France Arménie

France Arménie Retrouvez chaque mois l'édito, le sommaire et l'agenda sur www.france-armenie.fr !!!

France Arménie, le lien précieux entre tous les Arméniens, c'est le résultat d'un travail acharné d'une petite équipe de permanents, de responsables et de nombreux rédacteurs bénévoles convaincus par la tâche qu'ils menent depuis de nombreuses années, pour maintenir l'identité arménienne en diaspora et en particulier en France.

03/01/2026

Merci à RADIO AYP FM pour cette émission sur nos reportages sur les routes de communication du Siunik de décembre et de janvier.

Anatomie d’une défaitePubliant un essai dense et sévère, Gérard Guerguérian propose une lecture inhabituelle de la dispa...
03/01/2026

Anatomie d’une défaite

Publiant un essai dense et sévère, Gérard Guerguérian propose une lecture inhabituelle de la disparition du Haut-Karabakh et de l’affaissement stratégique de l’Arménie contemporaine. Loin de se limiter au récit des défaites de 2020, 2022 ou 2023, l’auteur invite à remonter un siècle en arrière pour comprendre les mécanismes qui, selon lui, ont conduit l’État arménien à l’impasse politique et militaire où il se trouve aujourd’hui.
PAR TIGRANE YEGAVIAN

Gérard Guerguérian, qui fut l’un des animateurs de la vie culturelle de Stépanakert jusqu’à l’exode de 2023, écrit à la fois en témoin de terrain, en juriste de formation et en analyste politique. Cette triple position donne au texte un caractère hybride, oscillant entre essai politique, rappel historique et méditation personnelle sur l’échec d’un projet national. Le cœur de sa démonstration repose sur la relecture des traités qui ont structuré l’espace caucasien, en particulier les traités de Moscou et de Kars (1921), rarement mobilisés avec autant d’insistance dans les analyses contemporaines. Pour Guerguérian, ces textes ne sont pas de simples reliques de l’histoire diplomatique : ils constituent la matrice d’un condominium russo-turc dont les Arméniens ont constamment payé le prix. En 1921 déjà, la Russie soviétique et la Turquie kémaliste redessinent leurs zones d’influence sans inviter les Arméniens à la table ; un siècle plus t**d, Moscou et Ankara poursuivent cette logique d’équilibre fonctionnel, tantôt rivaux, tantôt partenaires, mais presque toujours capables de coopérer au mépris des intérêts arméniens.
L’essai montre ainsi comment la Russie, tout en se posant comme « garante » de la sécurité arménienne, n’hésite pas à négocier des arrangements tactiques avec Ankara au Caucase, en Syrie ou en mer Noire. La Turquie, de son côté, saisit chaque fenêtre d’opportunité pour renforcer son influence régionale, jusqu’à devenir l’architecte principal de la victoire azerbaïdjanaise de 2020 grâce à sa puissance technologique et militaire. L’auteur n’épargne pour autant ni les élites ni les institutions arméniennes. Il évoque sans détour l’impuissance stratégique des gouvernements successifs à comprendre la nature du rapport de forces, à moderniser l’armée ou à diversifier les alliances. L’Arménie, écrit-il en substance, s’est souvent trompée d’époque, de priorité ou de méthode, confondant aspirations morales, dépendance sécuritaire et calculs géopolitiques. La réflexion se prolonge jusqu’aux développements les plus récents, notamment les accords de Washington du 8 août 2025, négociés sous l’égide du président Trump, que Guerguérian juge potentiellement déstabilisants. Il y voit le risque d’une nouvelle forme de vassalisation, où l’Arménie, faute d’avoir reconstruit une vision stratégique cohérente, se retrouve entraînée dans une reconfiguration régionale qui la dépasse et l’expose davantage. Ce qui fait la force de cet essai est précisément cette capacité à articuler histoire longue, lecture juridique des traités et analyse des dynamiques contemporaines. Reprendre le traité de Moscou de 1921 pour comprendre 2020–2025 n’est pas qu’un choix rhétorique : c’est une manière de rappeler que, dans le Caucase, rien n’est jamais véritablement « nouveau », et que les rapports de domination, les trocs territoriaux et les logiques d’exclusion se répètent avec une constance tragique.
On pourra certes discuter certaines sévérités de l’auteur ou la part de subjectivité assumée du texte, mais Guerguérian réussit à poser une question essentielle : comment un petit État peut-il survivre dans un environnement où deux puissances régionales structurent leurs intérêts sur son dos depuis un siècle ? L’essai ne propose pas de solution miracle, mais il ouvre un espace salutaire de lucidité. C’est déjà beaucoup, et c’est l’une des raisons pour lesquelles ce livre mérite d’être lu. 
Arménie, Haut-Karabakh. Essai sur une déroute politique, militaire, morale, L’Harmattan, coll. « Diplomatie et stratégie », 244 p. 28 euros.

De la Syrie jusqu’aux fins fonds nordiques : un roman époustouflant !L’historienne, Taline Ter Minassian, après un premi...
02/01/2026

De la Syrie jusqu’aux fins fonds nordiques : un roman époustouflant !

