13/02/2026
La tempête Nils a frappé de plein fouet les Pyrénées-Orientales. Le vent souffle en rafales, parfois au-delà des 120 km/h sur le littoral et les hauteurs. Les volets claquent, les arbres ploient, et le ciel prend cette teinte métallique qui annonce les mauvais jours.
À Perpignan, les bourrasques s’engouffrent dans les rues, soulèvent les panneaux, arrachent des branches. Les sapeurs-pompiers enchaînent les interventions pour sécuriser les axes et dégager les chaussées. Les coupures d’électricité se multiplient dans plusieurs communes du département.
Sur la côte, la Méditerranée se transforme en champ de bataille. À Argelès-sur-Mer et jusqu’à Collioure, les vagues frappent les digues avec violence. Les embruns traversent les promenades désertées. Les autorités appellent à la plus grande prudence : éviter les déplacements inutiles, ne pas s’approcher du littoral, rester à l’abri.
Dans l’arrière-pays, le vent s’accélère en descendant des reliefs des Pyrénées. Les routes de montagne sont particulièrement exposées. Les services du département surveillent de près les chutes d’arbres et les risques de glissement.
Les écoles ferment, et les activités extérieures sont suspendues. Les habitants, eux, s’organisent. On rentre les poubelles, on attache ce qui peut s’envoler, on s’appelle entre voisins. La solidarité s’installe, comme souvent ici quand la tramontane se déchaîne.
Car Nils n’est pas qu’un simple coup de vent. C’est un rappel. Un rappel que notre territoire, coincé entre mer et montagne, reste vulnérable face aux colères du ciel.
Les services météorologiques maintiennent la vigilance pour les prochaines heures. Demain encore le vent va souffler.
Restez prudents, limitez vos déplacements, et suivez les consignes des autorités.