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Le débat de Missélé eba'a manque au décor GABON... Savoir dépoussiérer sa conscience, ça sauve la République. Toujours l...
09/11/2023

Le débat de Missélé eba'a manque au décor GABON... Savoir dépoussiérer sa conscience, ça sauve la République. Toujours laisser son empreinte.

Le débat de Missélé eba'a : Le bulletin unique ou la b***e unique qui tuera Ali Bongo Ondimba. Qui a eu cette idée f***e...
13/08/2023

Le débat de Missélé eba'a : Le bulletin unique ou la b***e unique qui tuera Ali Bongo Ondimba.

Qui a eu cette idée f***e d’introduire le bulletin unique dans le processus électoral ? Le grand maître, Omar Bongo Ondimba, rappelait qu’on n'organise pas une élection pour la perdre.

Malheureusement, l’expérience du bulletin unique dans le processus électoral d’août 2023 va définitivement conclure et tourner la page d'Ali Bongo Ondimba. Ce qui est un su***de politique désastreux pour tous ceux qui ont toujours cru en lui.

Dans un premier temps, mettons de côté les aspects juridiques qui, pourtant simples à comprendre, ne s’accommodent nullement au décret signé le 4 août par le président de la République. En effet, les différents textes de loi qui encadrent le processus électoral n'ont pas été appréciés et respectés. Que d’amateurisme pour ces apprentis sorciers qui ne pourront qu’en payer le prix, très bientôt.

Aucun juge sérieux et respectant sa toge ne peut sacrifier sa carrière, son image et sa crédibilité en acceptant de mélanger, toute honte bue, deux élections aux dispositions légales trop différentes. Lorsqu’on nous dit que ce désordre politique est organisé pour des raisons d’économie. N’est-ce pas trop ridicules ? La loi budgétaire n’a même pas été rectifiée, ne serait ce que pour la forme ? Comment peut-on tenter de nous vendre une affaire faisandée quand son odeur donne les prémices du niveau de putréfaction de la situation politique dans laquelle se trouve le chef de l’État candidat ?

La question de fond est de savoir, qui généralement vote Ali Bongo Ondimba ? Est-ce majoritairement les militants et les sympathisants du parti démocratique gabonais (PDG) ? La réponse est non. Aucune étude sérieuse ou aucun sondage crédible ne pourra dire le contraire. C’est encore le nom et la mémoire d'Omar Bongo Ondimba qui font voter son fils Ali. C’est en cela que la candidature de Paulette Missambo, profil aux milles atouts, fait très peur et dérange plus que tout, tous les états majors politiques.

De la même façon qu’il était difficile mais surtout mortel d’organiser une élection avec autant de représentants des candidats dans les bureaux de vote, il sera fatal sur la plan institutionnel et constitutionnel d’associer la légitimité du président de la République à celle du député. Certes ce sont des élections uninominales mais hélas trop différentes. Comment certains grands penseurs du pouvoir ont pu un seul instant lier le destin du député ou du président de la République à celui de l’un ou de l’autre ?

Le bulletin unique, telle une b***e unique tuera Ali Bongo Ondimba. Car ce mode opératoire lui empêche de gagner des milliers et des milliers de voix. A la réalité des faits, son électorat de base ne peut pas être le PDG puisqu’il ne gouverne pas selon l’esprit de ce parti qui est foncièrement légitimiste.

Voir des Noureddine Bongo Valentin qui n’ont fait leurs preuves de militantisme nulle part, des arrogants incompétents comme Jessy « Ella Ekogha » et Mohamed Ali Saliou dit Oceni occuper indûment des places au sein du PDG d'Omar Bongo Ondimba, des repoussoirs invertébrés, ingrats et traîtres comme Ian Ghislain Ngoulou être des donneurs d’ordre au sein du PDG, cela ne pourra se traduire que par un vote sanction par les camarades du PDG d’abord.

Comment est mort politiquement Nicolas Sarkozy ? C’est bien l'UMP qui lui a planté une b***e dans la tête. Et les conséquences sont encore vivaces.
Si un électeur ne peut librement voter son député ou le président de la République de son choix, c’est qu’il n'y a pas eu élection.

