Africana TV Caraïbes

Africana TV Caraïbes AFRICANA TV Caraïbes se veut au plus de près de la Culture Afro sans distinction géographique.

A PROPOS

Africana TV Caraïbes est un média participatif , un média qui permet la participation active de ses utilisateurs ou de son audience à la création et à la diffusion de contenu. Contrairement aux médias traditionnels, qui sont souvent des entreprises centralisées, les médias participatifs sont souvent des plateformes en ligne où les utilisateurs peuvent publier leur propre contenu, comment

er et partager le contenu des autres, et participer à des discussions et des débats. Le journalisme citoyen est un exemple de média participatif, où les citoyens peuvent soumettre des reportages ou des vidéos sur des événements locaux ou internationaux. Le concept de média participatif a été popularisé avec l'avènement d'Internet et des technologies de communication qui permettent une plus grande interactivité entre les individus. Cela a permis à un plus grand nombre de personnes de s'exprimer et de partager leurs points de vue et leurs expériences, ce qui a conduit à une diversification de la voix publique.

08/01/2026

Le Bataillon des Pionniers Noirs : une histoire caribéenne effacée des livres

Ils étaient Guadeloupéens, Haïtiens, anciens soldats de la République, fils de l’abolition de 1794. Leur histoire, pourtant profondément caribéenne, a longtemps été reléguée aux marges des récits nationaux. Le Bataillon des Pionniers Noirs, créé sous le Consulat napoléonien, incarne l’une des pages les plus méconnues — et les plus troublantes — de l’histoire post-esclavagiste des Antilles.

Le régiment est officiellement constitué par arrêté du 21 floréal an XI (11 mai 1803), à Mantoue, en Italie. Nous sommes alors à un moment de rupture brutale. Un an plus tôt, en 1802, la France rétablit l’esclavage dans ses colonies. En Guadeloupe, la résistance menée par Louis Delgrès est écrasée dans le sang. À Saint-Domingue, Toussaint Louverture est arrêté, déporté et mourra en captivité. C’est dans ce contexte que des soldats noirs, autrefois défenseurs de la République, sont capturés, déplacés, puis enrôlés de force.

Les hommes du Bataillon des Pionniers Noirs sont majoritairement originaires de Guadeloupe et de Saint-Domingue (future Haïti). Beaucoup ont combattu pour la liberté et l’égalité promises par la Révolution française. Désormais, ils sont transformés en pionniers, affectés à des tâches pénibles : terrassements, travaux de fortification, construction d’infrastructures militaires. Un travail harassant, souvent effectué dans des conditions sanitaires extrêmes, loin des honneurs et de la reconnaissance.

Si quelques officiers noirs figurent dans les rangs, la réalité est celle d’une hiérarchie racialisée, où les soldats caribéens restent subordonnés et surveillés. Leur engagement n’est ni libre ni valorisé. Il s’agit moins d’une intégration que d’une mise à l’écart armée, à distance des colonies et de toute possibilité de retour.

En 1806, le bataillon est transféré au royaume de Naples, alors sous domination française. Il prend le nom de Royal Africain (Real Africano). Ce changement d’appellation ne modifie en rien la condition des soldats. Bien au contraire, il accentue leur statut d’unité « à part », utilisée là où les pertes humaines sont acceptables et la mémoire, dispensable.

En 1807, le régiment accueille également 148 déportés corses, opposants politiques ou individus jugés indésirables par le pouvoir impérial. Le bataillon devient alors un espace de relégation où se croisent des hommes issus de différentes marges de l’Empire, unis par une même expérience de dépossession et d’exil forcé.

Jusqu’en 1809, près d’un millier de soldats auront servi dans cette unité. Peu de noms nous sont parvenus. Peu de visages. Peu de récits transmis. Cette absence dit beaucoup. Elle révèle la difficulté de la France impériale à assumer le sort réservé à ces hommes noirs, engagés au nom de principes qu’on leur a ensuite retirés.