L’historienne, Taline Ter Minassian, après un premier roman géopolitique, Les Galaxies Markarian, nous revient avec un second de la même de la même trempe, Hôtel Baron. Son écriture foisonnante, ses descriptions minutieuses, serties de références historiques entraînent le lecteur dans un voyage passionnant et palpitant. Interview.
PAR MARIE-ANNE THIL

France Arménie : Dans l’avant-propos de votre livre, vous écrivez : “ Roman géopolitique, fiction patrimoniale ou roman d’espionnage ”. En effet, Hôtel Baron est un roman en mouvement. Pourriez-vous définir le sous-titre de votre livre ? Qu’entendez-vous par “ roman géopolitique ” ?
Taline Ter Minassian : Il faut en effet préciser ce qu’on peut entendre par “ roman géopolitique ” : c’est un genre contemporain issu de la littérature de voyage et proposant une lecture personnelle des grands enjeux géopolitiques de notre époque à travers des personnages mis en mouvement dans un certain espace géographique, fortement contextualisé. Ces personnages sont animés par des missions qu’ils remplissent pour certaines instances, généralement secrètes, mais ils poursuivent également des buts propres qu’ils soient politiques ou amoureux, dans un environnement géopolitique complexe. A vrai dire, il n’existe pas de définition tout à fait normée de ce nouveau genre littéraire ! Je suis très fière que mon éditeur, Bruno Teissier (BiblioMondes) ait choisi Hôtel Baron, comme le premier titre d’une nouvelle collection de “ romans géopolitiques ”. Contrairement à ce que le titre de mon livre pourrait suggérer, le lecteur ne restera pas confiné dans le célèbre Hôtel Baron à Alep durant la guerre civile syrienne, pas du tout ! Sans vouloir spoiler l’histoire, mes lecteurs doivent s’attendre à des déplacements considérables… jusqu’à l’archipel arctique du Svalbard !

Au travers du périple de Diane dont la mission pour l’ONG « Patrimoine sans frontières » (PSF) est l’évaluation de la destruction du patrimoine syrien pendant la guerre civile qui fait rage depuis 2011 à 2024, le roman met en scène de nombreux personnages, de nombreux lieux, de nombreuses institutions. Qu’est-ce qui les relie entre eux ?
Je me permettrai de ne pas répondre directement à cette question car y répondre reviendrait à spoiler complètement l’intrigue. Disons simplement que le principe est un peu le même que dans mon premier roman Les Galaxies Markarian (Le Félin, 2018) : mettre en rapport un élément de civilisation antique (dans Les Galaxies il s’agissait du zoroastrisme) avec un problème radicalement contemporain (dans Les Galaxies, il s’agissait du nucléaire iranien). De la même manière dans Hôtel Baron, je tends un fil entre le foyer agricole de la Mésopotamie antique avec un problème beaucoup plus contemporain. Je ne peux pas en dire plus mais je peux au moins déclarer ici que Hôtel Baron est aussi, à sa manière, une critique de la mondialisation. Par ailleurs, je me permets de faire quelques escales et de parsemer le récit de quelques-unes de mes marottes : le roman traite de la question du patrimoine, du trafic d’antiquités en Syrie. Sur son chemin, l’héroïne rencontre de mystérieuses “ idoles à lunettes ”. Elles proviennent du site de Tell Brak dans le Nord-Est syrien, un site archéologique qui fut fouillé durant les années 1930 par Max Mallowan, le mari d’Agatha Christie.

L’architecture complexe du roman est la traduction, notamment, des évènements qui ont eu lieu en Syrie à partir de la guerre civile depuis 2011. D’autres faits importants interviennent, entremêlés au récit. Pouvez-vous commenter votre choix de construction ?
Et bien il s’agit de poursuivre de la manière la plus divertissante possible un fil historique abordant de manière originale, voire inédite, un certain nombre de questions qui intéressent notamment l’histoire contemporaine des Arméniens. La construction, à vrai dire, n’en est pas une. L’idée est de laisser libre cours à l’arborescence d’un récit qui démarre dans une vraie chambre à remonter le temps, à l’hôtel Baron. Cet hôtel était très connu de tous les voyageurs en Syrie, Arméniens ou non, durant tout le vingtième siècle. Dans ce dispositif littéraire et même cinématographique « classique » qu’est un hôtel, on peut imaginer des récits empilés : j’utilise le flash-back lorsque par exemple j’ai envie d’évoquer la rencontre possible au printemps 1915 entre Djemal pacha et un agronome-espion juif dans le salon de l’hôtel Baron… Les lecteurs comprendront plus t**d le rapport avec le cœur de l’intrigue.

Au cours du roman, vous introduisez des éléments qui, au fur et à mesure de la lecture, viennent assurer la continuité de l’histoire et l’aboutissement de l’intrigue. Par exemple, la Syrie, les terres agricoles, le blé, les semences... Faut-il être un lecteur particulièrement perspicace pour les détecter ?
Mais non, j’espère que non ! J’essaie de mettre le lecteur sur la piste tout le temps en parsemant les indices. Et il ne faut pas oublier que le roman a d’abord été publié sur le Carnet Hypothèses de mon séminaire, “Patrimoines et politiques mémorielles”, séminaire que j’assure depuis une quinzaine d’années à l’INALCO. Je ne cherche pas du tout à perdre le lecteur, mais au contraire, chemin faisant, à lui apprendre quelque chose. C’est un roman fortement documenté qui assume sa dimension didactique. Donc le but n’est pas de perdre le lecteur mais de synthétiser sous forme romanesque, l’état des connaissances sur une question. Normalement, le lecteur doit pouvoir s’y retrouver, c’est le but poursuivi.

