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Il faisait encore nuit quand mon collègue m’a prévenu par SMS.Une enveloppe avait été déposée sur mon bureau.Elle ne por...
12/11/2025

Il faisait encore nuit quand mon collègue m’a prévenu par SMS.
Une enveloppe avait été déposée sur mon bureau.

Elle ne portait aucune annotation.
Une clé USB avait été glissée à l’intérieur.

Je savais que c’était lui.

J’ai fermé ma porte à clé.
L’équipe de jour prenait son service au commissariat.

J’ai allumé une clope.
Réflexe idiot quand l’angoisse me submergeait.
Sa fumée montait lentement dans le cagibi qui me servait de bureau.

Un seul dossier sur la clé avec ce nom de fichier : Tes brouillons

Entre angoisse et excitation, j’ai double-cliqué sur l’icône.
Des centaines de fichiers étaient entassées dans cet espace numérique.

J’ai vu défiler mes propres mots.
Des débuts d’idées, des phrases inachevées, des concepts jamais développés.

Tout ce que j’avais jugé inutile, bancal ou raté.

Chacun d’entre eux était précédé d’une annotation en rouge.

> Trop copywrité.
> Zéro originalité.
> Pas assez vrai.
> Manque d’audace.

J’ai senti quelque chose me tordre les tripes.
Il ne s’en prenait pas aux autres.

L’écran s’est figé.
Puis une phrase est apparue.
Courte.
Tranchante.

Tu m’as cherché, inspecteur, mais c’est moi qui t’ai créé.

Je suis resté tétanisé.
Le goût du tabac amer sur la langue.
L’écho de ma propre voix qui résonnait trop fort dans ma tête.

La suite du message apparut.

Je suis né le jour où tu as cessé d’écrire avec courage.
Le jour où tu as préféré plaire plutôt que dire.
Chaque fois que tu t’es censuré, j’ai grandi.
Chaque fois que tu as copié, j’ai tué.
Chaque fois que tu as douté de ta voix, j’ai frappé.

Je me sentais vaciller dans mon bureau.
Je me rattrapais de justesse à une chaise.
J’avais fermé le dossier. De colère, de défi, de peur.

Les visages des victimes s’effaçaient, remplacés par des souvenirs.
Mes débuts. Mes hésitations.
Mes posts avortés.

Je compris, enfin.
Le Tueur du Vide n’était pas un homme.
C’était une idée.
Une peur.
Une ombre née de tous mes renoncements.

Il n’avait jamais existé ailleurs que dans mes silences.

J’ai rouvert le dossier.
Un fichier vide.
Un curseur qui clignotait.

Je me suis approché plus près de l’écran.
Juste pour m’assurer que je n’étais pas devenu fou.

La lumière de l’écran a balayé la pièce.
J’ai cru apercevoir mon double une dernière fois.
Avec un sourire.
Ni menaçant, ni moqueur.
Juste complice.

Puis j’ai tout éteint.
J’ai saisi mon carnet et mon stylo.
La journée allait être longue.

—------------------------------------------------

Le Tueur du Vide n’existe pas.
Mais son ombre, oui.

Elle plane au-dessus de chaque créateur, chaque entrepreneur, chaque auteur qui hésite à montrer ce qu’il est vraiment.
Elle naît quand on censure une idée « par prudence ».
Quand on copie pour se rassurer.
Quand on choisit d’être parfait plutôt qu’humain.

Le vide ne tue pas.
Ce sont nos silences qui lui donnent de la force.

Écrire, créer, partager sont des manières de le repousser, au moins pour un temps.
Une résistance douce, mais obstinée.
Mot après mot.
Histoire après histoire.

Alors continue d’écrire.
Même si tu trembles.
Même si tu doutes.
C’est l’unique moyen de ne pas disparaitre.

Tu crois encore qu’il suffit « d’être soi-même » pour vendre ?Adorable.Demande à Loki. Il sait que les histoires sont pl...
11/11/2025

Tu crois encore qu’il suffit « d’être soi-même » pour vendre ?
Adorable.
Demande à Loki. Il sait que les histoires sont plus puissantes que la vérité.

Les gens n’achètent pas ce que tu fais.
Ils achètent ce que ton histoire leur fait ressentir.
Malheureusement, beaucoup de patrons de marque l’oublient.
Ils se contentent de « partager de la valeur », comme si c’était une noble offrande.

Finalement, qui s'installent à la table du banquet d'Odin ?
Des serviteurs et des courtisans bien intentionnés.