Pour la Guadeloupe, pour Haïti, pour l’ensemble de la Caraïbe, le Bataillon des Pionniers Noirs est un symbole fort. Il rappelle que l’après-abolition ne fut ni linéaire ni juste. Il rappelle surtout que les soldats noirs ne furent pas seulement des victimes passives de l’histoire, mais des acteurs pris dans un système qui les a utilisés, déplacés, puis effacés.

Raconter aujourd’hui l’histoire du Bataillon des Pionniers Noirs, c’est faire œuvre de mémoire. C’est réinscrire ces hommes dans une histoire caribéenne transatlantique, marquée par la résistance, la trahison et la survie. C’est, enfin, refuser l’oubli.

06/01/2026

En octobre 2007, le monde découvre avec stupeur l’affaire de L’Arche de Zoé : une ONG française tente d’embarquer 103 enfants africains depuis le Tchad vers la France.

Mais très vite, la vérité éclate : ce récit était faux. Et derrière ce mensonge se cache bien plus qu’une erreur humanitaire — une vision profondément néocoloniale de l’Afrique.

L’association affirme que ces enfants courent un grave danger et qu’ils doivent être évacués pour être confiés à des familles d’accueil en Europe. Mais très vite, l’opération prend une tournure dramatique.

Alors que les membres de l’Arche de Zoé s’apprêtent à faire embarquer les enfants à l’aéroport d’Abéché (est du Tchad), les autorités tchadiennes interviennent et arrêtent les Européens impliqués — dont six Français.

L’opération n’a reçu aucune autorisation officielle des autorités tchadiennes, ni de la communauté humanitaire internationale. Elle est jugée illégale et dénoncée par de nombreuses organisations.

L’enquête menée par l’UNICEF, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et d’autres agences montre que la majorité des enfants n’était pas orpheline, et qu’ils étaient en réalité tchadiens, vivant souvent avec au moins un parent.

Les témoignages indiquent aussi que les enfants avaient été habillés avec de faux bandages et dispositifs médicaux pour donner l’apparence d’une situation tragique.

Le gouvernement tchadien qualifie l’opération de tentative d’enlèvement d’enfants voire de traite de mineurs. Les six Français arrêtés sont jugés à N’Djamena, la capitale, et condamnés à huit ans de travaux forcés chacun pour tentative d’enlèvement et escroquerie, ainsi qu’à verser des réparations financières aux familles des enfants.

La France, tout en condamnant l’opération comme “illégale et irresponsable”, négocie avec le Tchad pour rapatrier les condamnés et faire appliquer un accord judiciaire bilatéral : leurs peines sont transformées au retour en France. Ils seront finalement graciés.

06/01/2026

L’éruption de la Soufrière en 1976, en Guadeloupe, a entraîné le déplacement de plus de 70 000 personnes, contraintes d’abandonner leurs biens pour migrer majoritairement vers la Grande-Terre.

En Guadeloupe, certains souvenirs ne s’écrivent pas dans les manuels. Ils se racontent à voix basse, autour d’une table, entre deux silences.

L’éruption de la Soufrière en 1976 fait partie de ces souvenirs-là.

À l’époque, la montagne gronde. Depuis des mois déjà, la terre tremble, l’air sent le soufre. Puis vient le 8 juillet 1976. Des explosions de vapeur s’échappent du volcan. Rien de spectaculaire à l’œil, pas de lave rougeoyante. Mais suffisamment d’incertitude pour faire basculer des milliers de vies.

La décision tombe : évacuation de la Basse-Terre.
En quelques jours, plus de 70 000 personnes doivent quitter leurs maisons. On ferme les portes à la hâte. On laisse les champs, les animaux, les souvenirs. On emporte ce que l’on peut, souvent très peu.

La Grande-Terre devient terre d’accueil. Gymnases, écoles, familles solidaires. On s’entasse, on s’adapte. Les semaines deviennent des mois. Pour beaucoup, l’attente est lourde : quand pourra-t-on rentrer ? Et dans quel état ?

Il n’y a pas eu de morts. C’est souvent ce que l’histoire retient.
Mais il y a eu des ruptures : des familles séparées, des enfants désorientés, des anciens déracinés. Il y a eu l’angoisse, la fatigue morale, le sentiment de ne plus être chez soi nulle part.

