24/08/2026
UNE THÈSE À PRINCETON. UNE PLATEFORME POUR L’AFRIQUE. ET PLUS DE 100 MILLIONS DE DOLLARS RECHERCHÉS.
Et si le vrai problème de l’Afrique n’était pas le manque d’idées, mais le manque de connexions entre les bonnes idées et les bonnes ressources ?
Nana Barwuah, une jeune Ghanéenne, a transformé son travail académique réalisé à Princeton en un projet concret : Afrovest, une plateforme destinée à connecter des entreprises africaines avec des investisseurs internationaux.
Son travail part d’un constat simple : beaucoup de PME africaines ont des projets, des marchés et du potentiel, mais rencontrent encore de grandes difficultés pour accéder aux financements adaptés.
Selon les informations publiées par Nana Barwuah, les entreprises accompagnées par Afrovest ont recherché collectivement plus de 100 millions de dollars de financement.
Attention toutefois à une nuance importante : cela ne signifie pas que 100 millions de dollars ont déjà été investis. Il s’agit de financements recherchés par les entreprises.
Mais le chiffre le plus intéressant n’est peut-être pas 100 millions.
C’est l’idée derrière l’histoire.
Une recherche universitaire peut devenir une entreprise.
Une thèse peut devenir une solution.
Une université peut devenir un laboratoire où l’on apprend non seulement à réussir un examen, mais aussi à comprendre les problèmes de sa société et à construire des réponses.
C’est ici que nous devons changer notre manière de penser l’éducation en Afrique.
Trop souvent, nous demandons à un étudiant :
« Quel diplôme vas-tu obtenir ? »
La question devrait aussi être :
« Quel problème seras-tu capable de résoudre avec ce que tu vas apprendre ? »
Parce qu’un diplôme qui reste dans un tiroir ne change pas grand-chose.
Mais une connaissance transformée en solution peut créer une entreprise, attirer des investissements, créer des emplois et servir toute une communauté.
L’histoire de Nana Barwuah rappelle donc une chose essentielle :
L’éducation africaine ne doit pas seulement produire des diplômés. Elle doit produire des personnes capables de créer des solutions africaines.
Et peut-être que le prochain grand projet africain se trouve aujourd’hui dans le mémoire d’un étudiant que personne ne prend encore au sérieux.
Parents, étudiants : voilà pourquoi le choix d’une université mérite beaucoup plus de réflexion que le simple nom inscrit sur un diplôme.
Une bonne formation peut changer une carrière.
Une excellente formation peut changer une vie.
Et une idée bien formée peut parfois changer beaucoup plus.
Que devrait-on apprendre davantage à nos étudiants : chercher un emploi ou apprendre à résoudre les problèmes de leur continent ?
✍️ — 𝓛𝓮𝓼 É𝓽𝓾𝓭𝓮𝓼 𝓪𝓾 𝓖𝓱𝓪𝓷𝓪 🇬🇭 | 𝓛𝓪 𝓬𝓸𝓷𝓷𝓪𝓲𝓼𝓼𝓪𝓷𝓬𝓮 𝓵𝓲𝓫è𝓻𝓮
Sources : Afrovest ; publications de Nana Barwuah sur LinkedIn.
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