03/05/2026
🍫FESTIVAL SHOWCOLAT de Bordeaux : est-ce que ça en valait la peine ?
Est-ce que regrouper uniquement des chocolatiers Bean-to-bar (« de la fève à la tablette ») français et étrangers a-t-il un sens ?
Y-a-t-il de la place en France et ailleurs qu’à Paris, pour un festival qui fait la part belle d’abord au fond plutôt qu’à la forme ?
👉La 1ère édition du SHOWCOLAT se clôture aujourd’hui, et il est inutile d’attendre la fin pour se prononcer : ENCORE !!!
👨🏫Pourquoi ?
1/ D’abord parce que, depuis le célèbre miroir d’eau situé sur le quai de la Garonne, vous accédez à un lieu symbolique puissant et grandiose : au 18ème siècle, le Palais (ou Hôtel) de la Bourse de Bordeaux représentait l’une des autorités incontestées de la ville, grâce au développement du commerce maritime colonial. Les négociants s’y échangeaient toutes sortes de matières premières : du sens…
2/ Ensuite, ce qui interpelle immédiatement le visiteur dès l’entrée : c’est GRA-TUIT ! Le message est clair, vous pouvez venir et revenir en famille ou entre amis pendant 3 jours, ce festival se veut culturel AVANT d’être commercial – ce qu’il est nécessairement aussi...
3/ Autre surprise, tous les stands sont au même format : pas de gros ni de petits, pas de « riches » ni de « pauvres », le marketing n’a pas pris le pouvoir ici ! Le public est invité à se forger son avis à partir des échanges et des dégustations, au lieu de se laisser berner par les stands les plus spectaculaires et les plus racoleurs. Ce qui décore, ce sont les lieux et les produits : humilité…
4/ Enfin, en cette période ou l’inflation est dans tous les esprits, parlons des prix. On est dans ce qui fait de mieux dans le monde du chocolat, donc ne comparez pas avec le supermarché du coin. Pour autant, contrairement au salon du chocolat de Paris par exemple, la pression qui pèse sur les épaules des exposants n’est ostensiblement pas la même ! Ce que paie le visiteur va dans la poche du chocolatier, et non plus d’abord dans l’organisation et les intermédiaires, ce qui change tout…
En bref, sans communication nationale poussée, alors que le festival était plein comme un œuf chaque jour - au point que la sécurité a dû bloquer à plusieurs reprises l’accès pour des raisons de jauge - il est beaucoup trop tôt pour tirer un bilan.
Seuls les exposants pourront dire si, économiquement, ce format particulièrement audacieux - organiser un festival du chocolat hyper sélectif en dehors des périodes de pâques ou de Noël, en plein pont du mois de mai – était un succès total ou pas.
Quoiqu’il en soit, pour les visiteurs la conclusion ne fait aucun doute : vivement la prochaine édition !