31/08/2026
/ Dix ans après les violences du 31 août 2016, Michel Ongoundou Loundah referme une série de six tribunes consacrées à l’un des épisodes les plus douloureux et les plus controversés de l’histoire politique du Gabon.
Au fil de ces textes, il est revenu sur les témoignages, les bilans contradictoires, l’assaut du quartier général de Jean Ping, la chaîne de commandement, la question des ordres, les responsabilités encore mal établies et le sort des victimes. Cette dernière tribune va plus loin en reprenant aussi des éléments publiés à l’époque par les journaux Le Mbandja et La Une, notamment l’affirmation de 212 morts, jamais établie par une enquête indépendante mais suffisamment grave pour poser, dix ans après, une question centrale : pourquoi de telles accusations n’ont-elles pas fait l’objet d’investigations publiques capables de les confirmer ou de les réfuter ?
Le texte revient également sur une préoccupation plus ancienne de l’auteur. En janvier 2011, après la mort de Marie Bendome Minko, mortellement atteinte lors de l’assaut des forces de défense et de sécurité contre des militants de l’opposition, il s’interrogeait déjà sur le sort des familles et des enfants laissés derrière les violences politiques. C’est sur ce terrain qu’il conclut aujourd’hui cette série en défendant une proposition concrète : la création au Gabon d’un statut de Pupille de la Nation pour les enfants devenus orphelins à la suite de crises politiques ou de tragédies nationales. Cette tribune est donc à la fois une synthèse et un appel : établir les faits, ouvrir les archives, identifier les responsabilités, reconnaître les victimes et faire en sorte que leurs familles, surtout leurs enfants, ne soient plus les oubliés de l’histoire nationale.
Dix ans après les violences du 31 août 2016, Michel Ongoundou Loundah referme une série de six tribunes consacrées à l'un des épisodes les plus douloureux et les plus controversés de l'histoire…