Pas des dieux, précédés de leurs légendes millénaires.

Si tu veux vendre, arrête de prêcher.
Commence à enchanter.

Raconte des récits où ton lecteur devient le héros.
Invoque ses émotions.
Fais-le vibrer.
Puis, regarde-le venir à toi sans que tu n’aies besoin de forcer quoi que ce soit.

Ce n'est pas de la manipulation.
C’est de la magie ancestrale.

J’ai créé un carrousel pour te montrer comment tisser ta propre illusion :

👉 Comment transformer ton message en récit captivant.
👉 Comment vendre sans ressembler à un marchand de tapis.
👉 Comment manier les mots comme Loki manie le chaos.

Swipe si tu veux apprendre à tromper l’indifférence.
Et si tu veux qu’on crée ensemble ton mythe, écris-moi.

Et si le moustachu le plus énervé de l’histoire était devenu artiste peintre à Vienne ?C’est bon, j’ai ton attention ?Ce...
07/11/2025

Et si le moustachu le plus énervé de l’histoire était devenu artiste peintre à Vienne ?

C’est bon, j’ai ton attention ?

Ce changement de trajectoire aurait-il Le monde évité un conflit global ?
De quelle manière notre société aurait-elle évolué ?

J’adore l’uchronie. C’est, je pense, le sous-genre de la science-fiction que je préfère.
J’ai une admiration pour le tour de force des auteurs qui font ça très bien. Leurs capacités de projection théorique sont exceptionnelles.

Et si ?

Voilà une question que je me suis posé (que je me pose encore) très souvent. Et qui m’a plongé dans une inaction totale.
Je me retrouvais à regarder le train passer, comme une vache le long de la ligne Paris-Soissons.
(t’as pas grandi en Picardie. Tu peux pas comprendre)

Depuis, je me suis réaligné. J’ose beaucoup plus. Je ne cache plus mon univers créatif. Il est devenu mon fleuron.
Il a trouvé des adeptes, des curieux. Pas encore de haters. À moins qu’ils fulminent derrière leurs écrans. Quoique ce ne soit pas leur genre de se taire. Bref, autre débat.

Le principal est que mon approche narrative fait réagir et provoque des émotions.

À ce niveau-là, la question du « Et si ? » a totalement disparu. Je me retrouve à tester des genres et des formats différents. Toujours en totalement adéquation avec ma stratégie éditoriale.
Cela m’a même donné l’envie de dépoussiérer mes vieux projets.

J’aurais pu me poser la question « Et si j’écrivais ce post » en mars 2025. Je serais resté là où j’étais. Et, sincèrement, je n’y étais pas bien.

Est-ce que c’est facile et confortable ? Non.
Est-ce que ça m’a transformé ? Oui. En partie. La route est encore longue. Quelque part, je me fiche de la destination finale.

Je sais que tu es perdu. Que tu hésites à dire telle ou telle chose.
Transforme cette éventualité morte-née du « Et si ? » en une opportunité d’explorer ta vraie réalité.

Le type était beau.Trop beau.Un de ces visages qu’on croise dans les pubs.Des traits parfaits.Un teint calibré.Une expre...
05/11/2025

Le type était beau.
Trop beau.
Un de ces visages qu’on croise dans les pubs.

Des traits parfaits.
Un teint calibré.
Une expression étudiée pour plaire à tout le monde.
On l'oublie vite, mais il est là à attiser le désir en permanence.

Je l’ai trouvé dans son loft.
Un décor de magazine : verres en cristal, canapés immaculés, néons roses et violets.

Sa mort avait bénéficié d’une incroyable mise en scène.
Le corps était allongé au centre de la pièce, nu comme un concept de marque.

Au premier regard, il semblait simplement endormi.
Lorsque je me penchais sur lui, je fus pris d'un vertige.

Il était mort dans une sorte d'extase contemplative.
Il avait dû subir une torture visuelle particulièrement longue et intense.
Ses yeux étaient grand ouvert, tétanisés par l'effort cérébral.

Autour de lui, des miroirs à perte de vue.
Son téléphone clignotait encore, caméra frontale allumée.
Une diffusion en direct, sans public.
Sur les écrans suspendus, son visage se reflétait à l’infini.
Même mort, il continuait de s’admirer.

Les techniciens en scène de crime sont tombés sur un trésor numérique.
Des dizaines de selfies, des vidéos retouchées.
Ainsi qu’un dossier intitulé « Storytelling de moi ».

