02/08/2026
Vence fête la Sainte Elisabeth et l'on entend souvent dire "la sainte patronne de la ville" ce qui n'est pas exact. Voici le texte issu d'une interview en 2025 de Marc Chaix :
"Marc Chaix, véritable mémoire vivante de l'histoire de Vence, nous a raconté l'origine de la Fête de Sainte Élisabeth.
De la tradition du romérage à la fête estivale
"La Sainte Élisabeth, c'est avant tout une longue tradition", nous explique-t-il. "Il faudrait d'ailleurs parler de fête estivale plutôt que de fête patronale, car les saints patrons de Vence ont toujours été Saint Véran et Saint Lambert."
L'histoire de cette célébration commence avec un romérage, une tradition provençale qui remonte à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. À cette époque, les romérages étaient de petits rassemblements mi-religieux, mi-profanes, qui se déroulaient autour des chapelles des environs.
Le romérage de la chapelle Sainte Élisabeth était de loin le plus populaire. On s'y retrouvait deux fois par an :
• Le 2 juillet, le jour de la Visitation de Marie à sa cousine Élisabeth.
• En novembre, pour la fête de Sainte Élisabeth.
Peu à peu, le rassemblement de novembre a perdu de son importance, tandis que celui de juillet connaissait un succès grandissant. Au début du XXe siècle, un maire visionnaire a décidé de transformer cet événement en une grande fête estivale, déplaçant sa date du début juillet au premier week-end d'août. Son objectif était de rassembler à la fois les habitants de Vence et les nombreux visiteurs qui commençaient à affluer sur la Côte d'Azur.
Ainsi, depuis, Vence célèbre trois jours de fête, qui se terminent toujours par un rendez-vous à la chapelle de la Sainte. Un moment fort qui nous ramène à ce tout premier romérage, à l'origine de l'histoire et du nom de la Sainte Élisabeth. ¨Une très belle histoire, qui mérite d'être racontée¨ conclut Marc Chaix.
Définition du romérage : À l'origine, en provençal, "romérage" (ou "roumage", "roumavage") signifiait "voyage à Rome". Il désignait le pèlerinage que les fidèles accomplissaient pour se rendre dans la ville éternelle. Un pèlerin était alors appelé "roumiou"."