Avec le bulletin unique, celui qui n’aime pas le candidat à la députation choisi par le parti, sanctionnera le président de la République et vice- versa. Celui qui veut voter un candidat indépendant, ne peut voter le président de la République de son choix car il n'aura pas le visage ou le nom du candidat à la présidence de la République de son choix sur le bulletin de vote. Ali Bongo Ondimba ne pourra rien espérer dans ces conditions.

Mais, ainsi conçu, Ali Bongo Ondimba n’a aucune chance de gagner. De façon simpliste, la population gabonaise est majoritairement pauvre. Donc, vivant dans des conditions difficiles. Par habitude, c’est bien cette catégorie de la population qui aspire au changement, à des lendemains meilleurs.

Or, les cinq dernières années de gouvernance d'Ali Bongo Ondimba n’ont pas offert à des milliers de gabonais la possibilité de croire en ce qui booste un électorat : le fameux « bientôt, c’est notre tout ». Maixent Accrombessi n’avait-il pas crié au soir de la proclamation de l'élection présidentielle d’août 2009 « A nous les milliards » ? Combien, en dehors de la maisonnée du président de la République et leurs affidés pourront encore le dire sans même se souvenir de ceux qui auront contribué à les faire j***r du pouvoir ?

Qui au PDG peut croire que ce sera son tour quand tous ceux qui ont fait l’élection présidentielle d’Ali Bongo Ondimba en 2016 ont été tous décapités ? Ingratitude quand tu nous tiens. Qui peut croire qu'avec un nouveau bail de Noureddine Bongo Valentin à la présidence de la République, les institutions de la République seront respectées ?

Qui peut penser un seul instant qu'avec Ian Ghislain Ngoulou, la République et ses autorités diverses seront considérées ? Arrogance des incompétents quand tu nous tiens. Qui peut penser qu’avec la méchanceté de la maisonnée le pouvoir sera partagée ? C’est bien de ça dont il est question.

Le bulletin unique ne cadre vraiment en rien avec l’esprit de la Constitution de notre pays qui est la pâle copie de la Constitution française conçue par le général de Gaulle et Michel Debré. C’est justement la dictature des partis politiques, justifiant l’instabilité des institutions et des gouvernements, qui a amené le général de Gaulle à penser qu’il fallait élire le président de la République au suffrage universel. Or, le bulletin unique tel que conçu tue cet esprit même, en plus de ce besoin de séparation de légitimité et des pouvoirs de ces deux institutions, ô combien différentes.

Jusqu’au bout, Ali Bongo Ondimba aura été persécuté par les siens. Depuis sa chute à Ryad en passant par l’incompatibilité entre ses capacités et la charge qu’on lui impose pour finir avec une b***e unique qui, inévitablement, l’achèvera politiquement. Quelle triste fin pour le PDG.

Après plus de cinquante ans de gouvernance, ce vieux parti finit avec une élection générale sans visage. Tout est symbole dans la vie, disent les francs-maçons. Le bulletin unique est la b***e unique qui enterrera le pouvoir d'Ali Bongo Ondimba et la majorité PDG. Qu’un esprit libre de la mouvance des collégiens du bord de mer fasse une démonstration contraire.

Par Télesphore Obame Ngomo
Président de l’Organisation patronale des médias (OPAM).

Le débat de Missélé eba'a : Les temps ont changé… Jadis on les nommait Simon Oyono Aba'a, Pierre Louis Agondjo Okawe, Pi...
17/07/2023

Le débat de Missélé eba'a : Les temps ont changé…

Jadis on les nommait Simon Oyono Aba'a, Pierre Louis Agondjo Okawe, Pierre Mamboundou Mamboundou, Paul Mba Abessolo, Serge Mba Bekalé, Luc Bengone Nsi. Voici l’opposition qui a affronté Omar Bongo Ondimba et décrié sa gestion du pays. Ces hommes n'avaient jamais géré l’administration et le pouvoir politique. On peut se permettre de dire que leur opposition était d’abord guidée par leurs convictions, le bon sens des choses, mais surtout par leur volonté de construire une République démocratique debout.