J’ai observé le spectacle un moment.
Un mannequin vide de sens.
Un influenceur d’apparence, effacé de la réalité par sa propre image.

Il y avait quelque chose de vraiment malaisant dans cette scène.
Le mode de vie de la victime avait quelque chose de charnel, quasi pornographique.

Mon échine était parcourue d’un frisson désagréable.
La luxure me posait un vrai problème moral. Un reste de mon éducation stricte.

Le Tueur du Vide n’avait presque rien eu à faire.
Il avait suffi de le laisser briller, jusqu'à son extinction.

Je me suis allumé une clope.
La fumée dansait avec la lumière des néons.
Un b***et grotesque, presque sensuel.

Je n’ai rien touché.
Pas besoin.
Le miroir renvoyait déjà tout ce qu’il fallait voir : le vide.

Je suis sorti sans un mot.
Dans le couloir, mon téléphone a vibré.
Un message.
Aucun expéditeur.

« La beauté n’est qu’un reflet, inspecteur. Tu le sais mieux que personne. »

Je n’ai pas répondu.
Je compris instantanément.

Le Tueur du Vide se rapprochait.
Nous commencions à parler la même langue.

Je me souviens de mes premières lignes.Elles n’étaient pas sages.Elles n’étaient pas tendres.Elles respiraient la poussi...
31/10/2025

Je me souviens de mes premières lignes.
Elles n’étaient pas sages.
Elles n’étaient pas tendres.
Elles respiraient la poussière, le crayon mâchonné et la peur.

Il faisait sombre dans la salle de classe.
Les néons grésillaient.
La pluie cognait si fort contre les vitres.
Nous étions tous convaincus : quelque chose voulait entrer.

Et elle, la remplaçante se tenait, impassible, au milieu de la pièce.
Grande. Rousse.
Des cheveux de feu, une voix douce comme une incantation.
Son parfum flottait dans la pièce. Un mélange de craie, de papier et d’épices.

Elle nous observait, derrière ses lunettes à monture rouge, avec un sourire énigmatique.

« Aujourd’hui, on va écrire à la manière de Tintin. »

J’avais 9 ou 10 ans.
J’ai pris mon crayon.
J’ai commencé à tracer mes premières lignes.

Sans que je m'en rende compte, les mots ont échappé à mon contrôle.

Ils se sont tordus.
Ils se sont entremêlés.
Ils ont pris vie.

Je les voyais bouger, lentement, comme des serpents sous la peau du papier.
Je vivais un de ces dessins animés que je regardais le mercredi matin avec mes 2 frères.

Une phrase. Puis deux.
Quelque chose finit par apparaître sous mes yeux stupéfaits.

Une ombre, née entre mes doigts, rampait le long de la marge.

J’avais appelé une histoire.
Elle m’avait répondu.

Depuis ce jour, elle ne m’a jamais quitté.
Elle a grandi dans les recoins de mes carnets (puis de mes docs dans Google Drive).
Elle s’est nourrie de mes nuits blanches, de mes doutes, de mes blessures et de mes émotions parfois trop fortes.

Un monstre de papier et d’encre.
Né de fragments de moi.

J’ai essayé de l’enfermer.
De le museler.
De le rendre présentable.

Pourtant, il bouge encore.
Derrière mes mots.
Dans mes textes.
Au cœur des univers que je crée pour les autres.

Aujourd’hui, j’ai appris à vivre avec lui.
Je le guide et l’aide à murmurer au lieu de hurler.

Par contre, quand j’écris trop t**d, quand la lampe vacille, et que la maison entière dort, je jurerai sentir son souffle juste derrière mon épaule.

Ce soir, d’autres allumeront des bougies pour chasser les esprits.
Moi, je rallumerai la mienne pour les invoquer.
Parce qu’être un conteur digital, c'est apprendre à cohabiter avec les monstres qu’on a soi-même créés.

PS : Je t’assure, il n’y a rien sous ton bureau.
Enfin… normalement.

PPS : Mon monstre vient de relire ces lignes avec moi.
Il a souri.

PPPS : Joyeux Halloween 🎃

La porte était verrouillée de l’intérieur.J’ai dû la forcer.Les voisins du dessus avaient alerté le Central.« Une odeur ...
29/10/2025

La porte était verrouillée de l’intérieur.
J’ai dû la forcer.

Les voisins du dessus avaient alerté le Central.
« Une odeur incommodante », qu’ils avaient dit.

