètes, des pères poétiques et urbains, un dandy rock’n’roll qui avec humour démonte les ressorts modernes de cette société qui perd son sens comme une artère le fait dans un corps blessé. Un agrégé de droit qui vous expliquera comment on gouverne par la peur et pourquoi il a milité contre cela. Vous pourrez lire aussi, à propos d’un ouvrage poignant, le douloureux dialogue entre une autrice exceptionnelle et son amie, mère d’une jeune femme assassinée, devenue icône des féminicides, dont le nombre ne cesse d'augmenter en France et dans le monde. Elles, ils, seront tous à Mouans-Sartoux avec nous sur le stand A011 de La Strada ! Rejoignez-nous, venez discuter, découvrir leurs livres…
Les clowns, les poètes, les écrivains, font ce qu’ils peuvent pour que chacune, chacun comprenne que l’intolérance, la violence et le totalitarisme ne sont pas des solutions. Pourtant une directrice d’école a mis fin à ses jours, dans un petit bled, parce que les habitants ne supportaient qu’elle soit lesbienne et la harcelaient, voire la menaçaient de mort. Ils sont à l’image d’une majorité de gens qui adhèrent aux anathèmes que nombre de politiques prononcent contre ceux qui sont différents, que ce soit par leur religion, leurs origines, leurs orientations sexuelles, ou leur genre. Les agressions envers les femmes, envers la communauté LGBTQI+, envers les enfants, envers les étrangers… en fait contre la différence, qui dans le passé étaient la marque du fascisme, deviennent des "positions officielles" dans bon nombre de pays et, dans le nôtre, augmentent de manière inquiétante.
Ne nous laissons pas impressionner par cette stratégie de la peur, ne nous laissons pas do¬miner par des algorithmes programmés au bon vouloir de quelques oligarques qui ne rêvent que d’un monde formaté, sans humanité, juste au service de leur intérêt. Il n’est plus question de se diviser, de se replier sur sa bulle. C’est le moment de se fédérer pour que la vie, l’amour et la liberté l’emportent. Nous avons vaincu d’autres bruits de bottes. L’espoir ne suffira pas, il faut le désir, celui d’agir sans tenir compte de cette vindicte algorithmique, oligarchique et violente. Il y a d'autres voies : la poésie peut détraquer un algorithme, car elle est subjective et particulière à chacun, tout comme l’humour et l’empathie sont de bien meilleurs moyens de vaincre. Mais par-dessus tout : la créativité, l’imagination ne sont-elles pas les meilleurs moyens de résister ? Alors, cessons de rêver un autre monde, vivons nos rêves pour le changer.

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada
24/06/2025

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada

La Strada N°378 de Juillet 2025 “Spécial été“ vient de sortir www.la-strada.net
Edito Michel Sajn : LA PAIX, VACANCE(S) POUR TOUS ?
Ce numéro "Spécial été" vous permettra nous l’espérons de (re)découvrir notre région à la lumière de tous ses festivals, ses expositions, mais aussi de ses saisons culturelles à venir. Nous espérons qu’ainsi vous puissiez faire un break, car l’actualité ne nous aidera pas à trouver la paix - c’est le moins que l’on puisse dire…
Espérons que cet été, pour s’endormir, on ne soit pas obligé de compter les missiles plutôt que les moutons. Au second degré, on pourrait croire que les dictateurs sont d’humeur festive et organisent des grands feux d’artifice, si ces derniers ne faisaient pas des milliers de victimes innocentes. Il n’y a pas à prendre parti, dans cette horreur personne n’a raison, car sous aucun prétexte, tuer des civils ne peut être acceptable.
Nos jeunes commencent d’ailleurs à ne plus supporter ce climat et finissent par imiter la violence des despotes et de certains hommes politiques qui oublient, en ce moment, ce que les mots « retenue » et « dignité » veulent dire et qui voient leur haine et leurs fakes news amplifiées par les réseaux sociaux.
Alors les vacances permettront non pas d’oublier, mais de faire une pause dans ce cauchemar que quelques violents pervers narcissiques nous font subir, pour leur prestige, mais surtout pour leurs intérêts.
Il faudra bien des spectacles, des expositions, de la convivialité, pour apprécier liberté, paix et fraternité, avant qu’on ne nous les supprime. Car pouvoir aller à la plage, se balader en montagne, ou se divertir reste un luxe incroyable dans un monde où la guerre et les violences obligent des millions de gens à se terrer dans des abris de fortune, pour fuir les bombes, mais aussi un climat qui évolue de manière inquiétante. Restons vivants, tendons-nous la main, partageons, tant qu’il est temps, tant que nous pouvons encore le faire. Comme le conseille un vieil adage : "Vivons bien notre présent, si nous voulons avoir un futur."
Ce numéro vous offre 56 pages de fête, de convivialité et de partage. Détendez-vous, respirez, prenez le temps d’apprécier la vie avec vos proches, mais aussi avec les autres. Préférez la vie et la paix, car ceux qui choisissent la guerre n’y vont jamais et y envoient les pauvres. Ils n’ont certainement pas lu Sun Tzu, le maître, qui simplement disait que "l’art de la guerre c’est savoir l’éviter".
Profitez de l’été pour faire cette pause. Afin de pouvoir aborder la rentrée avec la même sérénité, loin des polémiques inutiles, du repli sur soi et de la peur de l’autre… Tout ceci n’est pas un rêve. Il n’y a pas lieu de parler d’espoir, mais simplement du désir de vivre et de laisser vivre. Il n’y a que la paix qui entretient le désir. Le stress, la peur et la violence ne sont que des "casses délires". Et si un jour, la rentrée vous semble impossible, ne craignez pas de rester en vacances…
Peut-être que s’arrêter plus longtemps d’alimenter la machine à frayeur, qu’est devenue notre société, n’est pas si impossible à faire. Réfléchissez-y les doigts de pieds en éventail, paisible, à la fraîche. Et si finalement, il suffisait de rester en vacances et de laisser les fous seuls, sur leurs trônes dorés de pacotille… Comme l'a très justement écrit Stéphane Benhamou dans son livre : La rentrée n’aura pas lieu !