Aujourd’hui, elle est constituée de Jean Pierre Lemboumba Lepandou, Guy Nzouba Ndama, Paulette Missambo, Alexandre Barro Chambrier, Raymond Ndong Sima, Victoire Lasseny Duboze, Mike Jocktane, Jean Gaspard Ntoutoume, Ayi, Geoffroy Foumboula Libeka, Anges Kévin Nzigou. Ces personnalités ont, pour la plupart, géré l’administration mais surtout le pouvoir politique en place. Elles connaissent bien l’état d’esprit qui peut guider leurs anciens camarades lorsqu’ils décident d’engager illico presto une réforme ou de modifier presqu’en catimini une loi.

Et dire que l’histoire du monde est riche d’exemples sur les fautes politiques à éviter pour demeurer au pouvoir.

Pourquoi le grand maître avait finalement accepté la Conférence nationale alors qu’il avait publiquement dit qu’elle n’aura jamais lieu au Gabon ? Il avait bien compris que les temps changeaient et que le vent venu de l'Est pouvait le balayer s’il avait joué au chêne et non au roseau. Il s’est tellement adapté au temps qu’il est demeuré au sommet de l’État près de 20 ans après la Conférence nationale. C’est là tout son génie politique.

En France, on peut se poser la question de savoir, pourquoi Valéry Giscard d’Estaing avait été battu à l’élection présidentielle de 1981 par François Mitterrand ?

L’une des raisons les plus simples est que, non seulement le contexte sociopolitique national et international avait fortement changé mais surtout que le successeur de Georges Pompidou n’avait pas pris conscience qu’il n’avait plus en face de lui le François Mitterrand de 1974. Ce dernier avait beaucoup changé car il avait bien appris de ses erreurs.

Ensuite on peut ajouter, l’affaire des diamants, l’absence du président de la République lors de l’attentat rue Copernic qui visait la communauté juive, la mort suspecte d’un certain nombre de personnalités autour du chef de l’État, le divorce politique avec Jacques Chirac, autant de choses qui ont alourdi et terni la campagne de Valéry Giscard d’Estaing.

Si en 1974, selon Valéry Giscard d’Estaing, Mitterrand était l’homme du passé pour avoir été plusieurs fois ministre sous la quatrième République et commencé le combat de l’alternance à l’époque du général de Gaulle, il l’était désormais moins que lui qui avait été ministre sous deux présidents, de Gaulle et Pompidou, et président de la République, donc responsable de tout.
Les arguments de campagne ne pouvaient donc plus et ne devaient donc plus être les mêmes. Hélas, en 1981, il fut terrassé par François Mitterrand.

De ce qu’on observe côté Gabon, on a l’impression que le pouvoir en place s’est renouvelé mais sans sa mémoire. Ceux qui gèrent désormais le pouvoir ignorent le passé dont ils n’ont nullement tiré les leçons et n’ont pas du tout conscience qu’ils affrontent ceux qui hier partageaient leurs différents modes opératoires. Quoi de plus agréable pour l’opposition d’avoir, en permanence, une longueur d’avance ? Et ça, on le voit depuis le début de la campagne en cours. Le pouvoir est systématiquement dans la réaction des actes divers posés par l’opposition et la société civile.

En pays fang, un conte raconte l’histoire de ces jeunes qui voulaient prendre le pouvoir dans le village. Ils décidèrent, une nuit, que chacun devait tuer son père. Malheureusement, un d’eux n’exécuta pas cette basse besogne et alla cacher son père en forêt. Survinrent alors les premiers problèmes dans le village.

Malgré des heures de réflexion, ils peinaient à trouver des solutions efficaces. Celui qui avait caché son père allait, à chaque fois et discrètement, le consulter. Les solutions données faisaient toujours référence à des situations déjà vécues.
N'étant pas connu comme étant un érudit, les autres s’interrogèrent sur cette nouvelle lumière du village.