Vous avez choisi l’écriture romanesque pour parler du monde et de crises qui le traversent en restituant les faits sans jugement de valeur. Est-ce à dire que cette manière de faire invite à être prudent dans notre lecture de l’information que la presse dispense ?
Si vous entendez par là, la lecture des crises contemporaines telle qu’elle est restituée dans les grands médias, oui absolument. Je cherche à aller au-delà, notamment en proposant une lecture décentrée, non occidentale, des grandes crises contemporaines. Par exemple, je mets en scène une mission humanitaire arménienne envoyée en Syrie en 2016. Envisager le problème syrien de cette manière permet d’aborder la guerre civile syrienne par le biais des minorités qui y vivent et aussi dans leur rapport avec l’Arménie, c’est-à-dire avec les républiques post-soviétiques. Cela donne une profondeur historique et une originalité dans l’approche que les médias occidentaux ne sont pas capables d’offrir.

Si le lecteur se souvient – par les nombreux articles de presse – de la guerre en Syrie, il est plongé pour la plupart d’entre nous dans un univers inconnu, notamment dans ce roman, avec les banques de graines du Svalbard en Norvège, et l’Institut Vavilov en Russie. L’intrigue qui en découle est-elle une fiction ou une réalité ?
Il s’agit d’une fiction inspirée de la réalité. L’institut Vavilov en Russie existe bel et bien depuis des décennies en Russie. Tout comme la Seed Vault du Svalbard, l’arche des semences supposée sauver l’humanité. En fait, tout est vrai dans ce roman. Ce sont les chaînes de causalité qui relèvent du romanesque. C’est là que se trouve la fiction, c’est-à-dire la scénarisation et la mise en relation d’éléments en apparence disjoints. Et la jubilation de l’auteur consiste donc à faire exploser l’intrigue de la manière la plus inattendue. J’espère que le résultat sera suffisamment exotique pour le lecteur !

La fin du roman laisse présager qu’il aura une suite. L’avez-vous envisagée ?
Il faut avouer qu’il s’est écoulé un certain temps entre le moment où j’ai achevé la première version du livre vers 2020 et le moment de sa publication. Il a fallu tenir compte du recul, et s’agissant du contexte syrien, de la chute du régime de Bachar al-Assad en 2024. Donc, pour le rendre crédible et actuel, il a fallu inventer un dispositif à la fin pour faire émerger le parcours de quelques-uns de mes personnages dans le laps de temps qui s’était écoulé. Déjà, le personnage de Diane est issu du premier chapitre des Galaxies Markarian. Mon nouveau livre Hôtel Baron, est donc une suite, une séquelle comme on dit dans l’univers des séries, de mon premier livre. Rien n’interdit de bâtir à partir d’Hôtel Baron, une suite ou bien une « préquelle » [Ndlr : une œuvre dont l’histoire précède celle d’une œuvre antérieurement créée] à partir de l’un des personnages. Laissez-moi le temps d’y penser, mais oui, l’idée d’une trilogie pourrait bien prendre forme. L’actualité géopolitique de la région est plus que mouvementée, je ne m’interdis pas par exemple de revenir sur le terrain de l’Arménie. Il y a de la matière pour un prochain roman géopolitique. 

Hôtel Baron, Taline Ter Minassian, éditions BiblioMonde, 275 pages,
18 euros.

01/01/2026
Aujourd'hui c'est la sortie du film le Pays d'Arto de Tamara Stépanyan. Retrouvez ci après l'interview de Camille Cottin...
31/12/2025

Aujourd'hui c'est la sortie du film le Pays d'Arto de Tamara Stépanyan. Retrouvez ci après l'interview de Camille Cottin pour France Arménie

Sensible et engagée, Camille Cottin dans Le Pays d’Arto

Face à la caméra de Tamara Stépanyan et sa cheffe opératrice, Claire Mathon, Camille Cottin porte avec sensibilité le rôle de Céline, v***e d’Arto, décédé en France et laissant deux enfants. Elle apprendra au cours de son séjour qu’il a été soldat pendant la guerre du Haut-Karabagh.
Acclamée dans la série Dix pour cent et interprète dans des productions internationales, Camille Cottin nous confie son plaisir de travailler avec la réalisatrice Tamara Stépanyan, et Zar Amir dans le rôle d’Arsiné dans le long métrage Le Pays d’Arto, dans les salles de cinéma le 31 décembre 2025.

PAR ALMASD LELOIRE KERACKIAN

France Arménie : Comment avez-vous rencontré Tamara Stépanyan pour la première fois ? Connaissiez-vous l’Arménie avant cette rencontre ?
Camille Cottin : Zar Amir a suggéré mon nom pour le rôle de Céline auprès de la réalisatrice. En rencontrant Tamara et Zar, j’étais vraiment sous le charme. La façon dont Tamara Stépanyan voulait parler des blessures de son pays. Son envie de partager l’histoire avec les yeux de cette Française m’ont touchée. Je trouvais que c’était bien que ce film existe. Zar Amir est une comédienne que j’admire énormément. La perspective de travailler avec Tamara avec les intentions qu’elle souhaitait imprimer dans cette fiction m’ont plu. La naissance de l’amitié entre Céline et Arsiné, jouée par Zar Amir, m’a confortée dans le projet. Ensuite, j’ai su que Claire Mathon, la cheffe opératrice, allait tourner avec nous. Une belle équipe ! Mon premier lien avec l’histoire de l’Arménie s’est construit pendant les conversations avec un ami de mon père, l’architecte Alain Daronian.
Avez-vous effectué des voyages de repérage avant le tournage ?
Pas du tout ! Je suis arrivée à Gumri. J’ai été un petit peu propulsée. Je ne m’étais pas aperçue qu’il n’était pas possible de rentrer en France pour le week-end. Mes enfants m’ont rejointe pendant leurs vacances scolaires. Gumri est une ville très particulière parce qu’il y subsiste des ruines du tremblement de terre dont on parle au début du film. Je me suis ancrée dans la réalité historique du pays très rapidement.

