28/09/2026
📻 Après l’annulation de l’élection municipale, Frédéric Parre reste aux commandes et réfléchit encore à un éventuel appel. Sur ici Occitanie, le journaliste, lui, avait manifestement décidé de ne pas le laisser réfléchir tranquille.
🦉 LE TOURNEFOUILLEUR — Politique
🟨 ÉLECTION ANNULÉE : LE MAIRE RESTE EN PLACE, L’APPEL RESTE EN SUSPENS
LE MAIRE EST TOUJOURS MAIRE… MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ?
Après l’annulation de l’élection municipale de Tournefeuille, Frédéric Parre reste en fonction et se donne un mois pour décider s’il fera appel. Une interview où le maire réfléchit, le journaliste insiste et le juge… juge.
TOURNEFEUILLE — Il y a des matins où l’on regrette presque de ne pas avoir posé soi-même les questions.
Invité d’ICI Occitanie au lendemain de l’annulation des élections municipales de Tournefeuille par le tribunal administratif, Frédéric Parre s’attendait probablement à devoir expliquer la situation.
Il a été servi.
Le journaliste attaque directement, sans échauffement :
« Alors, on vous appelle encore Monsieur le maire ou pas ce matin ? »
Oh.
Ça commence bien.
Question courte, simple, légèrement piquante.
Validée par la rédaction du Tournefouilleur.
Et Frédéric Parre n’hésite pas une seconde :
« Ah oui, tout à fait. Oui, on m’appelle toujours Monsieur le maire. »
Voilà au moins une question à laquelle nous avons une réponse définitive.
L’élection est annulée.
Mais le maire est toujours maire.
Enfin, pour le moment.
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🏛️ « MAIS JE SUIS TOUJOURS LE MAIRE »
Frédéric Parre tient à ce que ce petit détail administratif soit parfaitement clair.
Tant que la décision du tribunal n’est pas définitive, il reste aux affaires.
Les parties disposent d’un mois pour faire appel et, pendant ce délai, la municipalité continue donc de fonctionner.
Le conseil municipal du 1er octobre ?
Maintenu.
Les délibérations ?
Maintenues.
Le programme ?
Maintenu.
Le maire ?
Maintenu.
À ce stade, il ne manque plus que la météo.
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⚖️ ALORS, APPEL OU PAS APPEL ?
C’est évidemment LA question.
Et là, subitement, la machine à réponses devient légèrement moins rapide.
« C’est une décision lourde de sens […] qu’il faut mûrir, réfléchir. »
Le journaliste tente alors une technique généralement pratiquée dans les rédactions locales à base de chouette :
« Vous avez bien une petite idée quand même ce matin. Vous savez si vous allez y aller ou pas, non ? »
😏
Très belle relance.
Franchement, confrère, si vous nous lisez : on valide.
Mais Frédéric Parre tient bon :
« Non, non, sincèrement, je n’ai pas d’idée. C’est trop tôt. »
Le journaliste remet une pièce :
« Qu’est-ce qui vous empêche de dire dès ce matin sur ICI Occitanie que vous ferez ou pas appel ? »
À ce stade, on vérifie quand même rapidement que personne d’ICI Occitanie n’a discrètement récupéré le mot de passe du Tournefouilleur.
Parce que ça commence à devenir suspect.
Réponse du maire :
Il faut examiner les considérants du jugement.
En discuter avec la majorité.
Débattre.
Réfléchir.
Puis décider ensemble.
Bref :
Pour savoir s’il va faire appel, Frédéric Parre va d’abord étudier la possibilité de réfléchir collectivement à la décision de décider s’il convient éventuellement de faire appel.
Il dispose d’un mois.
Ça devrait aller.
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🗳️ REVENIR DEVANT LES ÉLECTEURS ? LÀ, BEAUCOUP MOINS D’HÉSITATION
Le journaliste tente alors une autre piste.
Une nouvelle campagne, ça demande du temps.
De l’énergie.
De l’argent.
Il faut remobiliser les équipes.
Est-ce que tout le monde est vraiment prêt à repartir ?
Et là, curieusement, la réponse arrive beaucoup plus vite.
« Je suis tout à fait serein de ce point de vue-là. »
Et surtout :
« Si nous décidons […] de ne pas faire appel, donc d’aller aux élections municipales certainement avant la fin de l’année, nous irons sans problème. »
Ah.