Un soir, alors, qu’il était question de trouver une solution à un nouveau problème qui dérangeait le village, les jeunes le suivirent en forêt et le virent entrain de consulter son père. Ils découvrirent qu’il ne l’avait pas tué comme tous les autres, que les solutions qu’il venait à chaque fois proposer étaient en réalité celles de son père. La supercherie prit fin, le vieux fut ramené au village et désigné comme chef.

C’est dire que chaque chose a son temps. Les « enfants là » qui sont au pouvoir ont mis les anciens de côté pensant être en capacité d'affronter les problèmes du pays. Hélas, la réalité montre qu’ils ont échoué et qu’ils se trouvent empêtrés dans de grandes difficultés. Une élection présidentielle ça se prépare. À ce jour, la campagne présidentielle d’Ali Bongo Ondimba, président sortant, n’a pas de visage. Ce n’est pas du tout normal.

Noureddine Bongo Valentin peut constater que ce n’est pas en demandant à Ian Ghislain Ngoulou de gifler Télesphore Obame Ngomo, en total désaccord avec ses méthodes de gouverner, que les problèmes du Gabon trouveront une solution. Bien heureusement que ce n’est resté qu’un simple projet car, ce ne sont pas tous les animaux de la forêt qu’on mange.

Et le général d’armée de gendarmerie, Ngomo Mve David de dire à Omar Bongo Ondimba, dont il était le chef d’état-major particulier, « Monsieur le Président, pourquoi vous pensez que celui qui n’est pas d’accord avec vous est forcément contre vous ? ».

Dans aucun pays au monde, le pouvoir ne peut être gagné ou occupé par des gens sans expérience qui, en plus ignorent l’histoire ou le passé. C’était là où résidait toute la force d’Omar Bongo Ondimba. Il connaissait les différents acteurs, leur histoire et leurs descendances. Ce qui ne semble pas le cas pour les nouveaux tenants du pouvoir.

En voulant combattre les nouveaux opposants au régime comme Omar Bongo Ondimba avait combattu les siens, le pouvoir en place fait une erreur monumentale. Jean Ping était certes un baron du régime, mais il traînait des tares politiques qui ne pouvaient nullement jouer en sa faveur pour la prise du fauteuil présidentiel.

(1) Il a le sang chinois dans un environnement où la France reste influente. (2) Il avait été battu lors de l’élection devant désigner le président de la Commission de l’Union africaine, donc désavoué par les chefs d’État. Enfin, (3) il avait osé défier l’Occident sur la question de Kadhafi. Du fait de ces raisons qui dépassent le simple cadre politique gabonais, Jean Ping ne pouvait pas présider. C’était bien entendu une aubaine pour le pouvoir d'Ali Bongo Ondimba.

Comme c’est une aubaine inouïe pour Jean Ping aujourd’hui de se venger du pouvoir en place. Comment avoir pensé un seul instant qu’en lui remettant son passeport et en le laissant sortir du territoire après tant d’années d’humiliation et de violence il pouvait être un allié qui aiderait le régime en place à se maintenir au pouvoir ? L’absence d’expérience coûtera toujours chère aux collégiens du bord de mer.

Pas une, pas deux, sa première visite officielle fut réservée à Jean Pierre Lemboumba Lepandou, opposant irréductible à Ali Bongo Ondimba, en exil depuis 7 ans, et dont la maison a été brûlée à Okondja. Pour rien au monde Jean Ping ne pouvait jouer le jeu du pouvoir. Il aurait d’ailleurs été plus judicieux, politiquement, de libérer Brice Laccruche Alihanga et ses amis qui sont restés populaires dans l’opinion publique.

La jurisprudence Brice Laccruche Alihanga est perçue comme une véritable menace par tout le système qui a gouverné ce pouvoir. En renouvelant le bail des actuels tenants du pouvoir, c’est leur survie qui se joue. Aucun baron ou dignitaire ne veut finir sa vie en prison car ces « petits là » sont bel et bien capables de les y jeter. Il y a un niveau de pouvoir où on ne prend aucun risque. La pilule étant trop amère après.