Ça sentait la mort.
Je m’y connais.

L’air était rance, chargé de poussière et de décomposition.
Aucune lumière.
Juste l’écran d’un ordinateur qui clignotait faiblement.

L’homme gisait au centre de la pièce.
Autour de lui : carnets et disques durs.
Des années de travail empilées comme des lingots.

J’en ai connecté un.
Des idées, des brouillons, des concepts.

Tous enfermés, jalousement.
Sur l’écran de l’ordinateur, un mot griffonné :

« Ils ne méritaient pas mes idées. »

Je me suis accroupi près du corps.
Ses doigts agrippaient la clé d’un petit coffre.
À l’intérieur : des manuscrits jamais publiés.
Des trésors invisibles.

Mon verdict provisoire s’imposait :
Mort par rétention.
L’avarice de ses mots l’avait étouffé.
À force de garder son savoir, il s’était vidé de toute utilité.

Le Tueur du Vide lui avait symboliquement enfoncé une boule de papier dans la gorge.
Ses yeux avaient saigné.

J’ai allumé une clope.
La flamme a dansé un instant sur les murs tapissés de silence.

Il avait tout : idées, matière, talent.
Mais il avait oublié l’essentiel.
Rien ne vit dans le noir.

Je me relevais quand un bip m’a stoppé net.
Le téléphone de la victime venait de s’allumer.
Une notification :

« Tu m’observes depuis le début, inspecteur. Te rapproches-tu vraiment ? »

Puis l’écran s’est éteint.
Le silence est retombé.
Lourd.

J’ai tiré une dernière bouffée.
Le Tueur du Vide venait de prendre contact.

Tu connais la rengaine.Un grand pouvoir implique une grande responsabilité.Si j’étais un super-héros, j’aimerais pouvoir...
24/10/2025

Tu connais la rengaine.
Un grand pouvoir implique une grande responsabilité.

Si j’étais un super-héros, j’aimerais pouvoir déplacer les objets par la pensée.
La f*cking télékinésie.
(j’ai relu Carrie 20 fois rien que pour ça)

Quand j’étais gosse, j’en rêvais.
Devant mes dessins animés ou lisant mes BD.
Je trouvais ce pouvoir trop classe.

Pas le plus utile pour sauver le monde, non.
Mais redoutable pour attraper le paquet de Chocapic sans quitter ma chaise.
Ou pour éteindre la lumière sans quitter mon lit.
(la flemme est un moteur créatif sous-estimé)

J’ai fixé des crayons pendant des heures.
Intensément, avec toute ma concentration.
Convaincu que si j’y croyais assez fort, ils finiraient par bouger.

Bon, tu t‘en doutes, ils n’ont jamais bougé. Même pas d’un centimètre.
Enfin, p’tet une fois. Je n’en suis pas sûr.

Pendant les vacances de Pâques, je devais avoir 8 ou 9 ans.
La fenêtre était ouverte, et il y avait du vent dehors.
À un moment donné, l’inexplicable s’est produit.
Mon feutre rouge a roulé sur 5 cm.

Coïncidence ? Ou éveil de mon grand pouvoir psychique ?
Je te laisse te faire ton propre avis.

Aujourd’hui, si je pouvais choisir un super pouvoir, j’aimerais contrôler le temps.
Comme Hiro Nakamura dans Heroes

Je ne veux pas manipuler le temps pour changer le cours de l’Histoire.
J’aimerais simplement le suspendre un instant.
Juste assez pour respirer entre deux projets.
Pour savourer sans penser à la suite.

Pour revivre certains instants avec mes enfants.
Sans aucune volonté de les changer.
Et me donner l’occasion de les comprendre un peu mieux et de les apprécier à l’infini.

Enfant, je voulais bouger les choses.
Adulte, je voudrais, parfois, qu’elles arrêtent de bouger aussi vite.

En y réfléchissant, il y a un peu de cela dans la créativité.
Un moyen d’influencer le monde quand on ne peut pas encore le plier à sa volonté.

On a tous rêvé, enfants, d’incarner un superhéros.
Adultes, nous avons la responsabilité d’assumer qui nous sommes.
Puis, de donner l’exemple à nos enfants et à tous ceux qui nous font confiance.

PS : Peut-être qu’à force d’écrire, j’ai fini par déplacer les objets. Pas ceux de la pièce, mais ceux du cœur.