Comment s’est déroulé ce tournage en tenant compte de la barrière linguistique car tous les membres de l’équipe ne maîtrisent pas l’anglais ou le français ?
Notre communication passait par les regards, par exemple avec Shant qui joue le chauffeur ou Anouk, qui est censée être l’ex-petite amie de mon mari. Les émotions circulent donc, même si effectivement on ne pouvait communiquer. Mais par les yeux, un échange s’établissait.

Quelles étaient vos impressions alors quand vous étiez en Arménie, à Gumri, ou dans d’autres localités à côté de Gumri ?
J’ai trouvé le paysage vraiment sublime. Cependant, on sent la menace d’une guerre qui pèse. C’est quand même dur. Les plaies ne sont pas cicatrisées et l’avenir est incertain. Par exemple, la troisième assistante de mise en scène, Luciné, est professeure à l’université. Elle étudie le Génocide arménien en littérature française. Donc elle est totalement bilingue. Elle me disait : “ Je sais qu’il va y avoir une autre guerre. Etant bilingue, je pourrais aller m’installer en France, mais comme ma famille ne pourra pas partir, je ne les abandonnerai pas ”. C’est une situation tragique !
C’est la première fois que vous travaillez avec Zar Amir. On sent une grande harmonie entre vous. Comment s’est construite votre collaboration ?
Je suis tout à fait sous le charme de Zar Amir. C’est une grande actrice. J’ai adoré travailler avec elle. Zar est expatriée car d’origine iranienne. Elle porte cet amour d’un pays blessé. J’étais touchée aussi par tout ce qu’elle pouvait apporter au film et son récit personnel.

Est-ce un film de femmes avec la réalisatrice, le rôle principal de Céline, celui d’Arsiné ?
L’environnement féminin me séduit beaucoup. Je m’y sens très bien. J’aime aussi travailler avec les hommes, mais c’est vrai que, là… je me disais que ce n’est pas commun : une réalisatrice, une cheffe opératrice et une histoire portée par deux femmes. Vous me demandiez ce qu’il y avait d’original dans ce projet. Finalement ! Des femmes occupent des postes clés. La charpente est 100 % féminine. Les moyens financiers sont très restreints. Il faut se battre, mais c’est possible.

Peut-on dire que la présence masculine est remarquable par son absence ?
Il y a des histoires d’amour avec les hommes. L’amour est présent. Ces hommes sont des combattants, des soldats, voués à se battre.

Arto apparaît en filigrane dans des moments de rêve où Céline se sent bouleversée. Comment avez-vous préparé spécifiquement ces scènes ?
L’enjeu du personnage de Céline est de porter le souci de quelqu’un. Le séjour se déroule environ entre 6 ou 8 mois après le su***de de son mari. Elle a envie de comprendre tout en évoluant dans cette réalité extrêmement tragique. Elle porte ce deuil déjà très lourd. Il y a aussi une forme de lumière dans sa relation à Arsiné, jouée par Zar, dans son amitié avec elle, dans tout ce que son personnage porte aussi. Ce lien apportera une énergie positive. Cette rencontre va lui permettre de comprendre et comprendre devient salvateur.
Je trouvais poétique la conversation qui peut continuer avec une personne disparue. Elle essaye même d’être un pont entre son mari et ses enfants par l’intermédiaire de cette histoire de nationalité, de papiers, d’identité. Comment peut-on continuer à dialoguer avec quelqu’un qu’on a profondément aimé après son décès ? Comment la présence perdure et comment peut-on continuer à la nourrir ? Un des premiers titres du film était Sauver les morts. Personnellement, cette dimension me semble profondément poétique et belle. Poursuivre une conversation au-delà d’un événement puissamment émouvant. Cet échange n’est pas du tout morbide ! Il est même porteur de vie ! 

ÉLECTIONS DU CCAFAra Toranian, Mourad Papazian, Nadia Gortzounian, figures de l’unité du CCAF, Hovannés Guevorkian, repr...
27/12/2025

ÉLECTIONS DU CCAF

Ara Toranian, Mourad Papazian, Nadia Gortzounian, figures de l’unité du CCAF, Hovannés Guevorkian, représentant de la République d’Artsakh en France, ont décidé de présenter une liste de candidates et de candidats engagés et mobilisés.
Objectif : promouvoir ces élections, défendre l’Arménie, l’Artsakh, les fondamentaux de la cause arménienne et préparer les 25 prochaines années !

🔴 25 ans de combats. 25 ans à préparer.

Créé en 2001, le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF) a fédéré l’ensemble du tissu associatif arménien en France.

