09/01/2026
TRIBUNE DE RÉPONSE :
L’ILLUSION DU PROGRÈS ET LE MIROIR DE L’HYPOCRISIE : RÉPONSE À LA « PERCEPTION TRONQUÉE » D’AIMÉ STÉPHANE MANSARÉ
Par Un Collectif de Travailleurs Parlementaires pour la Vérité.
La récente tribune de M. Aimé Stéphane Mansaré, se voulant une analyse sociologique du « Cycle de la perception tronquée du leader », appelle une mise au point immédiate. Derrière l'envolée lyriqueet les concepts académiques se cache une réalité bien plus sombre : celle de la complaisance et du double jeu. Pour éclairer l’opinion, il est nécessaire de lever le voile sur ce que M. Mansaré tente d’obscurcir.
I. LE PARADOXE DE LA SOURNOISERIE : L'ART DE CHERCHER UN POINT DE CHUTE M. Mansaré fustige un prétendu « paradoxe de l’ingratitude » des travailleurs. Pourtant, le véritable paradoxe réside dans sa propre posture.
Comment un homme qui, dans l’ombre des couloirs, soutient activement la démarche du syndicat et fustige le manque de reconnaissance du Président du CNT (PCNT) à son égard, peut-il signer une telle lettre d'allégeance ?
Monsieur Mansaré, n'est-ce pas vous qui qualifiez votre nomination à la tête du CERFOP de mise au placard dans une « caverne » ? Aujourd'hui, votre soudain zèle de défenseur ne trompe personne : il s'agit d'une tentative désespérée de trouver un nouveau point de chute.
Vous qui vous revendiquez « expert international » et qui déplorez que votre mérite ne soit pas reconnu à sa juste valeur, vous voilà aujourd'hui transformé en chantre d'un leadership que vous critiquiez hier encore. Ce n'est pas de la sociologie, c'est une quête de survie administrative.
II. DÉCONSTRUCTION DU « BILAN HUMAIN » : LA RÉALITÉ DES CHIFFRES
Vous parlez d'une « inclusion historique » et d'une gestion exemplaire. Pourtant, la gestion de carrière au sein de l'administration parlementaire reste marquée par des disparités que vous-même dénonciez en privé. Prétendre aujourd'hui qu'il s'agit d'une « miniature de la nation » est une insulte à l'intelligence des travailleurs qui vivent les frustrations quotidiennes au sein de l'institution.
Sur le plan financier, vous érigez l'augmentation de 50 % des salaires en exploit historique. Un peu d'histoire institutionnelle vous aurait évité cet arrivisme intellectuel. En 2014, sous la 8ème législature, le salaire de base est passé de 700 000 GNF à 2 100 000 GNF, soit une hausse de 300 %. Comparé à ce bond qualitatif, le « mirage » que vous décrivez n'est qu'un ajustement tardif face à des promesses non tenues et à une inflation galopante.
III. LA RECTIFICATION INSTITUTIONNELLE : LE DROIT N'EST PAS UNE AUMÔNE
Vous accusez les travailleurs d'amnésie face aux « montagnes déplacées ». Mais de quelles montagnes parlons-nous ? La plupart des réformes structurelles actuelles découlent de la vision globale du Président de la Transition, le Général de Corps d’Armée Mamadi Doumbouya.
Le véritable scandale est que le Parlement guinéen fonctionne toujours sans un Statut autonome garantissant la carrière des agents. Demander ce droit fondamental n'est pas de l'ingratitude, c'est de la dignité. Soutenir que les travailleurs ne devraient pas réclamer ce cadre légal au nom d'une « patience aveugle » prouve la vacuité de votre analyse. C'est peut-être pour cette vision déphasée que vous avez été écarté des grandes réformes de l'administration centrale.
IV. CONCLUSION : LA BOUGIE ET LE MIROIR M. Mansaré, vous concluez en disant : « Ne soyons pas ces acteurs qui ne voient la lumière qu'une fois la bougie éteinte ». Nous vous répondons : ne soyez pas cet acteur qui tient la bougie devant le chef le jour, et qui tente de l'éteindre la nuit dans l'espoir qu'on lui confie un autre flambeau.
L’administration parlementaire est reconnaissante des acquis, mais elle refuse qu’ils servent de monnaie d'échange contre ses droits légitimes. Votre tribune n'est qu'un « rêve » vendu au PCNT pour masquer vos propres frustrations et négocier votre repositionnement. La prochaine fois que vous choisirez de « ravaler vos crachats » en public, assurez-vous au moins que vos actes en privé ne viennent pas vous contredire.
L'honnêteté intellectuelle est la première qualité d'un sociologue ; il semble que vous l'ayez égarée dans votre quête effrénée d'un nouveau poste.