Voici que ni Paulette Missambo, la femme dzebi accomplie, l’épouse respectable des fang et la francophile compétente reconnue, ni Alexandre Barro Chambrier, le fils du FMI et des chefs d’État voisins, le pondéré courageux, ni Raymond Ndong Sima, le cadre compétent et ami des fonctionnaires gabonais, ne partent à la conquête du pouvoir suprême avec ces boulets que traînait Jean Ping. Comment peut-on vouloir les affronter sans faire une analyse sérieuse de leurs forces et de leurs faiblesses ? De leur profil respectif tout simplement ?

La grande difficulté aujourd’hui des anciens qui sont restés dans le pouvoir est que les jeunes à la manœuvre ont vu leur nudité et ne peuvent donc plus les respecter. Quand on pille les caisses de l’État, quelle leçon de morale on peut encore se permettre de faire à des jeunes voyous ? Quand on triche à tout va, quelle remarque peut-on encore faire à des jeunes délinquants ? On est disqualifié. D’où le spectacle désolant sous nos yeux. Sinon, qu’est ce qui justifie ces situations politiques extraordinaires ?

C’est la raison pour laquelle, ces jeunes se sont autorisés des dérapages et des fautes graves qui amènent aujourd’hui les anciens au pouvoir à devoir nettoyer publiquement leur m***e. On ne récolte que ce qu’on sème.

Le développement des réseaux sociaux et l'évolution de la technologie ont fait changer les mentalités et les réalités en politique. Tout sera désormais filmé et enregistré au grand dam de ceux qui agissaient très souvent en catimini. La cour pénale internationale (CPI) a besoin de preuves irréfutables. Elle les aura. La communauté internationale pourrait être mise en difficulté si elle fait régner le silence face à des éléments tangibles de fraudes électorales. Les temps ont réellement changé et le pouvoir en place semble négliger cette réalité.

Qui peut apprendre à des gens qui ont été ministres et hauts cadres du parti démocratique gabonais (PDG) comment on modifie une loi ? Qui peut enseigner à la société civile d’aujourd’hui comment on décortique un communiqué du Conseil des ministres ou comment on rédige un recours devant une juridiction ? C’est parce que ce qui est dénoncé est évident et relève des contradictions flagrantes que la loi penche du côté des adversaires du régime.

En prenant la décision d’organiser les élections générales, les jeunes au pouvoir qui ne connaissent rien d’une élection ne mesuraient pas le côté pratique de la chose. Si on a 15 candidats à l’élection présidentielle, 13 candidats pour l’élection législative et 9 listes pour les élections locales. Un électeur se retrouve avec combien de bulletins de vote ? Voici les élections générales voulues.

Pour pallier à cette incongruité, c’est la loi électorale qu’on tente de modifier alors que le processus déjà est engagé. Cette manière de faire ne sert pas la République. Il faut que ceux qui gouvernent aient une haute et autre idée de l’État. Sinon de Gaulle n’aurait jamais démissionné. François Hollande n'aurait jamais refusé de briguer un second mandat. La dignité d’un homme vaut plus que les grands avantages éphémères que peut offrir le pouvoir politique.

À ce jour, on continue de pointer le doigt aux descendants de Pétain. Qui aimerait qu’on pointe du doigt à ses descendants après son séjour sur la terre des vivants ? La jurisprudence France en Afrique est intéressante à ce niveau. Après les épisodes du Mali et la vague de rejet anti français, désormais elle n’interfère plus dans le processus électoral des pays ou n’impose plus des dirigeants aux africains, elle compose avec ceux choisi par les peuples.

Les temps ont changé et seuls ceux qui sauront s’adapter résisteront aux secousses de l’histoire. Que le pouvoir en place le comprenne. C’est à ce niveau, et maintenant, que la voix de Sylvia Bongo Ondimba est attendue si elle souhaite réellement accompagner Ali Bongo Ondimba sur les sentiers de la victoire. Où est le visage de campagne du candidat président, Madame ?