Depuis plus de 25 ans, le CCAF a été de tous les combats :
➡️ reconnaissance du génocide arménien
➡️ lutte contre le négationnisme
➡️ opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne
➡️ dénonciation de la dictature azerbaïdjanaise
➡️ crimes de guerre contre l’Artsakh
➡️ soutien constant à la sécurité de l’État arménien

Aujourd’hui, un nouveau défi est lancé

-L’ouverture aux particuliers
-Le suffrage universel
-L’union sur les fondamentaux

📌 UN PROGRAMME EN 12 POINTS

1️⃣ Défendre sans relâche la cause arménienne

2️⃣ Mettre la sécurité de l’Arménie au cœur du discours

3️⃣ Accompagner la transformation démocratique et économique de l’Arménie

4️⃣ Soutenir les droits du peuple d’Artsakh

5️⃣ Agir pour la libération des otages arméniens

6️⃣ Déployer le CCAF sur tout le territoire français

7️⃣ Contribuer pleinement à la vie française

8️⃣ Valoriser les forces vives franco-arméniennes

9️⃣ Créer le Réseau de l’Excellence Franco-Arménienne

🔟 Créer un Conseil Stratégique du CCAF

1️⃣1️⃣ Renforcer la jeunesse et la transmission

1️⃣2️⃣ Développer une diplomatie d’influence



⚙️ Une organisation à la hauteur des enjeux

Le Conseil National du CCAF s’appuiera sur une structure opérationnelle permanente autour de 4 pôles :
🔹 Logistique
🔹 Communication & médias
🔹 Stratégie
🔹 Financement



🔴 CONCLUSION : FORTIFIER LES FONDATIONS POUR MONTER PLUS HAUT

Espace commun de toutes celles et ceux qui veulent servir l’Arménie le CCAF s’ouvre, rassemble et fédère démocratiquement

Ce programme à 25 ans est un appel à la mobilisation de toutes les générations :
➡️ celles qui ont transmis la mémoire
➡️ celles qui construiront l’avenir

🔥 L’avenir du CCAF commence maintenant.
🔥 Il commence avec nous tous.

👉 Adhérez au CCAF https://ccaf.info/élections-au-suffrage-universel-au-ccaf-un-tournant-historique
👉 Soyons nombreux. Très nombreux. De plus en plus nombreux.

🇦🇲 Unis pour l’Arménie
Le 27 décembre 2025

@à la une

Résumé de la profession de foi de « Rassembler, Construire, Transmettre »François DEVEDJIAN🇫🇷🇦🇲  ’ai le plaisir et l’hon...
27/12/2025

Résumé de la profession de foi de « Rassembler, Construire, Transmettre »
François DEVEDJIAN
🇫🇷🇦🇲 ’ai le plaisir et l’honneur d’annoncer ma candidature aux

et tous les membres de notre liste, nous voulons écrire une nouvelle page à la mesure des défis auxquels l’Arménie et ses diasporas sont confrontées

✅ rassembler et fédérer: recréer la confiance entre toutes les associations arméniennes de France
✅être utile et visible: en s’appuyant sur tous les membres de la diaspora, faire du CCAF un acteur institutionnel fort et reconnu au-delà des individus qui le composent
✅renforcer le lien avec l’Arménie: soutenir les institutions, la souveraineté et la liberté de la République d’Arménie sans interférer dans sa vie politique interne

Pour servir ces objectifs, nous appelons à adhérer en masse au CCAF et nous nous battrons pour que le prochain président du

soit issu de la liste qui arrivera en tête à ces élections

Suivez-nous pour connaître nos prochaines réunions et actions
20251222 – Profession de foi

Notre éditorial du mois de janvier 2026. Aux urnes citoyens !Par Harout MardirossianAu cours des six prochains mois, tro...
24/12/2025

Notre éditorial du mois de janvier 2026.
Aux urnes citoyens !
Par Harout Mardirossian

Au cours des six prochains mois, trois élections se proposent à nous. Le 14 juin en Arménie, se dérouleront des élections législatives cruciales, les 15 et 22 mars se dérouleront en France des élections municipales et les 6, 7 et 8 février se dérouleront les premières élections au suffrage universel des adhérents directs du CCAF. Bien sûr, il ne s’agit pas là de les amalgamer. Ces trois élections ne se placent pas au même niveau d’enjeux et se situent dans des contextes très différents.

En Arménie, les élections législatives de juin prochain seront existentielles. A force de cliver et de s’isoler, à force de s’en prendre à la Diaspora, à ses opposants politiques, à l’Eglise arménienne, aux historiens, aux défenseurs de la Cause arménienne, Nikol Pachinian a transformé ces élections en un référendum pour ou contre sa politique de concessions à la Turquie et à l’Azerbaïdjan qu’il a, lui, renommée “ la paix ” ou “ l’Arménie réelle ”. Sa reconduite au pouvoir, grâce à l’aide massive des Etats-Unis et de l’Europe qui, eux, n’ont qu’un seul objectif, sortir l’Arménie de l’orbite russe, serait à cet égard catastrophique pour toutes les valeurs auxquelles nous croyons et en premier lieu à la Cause arménienne. La Turquie et l’Azerbaïdjan, qui restent les ennemis du peuple arménien et qui souhaitent toujours son anéantissement, pourront alors, fort de cette légitimité politique, vassalisé définitivement l’Arménie qui sera, contrairement à ce qu’affirme Pachinian, tout sauf un Etat indépendant. Il y aura donc bien un avant et un après historique pour ces élections.