Donc pour résumer :
Faire appel : 🤔 réflexion, considérants, majorité, décision lourde de sens.
Retourner aux élections : 😎 aucun problème.
Message reçu.
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⚖️ ATTENTION, MOMENT DE PHILOSOPHIE JURIDIQUE
Arrive alors la question sur la décision du tribunal.
Est-ce que Frédéric Parre la comprend ?
Le maire rappelle que le tribunal a relevé des :
« irrégularités formelles »
Il insiste :
« Je précise bien formelles. »
Et précise qu’elles ne traduisent :
« en rien, en aucun cas une manœuvre frauduleuse. »
Puis arrive cette phrase.
Cette merveille.
Ce petit moment suspendu pour lequel nous remercions chaleureusement les inventeurs de la radio :
« Le juge juge, il est là pour cela. Donc c’est son jugement. »
❤️
Nous n’aurions pas mieux dit.
Le boulanger boulange.
Le plombier plombe.
Le maire maire.
Et donc, fort logiquement :
le juge juge.
C’est son jugement.
Difficile juridiquement de contester une démonstration d’une telle robustesse.
Le Conseil d’État peut déjà fermer boutique.
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🥇 « UNE MAJORITÉ, C’EST UNE MAJORITÉ »
Mais notre journaliste n’avait manifestement toujours pas terminé son petit-déjeuner.
Nouvelle question :
Est-ce que cette annulation ne pourrait finalement pas être un mal pour un bien ?
Après tout, Frédéric Parre avait été élu avec…
une voix d’avance.
Et là, nouvelle petite pique :
« Est-ce que vous vous êtes toujours senti vraiment légitime dans votre fauteuil de maire ? »
Ouch.
On rappelle qu’il s’agit toujours d’ICI Occitanie et non d’une édition clandestine du Tournefouilleur.
Réponse immédiate :
« Je me sens totalement légitime. »
Pourquoi ?
Parce que :
« Une majorité, c’est une majorité, c’est 50 % des voix plus une voix. »
Mathématiquement, difficile de lutter.
Une voix d’avance, c’est une voix d’avance.
Un maire est un maire.
Un juge juge.
Et un jugement est son jugement.
Cette interview commence à ressembler à un manuel de logique formelle écrit après l’apéro.
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🦉 ET PENDANT CE TEMPS-LÀ, À LA MAIRIE…
Frédéric Parre assure donc que l’équipe municipale poursuit son programme.
Écologie.
Social.
Tranquillité publique.
Les projets continuent.
Le prochain conseil municipal aura lieu normalement le 1er octobre.
« Nous sommes encore élus », rappelle-t-il.
Et tant que la procédure le permet, la majorité entend donc continuer à gouverner.
Ce qui donne tout de même cette situation assez merveilleuse :
Une élection annulée.
Des élus toujours élus.
Un maire toujours maire.
Un conseil municipal qui continue.
Un éventuel appel auquel on réfléchit.
Et potentiellement une nouvelle élection avant la fin de l’année.
Tournefeuille n’a peut-être pas encore choisi son maire pour les prochaines années.
Mais elle a déjà trouvé le scénario de sa prochaine série.
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🎤 ET LE JOURNALISTE GARDAIT LE MEILLEUR POUR LA FIN
Après avoir demandé au maire s’il était encore maire, s’il allait faire appel, pourquoi il ne savait pas s’il allait faire appel, s’il se sentait vraiment légitime avec une voix d’avance et si les Tournefeuillais avaient vraiment envie de retourner voter…
Le journaliste conclut :
« On vous remercie, Monsieur le toujours maire de Tournefeuille. »
😂
Frédéric Parre répond :
« Toujours maire de Tournefeuille, oui, pour le moment. »
Pour le moment.
Et finalement, ce sont peut-être les trois mots les plus intéressants de toute l’interview.
Parce que Laurent Soulié demande désormais :
« Alors, on fait quoi ? »
Frédéric Parre répond en substance :
« Pour l’instant, je reste maire. Pour la suite, je réfléchis. »
Et le juge ?
Ne vous inquiétez pas.
Il juge.
C’est son jugement.
🦉
Et comme le résume un auditeur tournefeuillais : « Le juge a jugé, le maire va réfléchir et nous, apparemment, on garde notre carte électorale à portée de main. »