Par Télesphore Obame Ngomo
Président de l’Organisation patronale des médias (OPAM)

Le débat de Missélé eba'a : La malédiction est là. Publié vendredi 04 juillet 2023Quel neveu, en terre bantou, peut déci...
12/07/2023

Le débat de Missélé eba'a : La malédiction est là.

Publié vendredi 04 juillet 2023

Quel neveu, en terre bantou, peut décider de se battre en public contre son oncle sans que cela n’appelle une multitude d'interrogations mais surtout la malédiction sur lui ?

Après la sortie de Macky Sall qui est considérée par de nombreux analystes comme étant un message clair des puissances extérieures envoyé au président du Gabon, voici celle de Jean Boniface Assélé, l’oncle maternel d'Ali Bongo Ondimba, qui sort en pleine tournée républicaine du président de la République.

Cette situation iconoclaste ne peut être lu sous le prisme du caprice d’un vieil homme ou d’un quelconque chantage dit habituel. Cette fois-ci on a dépassé le cadre du simple « enough, enough, enough ».

Les institutions chargées de valider les différentes candidatures à l’élection présidentielle et le parti démocratique gabonais (PDG) vont-ils sous-estimer ces deux actes ? La patate chaude est désormais dans leurs mains.

Ali Bongo Ondimba va-t-il quand même annoncer sa candidature à l’élection présidentielle prochaine après cette annonce osée de son oncle maternel ?
A la lecture de la situation, on est en droit de se demander quels sont les véritables objectifs de Jean Boniface Assélé Dabany ?

Prendre le pouvoir pour le gérer ou simplement empêcher une certaine mascarade qui empeste le climat politique et social dans notre pays ? Plus que la première hypothèse, toutes les analyses tendent à dire que ce général à la retraite veut s’opposer à une démarche dangereuse pour l’avenir du pays.

En 2016, une fable racontée par René Ndemezo’Obiang faisait la joie des partisans du changement, celle de l’écureuil et du singe malade. L’écureuil qui a la facilité et la possibilité de monter et de descendre de l'arbre disait aux autres animaux de la forêt que le singe, en haut de l’arbre, est malade. Qui pouvait en douter ?

Qui mieux que l’oncle d'Ali Bongo Ondimba peut crier haut et fort dans le village, donc le Gabon, que son neveu souffre même si les institutions républicaines refusent de constater qu’il y a de sérieux problèmes à la présidence de la République ?

En disant sur la place publique « Gabonaises, gabonais, l’heure est grave. Notre pays est dirigé par certains membres du cabinet du président de la République. Des individus véreux et sournois ont décidé de prendre le contrôle de notre pays. Des étrangers prennent discrètement le contrôle des postes dans plusieurs de nos administrations. Le moment est venu de défendre la Patrie… », le général à la retraite tire la sonnette d’alarme tout en refusant de collaborer avec l’anormal.

Qui dans l’administration, le PDG et les autres organes indépendants de la société civile pourra dire que ce qui est décrié ici est faux ? Récemment, la nomination d'Ousmane Cissé, un sénégalais né, a été contestée par l’opinion publique. Elle a suscité une vague d’indignation digne des patriotes de la libération en France.

Il en est de même pour les gens comme Emmanuel Lerouel, un rwandais pur jus, Mohamed Ali Saliou, un béninois pur sucre, et Ian Ghislain Ngoulou un congolais certifié. Ils ne sont pas à leur place à ce niveau de pouvoir. Le général de Gaulle qui est célébré et respecté en France a refusé la collaboration dans son pays. Il en est de même pour le général Assélé.

C’est avec courage et détermination que De Gaulle avait dit non au régime de Vichy. Avec les résistants, jeunes et patriotes, il a chassé Pétain, Laval et tous les autres collabos. Tout montre que la situation actuelle suit cette trace même si certains généraux aux allures de bangando, arrogants et corrompus, certains responsables de l’administration, peureux et opportunistes, certains cadres de plusieurs partis politiques, sans conviction et sans dignité, tendent à vouloir pérenniser ou cautionner une gestion complètement bancale de la République.

Ils y trouvent leur compte malgré les humiliations qu’ils subissent. A chacun sa conscience. Heureusement que les actes publics posés ça et là vous obligent et vous engagent à assumer votre collaboration contre le Gabon.