En France, les élections municipales de mars prochain, restent avant tout centrées sur des considérations locales. Pourtant, elles verront des Français d’origine arménienne s’investir dans ce débat démocratique. Certains, comme à Lyon et Valence, aspirent à devenir le premier édile de leur ville. Il s’agit là d’une noble ambition : mettre son expérience et son dynamisme au service de ses concitoyens. 100% Français, 100% Arméniens, ils sont porteurs de cette double culture et s’inscrivent pour la très grande majorité dans un cadre républicain. Tel n’est pas le cas de l’entrisme politique porté cette fois encore, par des représentants des mouvements politiques extrêmes turcs qui ne seront là que pour mettre à mal l’amitié franco-arménienne et les acquis locaux de la Cause arménienne. Nous soutiendrons les premiers et nous combattrons les seconds.

Les élections des adhérents directs au CCAF seront, elles, historiques. Pour la première fois, chaque personne qui partage le destin du peuple arménien pourra élire démocratiquement ceux qui la représenteront au sein de l’organe communautaire reconnu par les Autorités françaises. Nous attendions ce moment depuis de nombreuses années et enfin nous y sommes. Alors ne passons pas notre tour et inscrivons-nous, faisons inscrire nos familles, nos amis, pour renforcer encore le poids de nos revendications et de notre représentation.

Mais ces trois élections ont deux points en commun : l’Artsakh et la Cause arménienne. Dans les trois cas, ce sujet sera au cœur de l’élection. En Arménie, le soutien à l’Artsakh, à la reconnaissance du Génocide des Arméniens, au symbole de l’Ararat et à l’Eglise arménienne, sont la ligne de fracture entre Nikol Pachinian qui entend les mettre de côté et ceux qui entendent ne rien lâcher sur ce qui constitue l’âme du peuple arménien. En France, l’engagement des candidats en faveur de l’Artsakh et de la Cause arménienne sera aussi déterminant dans le choix du bulletin des électeurs d’origine arménienne. Au CCAF, l’alignement sur l’Arménie ou la poursuite de la défense de l’Artsakh sera aussi un des critères du vote en faveur des différentes listes qui se sont constituées.

Alors aux urnes, citoyens !

L’indifférence n’est pas un choix. Voter est un acte militant pour faire entendre vos aspirations légitimes et défendre la Cause arménienne.

En attendant, tous nos vœux pour cette année 2026 !

Notre numéro de janvier bientôt sous le sapin de nos abonnés. En couverture, l’ouverture du centre culturel et sportif d...
24/12/2025

Notre numéro de janvier bientôt sous le sapin de nos abonnés. En couverture, l’ouverture du centre culturel et sportif du Homenetmen France. Mais vous dévorerez aussi notre reportage à Meghri et sur la route Trump, l’interview de Camille Cotin et toute l’actualité politique et culturelle.
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Le Catholicos de tous les Arméniens reçu par le Maire de Marseille Benoit Payan ce matin.
04/12/2025

Le Catholicos de tous les Arméniens reçu par le Maire de Marseille Benoit Payan ce matin.

Le Catholicos Karekine II reçu par le Maire de Marseille Benoît Payan.

Déclaration de Washington du 8 aout, les réactions se multiplient.Commençons d’abord par les protagonistes eux meme.Niko...
11/08/2025

Déclaration de Washington du 8 aout, les réactions se multiplient.

Commençons d’abord par les protagonistes eux meme.

Nikol Pachinyan a immédiatement publié un message sur les réseaux sociaux indiquant «L'avenir c'est aujourd'hui. Gloire aux martyrs et vive la république d'Arménie. »

Puis il a donné une conférence de presse à l’ambassade d’Arménie aux Etat Unis au cours de laquelle il est revenu sur le contenu de l’accord.

« Aujourd'hui, un événement véritablement historique a eu lieu. Nous pouvons constater que la paix a été établie entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Bien entendu, nous devons également poursuivre l'institutionnalisation de cette paix, et ce processus engagé se poursuivra bien entendu. Je tiens à exprimer une fois de plus mes humbles paroles à tous nos martyrs et à leurs familles. Je tiens à dire qu'aujourd'hui, jour qui, j'en suis convaincu, marque assurément l'apogée de l'indépendance et de la souveraineté de l'Arménie, nous avons atteint ce point grâce à l'exploit et à l'héroïsme de nos frères tombés au combat. Je m'incline devant eux, leurs familles et leurs proches. Nous avons enfin atteint un point crucial dans la mise en œuvre de notre objectif stratégique », a déclaré le Premier ministre pachinyan, soulignant que nous parlons avant tout de la pérennité de la République d'Arménie et, bien sûr, du bien-être, du bonheur et de la sécurité des citoyens arméniens.

Il a mis en avant que la plus grande victoire pour l’Arménie est que pour la première fois depuis l’union soviétique l’Azerbzaidjan reconnait par écrit et par son chef d’Etat l’intrégrité territoriale et la souveraineté de l’Arménie sur les frontières définies par l’ONU et la déclaration d’Alma Ata de 1991, c’est-à-dire sur le tracé de la république socialiste soviétique d’Arménie. De meme l’Azerbaidjan reconnait que la route Trump qui sera mis en place respectera la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Arménie.

De son coté Ilham Aliev a indiqué à la presse azerbaidjanaise que la signature d’un traité de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan restait subordonnée à une modification de la constitution arménienne.