Cette semaine allait rester dans mes annales personnelles.Comment l’humanité avait pu tomber si bas ?Le vent soufflait f...
23/10/2025

Cette semaine allait rester dans mes annales personnelles.
Comment l’humanité avait pu tomber si bas ?

Le vent soufflait fort cette nuit-là.
Un vent sec, chargé d’une odeur de fumée.

Des policiers en patrouille m’avaient contacté une heure plus tôt.
Ils avaient bien fait leur boulot de préservation des indices, en dépit de la scène atypique.

J’ai trouvé le corps dans une ruelle derrière un vieux bar abandonné.
Les briques étaient noircies et le sol couvert de cendres.

De prime abord, on aurait dit qu’un incendie avait eu lieu dans cette allée sombre.
Sans que personne ait remarqué quoique ce soit.

Le type était là, à genoux.
Son visage était figé dans une expression de fureur caricaturale.

Il m’a rappelé les personnages de dessin animé que je voyais à ta télé quand j’étais gosse.

Sa bouche était grande ouverte.
A priori, ses cordes vocales semblaient calcinées.

Le plus drôle dans cette scène provenait de son attitude face à la mort.
Il avait encore les mains crispées sur son téléphone.
Ce fut, semble-t-il, son seul geste défensif face à son agresseur.

Il était encore allumé. Préservé miraculeusement des flammes.
(à moins que cela fasse partie de cette mise en scène macabre)

J’ai lu les dernières lignes écrites par la victime.
Je n’ai pas été déçu du voyage.

Un flot de rage pure.
Des insultes, des accusations en majuscules à faire trembler un clavier.

Il hurlait contre tout, et tout le monde.

L’algorithme.
Les « créateurs opportunistes ».
Ses « haters ».
Même ses propres clients.
(il était patron d’un restaurant à la mode)

Ses mots sentaient la poudre.
Chaque phrase était une b***e tirée dans le vide.

Finalement, le vide s'était rebiffé contre toute cette haine.

Les techniciens ont retrouvé son dernier post en fouillant ses réseaux sociaux.
Cette trouvaille confirma ma première impression d’une colère en roue libre.

Ensuite, il y eut une tempête de commentaires.
Enfin, plus rien.
Un silence lourd et brutal.

La mort par combustion verbale semblait être le seul verdict logique.

Il avait poussé un cri de trop.
Il était devenu une flamme sans oxygène.

Je me suis allumé une clope.
Elle avait un goût âcre.
Celui des cendres d’un énième ego qui avait perdu le contrôle.

Je l’ai regardé une dernière fois.
Il voulait mettre le feu au monde.
Mais il n’a réussi qu’à s’y brûler.

Le Tueur du Vide, lui, devait sourire quelque part dans l’ombre.
Un autre corps.
Une autre leçon.

J’avais encore un coup de ret**d dans cette partie qui semblait perdue d’avance.

Quand tu penses que ma naissance était presque une blague.J’aurais dû me douter que ça allait partir en vrille.Mais, l’h...
22/10/2025

Quand tu penses que ma naissance était presque une blague.
J’aurais dû me douter que ça allait partir en vrille.

Mais, l’histoire que je vais te partager n’a rien à voir avec cette accroche putaclic.
Je te la raconterai sûrement un jour.

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire.
J’ai 44 ans.

Certains me disent que je ne les fais pas du tout.
Je ne peux nier que ça flatte mon ego d’homme sensible.

Ce que je ne peux pas ignorer non plus, ce sont les rides profondes qui se font un chemin de plus en marqué sur mon visage et mes mains.

J’aime me dire que ce sont les sillons de mon identité.
À l’instar de mes empreintes digitales.
Uniques, personnelles et inimitables.

Je ne sais pas trop où me placer vis-à-vis de cet âge.
Plus vraiment jeune (même si je garde l’esprit aventureux, presque infantile).
Pas vraiment vieux encore (même si je sens bien que mon corps est moins agile).

Je n’ai pas d’histoires tragiques à te raconter sur mon enfance.
Aucune leçon de vie à t’apprendre sur le mindset du winner qui a dû tout perdre pour se forger.
(même si l’un n’empêche pas l’autre)

Comme tout le monde, la vie m’a réservé des moments incroyables (la naissance de mes 2 fils, par exemple).
Ainsi que des instants beaucoup plus douloureux (la perte de mes grands-parents il y a quelques années, pour illustrer ma réflexion).