L’histoire du monde est riche d’exemples quant au traitement réservé aux collabos et aux traîtres. La France, pays des droits de l’homme, ne viendra jamais voler au secours ou s’indigner du traitement qui pourrait être infligé à ceux qu’on n’a jamais vu ou aperçu dans la charrette des victimes.

Jean Boniface Assélé Dabany qui n’est pas un novice en politique voit, comme beaucoup de gabonais lucides, le danger que va inévitablement susciter toutes les frustrations accumulées par tant d’amitiés froissées et de désarticulations de notre pays.

Aussi il s’inscrit dans les dernières paroles du Grand maître « Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes entrain de faire. Il nous dit, amusez-vous. Mais le jour où il décidera de nous sanctionner, il le fera ».

Dans bien de traditions africaines en général, et gabonaises en particulier, c’est chez les oncles que le neveu va chercher et trouver la protection. Qu’en sera-t-il désormais pour Ali Bongo Ondimba s’il décide d’affronter publiquement son oncle ? Où trouvera t-il encore le secours en acceptant de se donner des coups avec son oncle sur le champ de bataille politique ?

Selon la géopolitique mondiale en place, chaque espace sait quel est le périmètre à ne pas franchir au risque d’enclencher une guerre ou un conflit avec l’autre. En proclamant la fin de la Françafrique, qui a des avantages et des inconvénients pour certains régimes en place en Afrique francophone, en épousant le Commonwealth au détriment de la Francophonie, on se demande quel est le parapluie dont dispose le régime en place pour assurer sa survie. Et lorsque l’Occident refusera de reconnaître le verdict officiel de l’élection présidentielle » comme d’habitude, quelles pourraient être les marges de manœuvre du régime? Il est important de rappeler que Michaël Moussa est devenu sourd aux voix de ce monde.

En marginalisant certains cadres du PDG qui sont, malheureusement ou heureusement, bien enracinés dans leur fief politique, au profit de gens qui n’ont fait leurs preuves nulle part, se cachant derrière le COVID-19 pour justifier leur incapacité à s’imposer sur le terrain, le PDG compte gagner les différentes échéances à venir de quelle manière ? La politique n’est pas le lieu des miracles. Il faut bien travailler pour espérer avoir de belles récoltes.

Même s’il faille compter sur des méthodes peu démocratiques, notamment la fraude très souvent décriées, rappelons qu’elle se fait avec des hommes et des femmes expérimentés afin de ne pas trop accabler ou mettre en difficulté les organes accusés, à tort ou à raison, d’entériner les mascarades électorales.

Avec la confusion qui est semée par le caractère nouveau du scrutin électoral prochain, trois élections organisées en même temps, chacun corrigeant les erreurs ou les manquements au fur et à mesure, on peut déjà prédire sans risque de se tromper la catastrophe.

A ce niveau, la moindre violence ou contestation prolongée embrasera le pays au détriment des tenants du pouvoir. Il va sans dire que les sièges de la Cour pénale internationale (CPI) et les couloirs de l’exil accueilleront ceux qui ont cru bon de refuser de lire les signes du temps et les signaux de la fin à temps.

Comme Jean Boniface Assélé, il est encore tant de jouer et de rouler pour le « Gabon d’abord » des pères fondateurs de notre nation. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, d’avoir parlé et d’avoir conseillé. Personne ne peut être en position de trahison puisque les nouveaux maitres des lieux refusent d’entendre raison.

Le pouvoir en place, qui en réalité ne profite qu’à une minorité identifiée, a scié toute l’assurance et la véritable solidité de la branche sur laquelle il était assis. Il serait suicidaire pour certains de penser qu’ils pourraient venir jouer aux pompiers ou aux gladiateurs dans une affaire en putréfaction avancée.