« Le traité a été paraphé, mais pas signé » a indiqué Aliev « Une fois que les modifications appropriées auront été apportées à la constitution arménienne, le traité de paix pourra être signé à tout moment. Je ne doute pas qu’en cas de modification de la constitution arménienne – et la partie arménienne elle-même déclare la nécessité de telles modifications – les revendications territoriales à l’encontre de l’Azerbaïdjan seront supprimées. Sinon, ce serait tout d’abord un manque de respect envers les États-Unis. » Puis il est revenu sur les avancées obtenu par l’Azerbaidjan et notamment l’ouverture des ventes d’armes des Etats unis à l’Azerbaidjan ainsi que la nouvelle coopération entre le géant américain du pétrole Exxon et la Soccar. Il a aussi mis en avant l’intérêt majeur de la route Trump en soulignant que l’Arménie allait autoriser le transport des produits azerbaidjanais sans conditions tout en faisant attention de ne pas mentionner la réciprocité à savoir le passage des produits arménien à travers le Nakhitchevan vers la Turquie et la méditerrannée.

Donald Trump pour sa part a indiqué que lors de sa réunion bilatérale avec Nikol Pachinyan la question des 23 prisonniers arménien détenus à Bakou a été évoqué par la partie arménienne. Il a alors proposé de jouer un role de médiateur pour obtenir leur libération. « Je pense qu’ils le feront pour moi. C’est important, pour vous n’est-ce pas ? » a alors déclaré Donald Trump dans une séquence inédite mise en ligne par le ministère arménien des affaires étrangères et recevant un signe approbateur de la tête du premier ministre arménien.

Dans les réactions internationales qui très largement saluent très favorablement la signature de cet accord signalons quelques déclarations.

Ainsi Lors de son traditionnel sermon dominical au Vatican, le Pape Léon XIV a indiqué. « Continuons à prier pour la fin des guerres. Je félicite l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour la signature de leur déclaration commune de paix. J’espère que cela contribuera à l’instauration d’une paix durable dans le Caucase »,

Le secrétaire général de l’OSCE, Feridun Sinirlioğlu, a publié une déclaration dans laquelle l’OSCE félicite l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour cette avancée et rendons hommage au président américain Donald Trump pour le rôle qu’il a joué dans sa réalisation. L’OSCE reste attachée à tous les efforts visant à instaurer une paix et une stabilité durables dans les deux pays. L’OSCE est prête à remplir sa mission pour la mise en œuvre de la déclaration commune du 8 août. Conclu le secrétaire général de l’OSCE se référant à la signature entre les ministres des affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaidjan d’une demande commune de fin du groupe de Minsk de l’OSCE marquant la fin de toute possibilité de négociation d’un cadre institutionnel pour le Karabakh.

Kaya Kallas, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a exprimé la profonde gratitude de l’europe aux deux parties et à l’administration américaine pour avoir su exploiter cette dynamique et permis des progrès. Il est désormais essentiel de garantir la mise en œuvre rapide des mesures convenues, notamment la signature et la ratification du traité de paix. il s’agit d’une étape importante et décisive sur la voie de la normalisation complète des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui, conformément à la déclaration d’Alma-Ata de 1991, reposent sur la reconnaissance mutuelle de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’inviolabilité des frontières de chacun. Une fois mises en œuvre, les mesures convenues aujourd’hui devraient avoir un impact positif sur le développement pacifique global de la région et contribuer à rapprocher les sociétés divisées par l’héritage du conflit d’une paix durable et d’une prospérité partagée.
L’UE soutient pleinement le processus de normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et œuvre depuis de nombreuses années avec les deux parties et ses partenaires internationaux pour créer les conditions d’une paix durable. Nous restons prêts à œuvrer avec nos partenaires en vue d’un règlement complet, en apportant un soutien et une expertise supplémentaires, notamment pour la mise en œuvre concrète du « Prochaines étapes », indique le communiqué de l’UE.

L’Otan via son porte parole Allison Hart a salué un pas en avant significatif et les progrès vers la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et remercions (le président américain Donald Trump) pour ses investissements dans la paix.

Pour le voisin géorgien Le Premier ministre Irakli Kobakhidze a félicité « Donald Trump, Nikol Pachinian et Ilham Aliev pour ce succès : la signature d’un accord de paix historique et l’ouverture d’une nouvelle ère de stabilité et de développement économique dans la région. La Géorgie a toujours défendu la paix et la coopération régionales et continuera de les soutenir résolument

La France via un communiqué du Ministère des affaires étrangères salue l’annonce de l’accord obtenu et indique que Les résultats obtenus grâce à l’engagement des États-Unis marquent une avancée déterminante. La signature et la ratification, dans les meilleurs délais, du Traité de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan permettront de parachever ce processus. Dans cette perspective, la France souscrit à l’appel conjoint des parties à engager la dissolution des structures du Groupe de Minsk de l’OSCE. La normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, le développement de la connectivité régionale et la réouverture des frontières, dans le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté des États ainsi que des principes établis par la déclaration d’Alma-Ata de 1991, doivent permettre au Sud-Caucase de devenir un espace de paix et de prospérité, au bénéfice des populations de la région. Aux côtés de ses partenaires européens, la France continuera d’y contribuer activement, notamment dans le cadre de la Communauté politique européenne. Conclu le minstère francais des affaires étrangères.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadeful a mis en avant que « L'Arménie et l'Azerbaïdjan ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire. Le fait que les deux parties aient paraphé un accord de paix à Washington, à l'initiative du président américain Donald Trump, est une source d'espoir pour de nombreuses personnes en Arménie et en Azerbaïdjan, qui ont derrière elles une longue histoire de conflits, de déplacements et de souffrances. Cette journée témoigne de la volonté des deux gouvernements de résoudre des problèmes complexes par la négociation et de parvenir à des compromis difficiles » indique Johann Wadeful proposant lui aussi l’aide de l’Allemagne pour finaliser l’accord.