À Basse-Terre, l’économie s’arrête presque net. Les plantations sont abandonnées, les commerces fermés. Certains ne retrouveront jamais leur activité d’avant. D’autres garderont longtemps cette impression d’avoir tout laissé derrière eux.

Aujourd’hui, la Soufrière est toujours là, surveillée, silencieuse.
Mais dans les foyers de Basse-Terre, 1976 n’est pas une date abstraite. C’est une expérience transmise, un récit que l’on partage pour ne pas oublier.

Cette éruption n’a pas détruit la Guadeloupe. Elle a révélé sa vulnérabilité, mais aussi sa solidarité et sa capacité à tenir ensemble.

Se souvenir de 1976, c’est honorer ces départs forcés, ces retours prudents, et cette mémoire collective qui continue de vivre, génération après génération.

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06/01/2026

On estime entre 400 000 et 500 000 le nombre de Français vivant aujourd’hui en Afrique. Une présence qui s’inscrit dans une longue histoire entre la France et le continent africain.

Ce chiffre reste toutefois sous-évalué : l’inscription consulaire étant facultative, de nombreux Français — parmi lesquels des Afro-descendants, des binationaux et des membres des diasporas afro-caribéennes — vivent en Afrique sans être officiellement recensés.

Ces dynamiques migratoires illustrent des allers-retours constants entre l’Afrique et sa diaspora, nourrissant des échanges culturels, identitaires et économiques profonds, souvent invisibilisés dans les statistiques officielles.

05/01/2026

Air Afrique : histoire d’une compagnie panafricaine disparue

Pendant plusieurs décennies, Air Afrique a incarné un rêve puissant : celui d’une Afrique unie, souveraine et capable de maîtriser ses propres infrastructures stratégiques. Pourtant, cette compagnie mythique a disparu en 2002.

Créée en 1961, peu après les indépendances, Air Afrique était une compagnie aérienne multinationale, détenue par plusieurs États africains, principalement d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.

Parmi eux :
Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Togo, Bénin, Cameroun, Centrafrique, Tchad, Mauritanie, Congo-Brazzaville…

04/01/2026

A peine Maduro hors du territoire, le département d’État publie le « Venezuela Energy Transition Act ».

Création d’une « Administration provisoire des hydrocarbures » dirigée par un administrateur américain ;
Levée immédiate des sanctions pétrolières pour Chevron, Exxon et Conoco ;
Répartition 70 % USA – 30 % « partenaires locaux » ;
Garantie d’impunité pour tout personnel américain.

L’argumentaire est copié-collé de 1953 : « Le Venezuela sans pétrole s’effondrera ; seule une tutelle américaine peut éviter le chaos. » Les mêmes mots : « collapse narrative », « failed state », « responsibility to protect » – la R2P version pétrolière.

Aucune résolution du Conseil de sécurité ne justifie l’opération. Aucune enquête indépendante n’établit de mandat d’arrêt. La Cour pénale internationale, déjà menacée de sanctions par Washington en 2020, se tait. Les experts de l’ONU rappellent pourtant l’article 2 § 4 de la Charte : « Toute menace ou usage de la force est interdite. » Mais le veto américain bloque toute condamnation. Comme en 1953, comme en 1989, comme en 2003, le droit s’arrête où commence le pétrole.

02/01/2026

1er janvier 1804 : Haïti, naissance de la liberté noire

Le 1er janvier 1804, les anciens déportés de Saint-Domingue proclament l’indépendance d’Haïti, faisant de ce pays la première république noire indépendante de l’histoire. En chassant les esclavagistes, ils brisent l’ordre colonial fondé sur l’exploitation et la domination raciale.

Déportés d’Afrique et soumis à un système d’une extrême violence, les peuples réduits en esclavage n’ont jamais cessé de résister. L’insurrection de 1791, menée par des figures comme Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe et Sanité Bélair, se transforme en une révolution anti-esclavagiste et anticoloniale sans précédent.

Malgré les tentatives de Napoléon Bonaparte pour rétablir l’esclavage, l’armée haïtienne remporte une victoire décisive à Vertières en 1803. Quelques semaines plus t**d, Haïti affirme sa souveraineté et envoie un message puissant aux peuples noirs du monde entier : la liberté peut être conquise.

