17/05/2026
Je recommence à écrire. Après une énième fugue.
Il me semble que je passe mon temps à fuir l’écriture.
Elle qui se tient toujours quelque part entre l’urgence et la pesanteur. Entre le désir de s’y soustraire à tout prix, et l’impossibilité profonde de vivre tout à fait sans elle.
Elle appelle, et exige que l’on marche à son pas.
Exigeante, elle dévore vos souffrances sur le papier. Elle vous absout, vous loge, vous nourrit, vous égare aussi, parfois ingrate dans ses bénédictions.
Et pourtant, on y revient.
Comme on revient à soi.
À sa mère.
À ce qui nous constitue.
🏴
I am writing again. After yet another escape.
It seems I spend my life running from writing.
This thing that always exists somewhere between urgency and heaviness. Between the desire to flee from it at all costs, and the deep impossibility of truly living without it.
It calls, and demands that you walk at its pace.
Demanding, it devours your suffering on paper. It absolves you, shelters you, nourishes you, loses you too, sometimes ungrateful in its blessings.
And yet, we return.
As we return to ourselves.
To our mother.
To what made us.