Signalons enfin dans ce flot de réaction positive celle de Benjamin Netenyahu le premier ministre israélien « Félicitations au président Trump. Votre leadership audacieux et votre vision globale ont rendu possible un nouvel accord de paix. Je félicite également le président Aliyev, le Premier ministre Pashinyan et les peuples d'Azerbaïdjan et d'Arménie pour la signature de cet accord historique. Je vous souhaite à tous une nouvelle ère de réconciliation et de prospérité partagée », a déclaré le Premier ministre israélien dans un message.

Coté des réactions plus mitigés signalons celle de la Russie d’abord via Maria Zakharova la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères « Il convient de rappeler que la phase actuelle de normalisation des relations arméno-azerbaïdjanaises a débuté avec le soutien direct et le rôle central de la Russie, avec l’adoption d’une déclaration trilatérale au plus haut niveau le 9 novembre 2020 sur un cessez-le-feu et toutes les opérations militaires dans la zone de conflit du Haut-Karabakh. Moscou évalue positivement la rencontre des dirigeants arméniens et azerbaïdjanais, qui s’est tenue à Washington sous la médiation de la partie américaine. La Russie espère que cela contribuera à la paix », a déclaré Maria Zakharova, dans une réaction très modéré compte tenu sans doute de la perspective de la rencontre Trump Poutine de vendredi en Alaska, prélude sans doute à l’obtention du Donbass. Donc il ne faut fâcher personne.

Coté iranien on est aussi satisfaits. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, répondant aux questions de journalistes au sujet du « corridor de Zanguezour », a démenti les rumeurs circulant à ce propos. « Les médias exagèrent. Les exigences de la République islamique concernant cette route ont été prises en compte », a-t-il déclaré. Les points liés au respect de l’intégrité territoriale et au maintien de notre accès vers l’Europe ou vers le nord ont été pris en compte. La seule inquiétude, c’est que ce sont une entreprise américaine et une entreprise arménienne qui construiront cette route. »

Sur la scène politique arménienne, les responsables politiques de Contrat civil et les membres du gouvernement ont tous salué la signature de la déclaration notant son rôle historique et son importance pour les générations futures louant la vision du premier ministre arménien Nikol Pachinyan.

Pour l’opposition c’est le Bureau Mondial de la FRA Dachnaktstoutioun qui s’est exprimé en premier. Pour la FRA La déclaration du 8 août 2025, non seulement ne reflète pas les intérêts étatiques et nationaux de la République d'Arménie, mais constitue également une attaque contre la souveraineté de l'Arménie.

Les politiques et les décisions déséquilibrées adoptées par le gouvernement au pouvoir en République d'Arménie ont été prises dans le secret. Elles violent les droits collectifs et les intérêts vitaux du peuple arménien, créent de nouveaux défis et menaces sécuritaires, perturbent l'équilibre militaro-politique de la région et l'intégrité territoriale de la République d'Arménie, remettant en cause l'existence même de l'État arménien.

Sous couvert de falsifications incessantes, de fausses promesses et de dictature populaire, l'Arménie et les intérêts du peuple arménien ont été bafoués. Reflétant la politique antinationale et peu prometteuse adoptée par le gouvernement au pouvoir en République d'Arménie, cette déclaration intrinsèquement antiétatique n'a qu'un seul objectif : reproduire le fonctionnement d'un gouvernement au pouvoir en République d'Arménie qui sert des intérêts étrangers au détriment des droits de la République d'Arménie, transformant ainsi l'Arménie en théâtre d'un conflit d'intérêts géopolitiques.
En conséquence la FRA Dachnaktsoutioun déclare
• que le conflit de l’Artsakh n’a pas été résolu et que la communauté internationale, en particulier l’OSCE, en tant que seule plateforme dotée d’un mandat juridique international pour résoudre ce problème, est tenue d’agir en vue de sa résolution.

• Nous soulignons que la déclaration signée légitime, en substance, l’idée du corridor et vise exclusivement à servir les intérêts azerbaïdjanais.

• Nous affirmons que fournir à l’Azerbaïdjan une « communication sans entrave » à travers le territoire de la République d’Arménie, sous quelque nom ou statut que ce soit, constitue en réalité la mise en œuvre du « corridor touranien » et une violation de la souveraineté de l’Arménie.

• Nous exigeons : le retrait des forces armées azerbaïdjanaises du territoire de la République d'Arménie, la libération immédiate des otages militaro-politiques de l'Artsakh et la création des conditions pour le retour collectif, sûr, garanti et digne des Arméniens de l'Artsakh.

• Nous sommes convaincus que le statu quo résultant des opérations militaires et des crimes génocidaires ne peut pas conduire à une paix durable.

L’ARF reste fidèle aux principes internationaux de démocratie, de justice et d’instauration d’une paix digne conclu le communiqué du Bureau Mondial de la FRA Dachnaktsoutioun.

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