12/06/2026
Je pense qu’il a une chose que beaucoup de personnes ne comprennent pas.
Quand on prend la parole pour défendre les femmes qui souffrent d’infertilité ou celles qui sont mariées depuis des années sans avoir d’enfant, il faut aller jusqu’au bout de cette logique. On ne peut pas dénoncer les blessures qu’elles subissent chaque jour et, juste après, poser des actes qui risquent de raviver cette même douleur.
Imaginez une femme qui se bat depuis des années, qui prie, qui consulte des médecins, qui supporte les questions de la famille, les moqueries de la société et les comparaisons permanentes. Elle lit un message qui la réconforte et se dit enfin :
Quelqu’un comprend ce que je traverse. Puis, quelques instants après, elle voit des publications ou des commentaires qui lui rappellent encore ce qu’elle n’a pas.
Après une publication qui avait mis tout le monde d’accord, beaucoup ont eu du mal à comprendre la suite. Car lorsqu’on veut vraiment soutenir une personne confrontée à une telle épreuve, certaines pensées, certaines prières et certains encouragements peuvent rester dans la sphère privée.
Le problème n’est pas de célébrer ses enfants ni de remercier Dieu pour ses bénédictions. Le problème est de comprendre le contexte et l’impact que certains gestes peuvent avoir sur celles qui portent encore cette blessure.
L’empathie ne s’arrête pas à un beau texte. Elle se mesure aussi dans le choix du moment, dans les mots utilisés et dans la capacité à protéger la dignité de ceux que l’on prétend défendre.
C’est pourquoi beaucoup ont eu le sentiment que cette belle sensibilisation a malheureusement perdu de sa force. Car parfois, soutenir une cause, c’est savoir s’effacer et laisser toute la place à celles qui souffrent, sans ramener l’attention sur soi ni exposer inutilement la douleur des autres.
Mimiche Diabaté, tu n’avais pas besoin de gêner ta sœur Konnie Touré de cette manière avec ce commentaire.