En d’autres mots, le pouvoir en place a, lui-même, servi la légitimité à ses alliés, partisans et soutiens divers de lui tourner le dos. Pourquoi alors aider l’ingratitude ? Pourquoi servir l’égoïsme ? Pourquoi protéger la méchanceté ? Pourquoi croire au mensonge ? Pourquoi sauver la fourberie ? Pourquoi avoir pitié l’arrogance ? Pourquoi poursuivre dans l’incompétence ? Pourquoi saluer l’impolitesse ? Que n'avons-nous pas déjà donné avant pensant que les choses étaient nôtres et qu’elles pouvaient changer?

Si au premier septennat, personne dans le pouvoir n’a supporté l’hégémonie de la Légion étrangère, au second septennat, personne ne pensait qu’on pouvait subir l’overdose de l’incompétence et l’arrogance des collégiens du bord de mer, mais il faut avoir une tête déchirée pour ne pas s’attendre au pire en 2023.

Voici que l’oncle d'Ali Bongo Ondimba annonce sa candidature à l’élection présidentielle à venir. Comment le collectif des sages du PDG qui sont pour la plupart des initiés dans nos rites divers, et tous des patriarches dans leur famille respective, pourra gérer cette situation sans perdre en crédibilité et en authenticité s’ils encouragent l’affrontement entre le neveu et l’oncle sur la place publique. Ces anciens vont-ils prendre le risque de créer une jurisprudence qui s’imposera à eux, tôt ou t**d, et qui finira par ensevelir les derniers éléments de la tradition qui sont encore respectés dans notre pays?

Attention à la malédiction qui rôde. On ne peut ouvrir des fronts partout dans le pays et penser un seul instant que tout se passera bien par la suite au moment des élections générales. Le feu qui a été allumé dans le pays tend à présenter les premiers signes destructeurs du côté du Haut-Ogooué.

Depuis quelques temps, on note un malaise entre les Obamba et la minorité tékés accompagnée de leurs alliés étrangers venus de l’Afrique de l'Ouest.
Aujourd’hui ce sont les Obamba qui sont en prison dans le cadre de l’opération scorpion. Ce sont les cadres Obamba qui sont en exil. Ce sont les cadres Obamba qui sont humiliés dans le PDG. Ce sont les cadres Obamba qui sont assis à la maison malgré leurs diplômes, leur loyauté et leur fidélité au régime. À un moment donné, ça ne peut plus continuer. Personne ne devrait s’étonner de la démission d’Arnaud Engandji du PDG ?

Face à la situation nouvelle imposée par la candidature de Jean Boniface Assélé Dabany, soit certains sages et cadres du PDG cherchent à convaincre le général à la retraite de retirer sa candidature, soit ils s’offrent l’exercice complexe de demander au neveu de ne pas se battre sur la place publique avec son oncle. Pour cela, le pouvoir devrait d’abord créer une actualité forte, le temps de faire baisser la température dans le pays et de régler cette situation inconfortable.

Libérez Brice Laccruche Alihanga et ses amis peut déjà apaiser les tensions à défaut de rétablir Jean Pierre Lemboumba et ses enfants du Gabon qui sont en exil. Il faut trouver un leurre au risque de s’enfoncer dans l’enlisement.

A ceux qui répondraient que la République reconnaît les citoyens et non la parenté, il convient de faire référence à la colonne vertébrale de notre vivre ensemble dans son préambule.

La Constitution dispose en son fondement que « Le peuple gabonais, conscient de sa responsabilité devant Dieu et devant l’histoire, animé de la volonté d’assurer son indépendance et son unité nationale, d’organiser la vie commune d’après les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie pluraliste, de la justice sociale et de la légalité républicaine… proclame solennellement son attachement à ses valeurs sociales profondes et traditionnelles, à son patrimoine culturel, matériel et spirituel, au respect des libertés, des droits et des devoirs du citoyen ».

C’est dire que les notions d'oncle et de neveu ne sont pas étrangères à la Loi fondamentale. À cela on peut ajouter les brillants rappels du chef de la majorité sur la tradition et son importance pour notre pays.

Le schéma qui consiste à encourager cet affrontement est mortel. Et la malédiction aura eu raison du neveu.

Par Télesphore Obame Ngomo
Président de l’Organisation patronale des médias (OPAM).

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