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada
22/04/2025

Streetmedia distributeur exclusif de La Strada

La Strada n°376, de Mai 2025 vient de sortir en version papier

"En mai, fais ce qu'il te plaît" est le titre de l’édito de ce numéro. Ce mois est souvent celui où l’on se lâche, parce que les beaux jours arrivent. Il fut aussi, au cours de l'Histoire, celui de nombreuses révoltes… Eh bien, force est de constater que l’histoire a bien changé. Le monde est comme apathique. Il n’y a plus de révolte, de refus, de contestation. L'avenir, c'était mieux avant… Alors, réveillons-nous, et en ce mois de mai 2025, au lieu de nous contenter de proverbes printaniers, rappelons-nous que la liberté se défend. Le monde d’aujourd’hui n’est plus en révolte, il se fait endormir par l’emprise de dirigeants au comportement absurde et dangereux, armés de bombes et de réseaux sociaux. À l’image de Donald, alias Coincoin, gourou d’un cirque complotiste où le mensonge règne, où les extrémistes de la planète, soutenus par un milliardaire qui fonctionne à tout sauf à l'eau, s’en donnent à cœur joie. Ce duo infernal exporte son autoritarisme en Europe, tandis que le monde devient un plateau de télé-réalité où seuls l’égoïsme et l’argent triomphent. Il est temps d’agir : refusons la résignation, défendons nos droits, rappelons que la liberté ne s’achète pas. Et la Culture, qui paie souvent le prix fort avec ce type de personnages, est là pour nous le rappeler !

Découvrez dans ce numéro les programmations respectives des deux "patriarches" du jazz sur la Côte d'Azur. Si le Nice Jazz Fest poursuit sa mue en proposant une affiche accessible au plus grand monde, mêlant tradition et ouverture aux autres musiques, Jazz à Juan offre un solide panorama du genre, un peu comme sur une photo de famille où toutes les générations sont représentées. Dans un cas comme dans l'autre, rendez-vous en juillet. [page 5]

La musique classique fait aussi son festival en ce printemps. Les Heures Musicales de Biot joueront leur 42e partition, en hommage à son historique directrice artistique, Liliane Valsecchi, disparue en janvier dernier. Une nouvelle Vague Classique s'apprête à déferler dans cinq lieux aussi différents qu’incontournables de la ville de Six-Fours. Et à Draguignan, le festival Play Bach continue d'explorer la galaxie du "Père de la musique"… [pages 6-7]

Mai étant celui du 7e Art dans l'Hexagone, nous mettons le focus sur quelques personnages et événements de la région. Découvrez le parcours de Janaka Samarakoon, artisan du documentaire, les récentes réalisations des diplômés de l’ESRA, et dans un même élan, le 1er Festival international du film des écoles de cinéma à Cannes, qui propose de révéler les futurs talents du 7e Art. Du côté d'Antibes, Anthéa accueille le cinéaste Vincent Moon, pour une performance Live Cinema, alors que l’Institut audiovisuel de Monaco fait un zoom sur le Cinéam (Club des artisans cinéastes de Monaco), et que le Musée national du Sport inaugure l'exposition Action ! Le sport au cinéma, sous le commissariat de Gérard et Julien Camy. [pages 15-18]

Enfin, retrouvez également dans ce numéro, et sur notre site www.la-strada.net, une sélection de concerts, pièces de théâtre et chorégraphiques, expositions, événements, qui rythmeront les prochaines semaines.

L’équipe de La Strada vous souhaite une très bonne lecture
@super fans

Adresse

306 Route DES VESPINS
Saint-Laurent-du-Var
06700

Heures d'ouverture

Lundi 10:00 - 18:00
Mardi 10:00 - 18:00
Mercredi 10:00 - 18:00
Jeudi 10:00 - 18:00
Vendredi 10:00 - 18:00
Samedi 00:00 - 00:00

Téléphone

+33493193740

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Streetmedia publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Streetmedia:

Partager