Depuis que j’ai réalisé que mon anniversaire approchait, je n’ai pu m’empêcher de me remémorer certains souvenirs d’enfance avec ces grands-parents-là.
Des agriculteurs travailleurs, qui, malgré une existence jalonnée de tragédies, ont toujours gardé la tête haute.

J’ai la chance de posséder en mon cœur des images précieuses de cette époque.

La fragrance du café réchauffé à la casserole à 4h30 du matin qui se mêlait à l’odeur de la mousse à raser de mon grand-père.
Son incontournable rituel matinal.

Ma grand-mère, installée à la table, prête à le servir dès qu’il aurait fini sa toilette, en train de lui rouler ses ci******es pour la journée.
(j’aurais aimé récupérer cet étui de cuir)

Mon frère aîné et moi, cachés derrière la porte qui menait à l’étage, épiant cette symphonie immuable.

Je pourrais aussi te parler des heures à jouer aux cartes avec ma mamie, entre deux jobs qu’elle menait courageusement pour joindre les deux bouts.
Ou encore des quelques (trop rares) fois où j’ai pu accompagner mon papi à la ferme de son patron. Bien trop fier d’être installé dans la cabine du tracteur.

Je ne sais plus trop pourquoi je te raconte ça. Est-ce parce que je sens le poids des années qui me pèsent sur les épaules ? Ou parce qu’à présent, je suis moi-même père et que je désire ardemment que mes enfants puissent se construire de si merveilleux souvenirs ?

Une seule chose est certaine en cet instant.
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire.
Je suis content d’être arrivé ici, sans perdre le plus important.
L’amour.

Je crois qu’on pourrait être potes.OrelSan  et moi.Même génération.Même passion pour les mangas.Même enfance passée à hu...
16/10/2025

Je crois qu’on pourrait être potes.
OrelSan et moi.

Même génération.
Même passion pour les mangas.
Même enfance passée à hurler Kamehameha dans le salon pendant que notre mère criait que le goûter était prêt.

L’autre soir, ma compagne me sort : « Tu sais qu’il va jouer dans un film ? Le rôle a l’air d’avoir été écrit pour lui. »
(enfin, un truc dans le genre).

J’mate la bande-annonce du film Yoroï.
(le film avec Orelsan, tu suis ?)

Et là, j’pars en wheeling en lui disant que c’est trop normal.
Parce que blablabla…
(c’est elle, la fan, du gars, à la base)

Punaise, il faut vraiment que j’arrête les digressions.

Faisons Simple.
Orelsan, c’est le mec qui incarne son univers sans jamais tricher.

Le Japon, les animés, les potes, les galères, la nostalgie des années 90-2000.

Tout ce qu’il aime, il le fout dans ses textes.
Pas pour faire genre.
Parce que c’est lui.

Ce type a compris que la marque personnelle, ce n'est pas une posture.
C’est un alignement.

Faisons Basique
Lui, il aligne tout :

- Ses passions,
- Ses doutes,
- Ses références,
- Son humour.

Quand il cite un manga, il le vit.
Quand il parle d’échec, il en rit.
Quand il sort un album, il t’offre une part de sa vie.

Pour les pros de la com’, c’est une put*** de leçon.
Tu peux bo**er ton branding pendant 6 mois.
Si t’assumes pas ce qui te rend unique.
Tus sonneras creux.

Orelsan, c’est la preuve que tu peux rester un ado de 14 ans dans ta tête et bâtir un empire sur ta sincérité.

Désolé, les pros du marketing VIP, c’est ça l’incarnation.
Assumer tes passions, tes failles, tes influences.
Même quand elles sentent le Club Dorothée et le ramen instantané.

Alors ouais, on pourrait être potes.
À débattre sur qui est le plus fort entre Goku et Luffy.
À écrire des punchlines en buvant du café tiède.
À partager notre avis sur le pourquoi Mutafukaz est une dinguerie.

P’tet même qu’il m’aurait sûrement lâché un truc du genre :
« Le storytelling, c’est comme un shōnen. Tu galères, tu rates, mais t’abandonnes jamais. »

PS : Ton univers, c’est pas un pitch marketing. C’est ton ADN. Ne ressens pas La Peur de l’Échec.
PPS : Et si tu veux qu’on bosse ton Saitama intérieur, tu sais où me trouver.

Adresse

Les Plaix
Saint-Saturnin
18370

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Lundi 09:00 - 17:00
Mardi 09:00 - 17:00
Mercredi 09:00 - 17:00
Jeudi 09:00 - 17:00
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