Punie pour avoir osé être libre, notamment par la dette coloniale imposée par la France, Haïti demeure pourtant un symbole fondateur de la libération noire et un repère essentiel dans l’histoire des luttes contre l’oppression.

01/01/2026

Ma tenue n’est jamais une invitation.

Pendant le Carnaval, chacun est libre de s’habiller dans un esprit festif, en toute responsabilité.

Aucune tenue ne justifie un regard insistant, une parole déplacée ou un geste sans consentement.

Le respect des personnes et du consentement est une règle absolue, y compris lors des événements festifs.

Ce n’est ni une opinion, ni un débat : c’est la loi.
Le sexisme, le harcèlement et les agressions sont interdits et punis, quelle que soit la tenue portée.

01/01/2026

Bonne et heureuse année 2026!
Que cette nouvelle année soit remplie de santé, de réussite, de paix et de prospérité.

Que nos cultures continuent de rayonner, que nos histoires soient racontées avec fierté et que notre unité reste notre plus grande force.

Ensemble, honorons nos racines, célébrons nos identités et construisons un avenir encore plus fort.

30/12/2025

Aux Antilles françaises, la tradition du ben démaré reste une pratique culturelle profondément ancrée, particulièrement observée autour du 1ᵉʳ janvier. Chaque début d’année, de nombreux Martiniquais et Guadeloupéens renouent avec ce rituel, qui consiste à se débarrasser des influences négatives accumulées et à repartir sur de bonnes bases.

Le ben démaré se réalise le plus souvent à la mer, à une rivière ou parfois à domicile. On y utilise un mélange de plantes locales – comme la citronnelle, la menthe ou le persil – intégré à l’eau dans laquelle on se plonge. Selon les pratiquants, ces plantes sont censées purifier l’esprit et le corps, chasser la malchance ou les mauvais sorts et attirer la chance pour l’année à venir.

Plus qu’un simple bain, il s’agit d’un acte symbolique et spirituel : certains y ajoutent prières, chants ou intentions personnelles avant ou pendant l’immersion. Dans certaines familles, on préfère s’habiller en blanc après le bain pour renforcer l’idée de renaissance et de pureté.

Cette pratique ancestrale connaît également une modernisation : certains commerces proposent désormais des « kits ben démaré » ou des ateliers guidés permettant d’adapter la tradition à la vie contemporaine, tout en respectant son esprit de purification et de renouveau.

29/12/2025

Antilles françaises : la violence armée continue de faire des morts en Martinique et en Guadeloupe

La violence par armes, en particulier les armes à feu, continue de frapper durement la Martinique et la Guadeloupe. À ce jour, les deux territoires affichent des bilans humains particulièrement lourds, révélateurs d’une crise sécuritaire persistante dans les Antilles françaises.

En Martinique, l’année en cours est l’une des plus meurtrières de la dernière décennie. Environ quarante homicides ont été recensés, dont une très large majorité commis par arme à feu, selon les bilans provisoires établis à partir des données des autorités et des faits divers relayés par la presse locale et nationale.

Les règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants, les conflits de voisinage qui dégénèrent et la circulation d’armes illégales sont régulièrement pointés du doigt. Plusieurs fusillades survenues dans des zones urbaines et périurbaines ont également mis en danger des civils, parfois en pleine journée, accentuant le sentiment d’insécurité au sein de la population.

La situation est tout aussi préoccupante en Guadeloupe, où le nombre de morts par arme atteint ou dépasse la cinquantaine à ce stade de l’année, selon des chiffres provisoires. Plus de la moitié de ces homicides ont été commis avec des armes à feu, confirmant une tendance structurelle déjà observée les années précédentes.

La Guadeloupe reste l’un des territoires français les plus touchés par les homicides rapportés à la population. Les autorités évoquent une prolifération des armes illégales, souvent importées, et une criminalité de plus en plus organisée.

Les statistiques définitives ne seront consolidées qu’à la fin de l’année par les services de l’État, mais les tendances sont déjà claires :
➡️ Les Antilles françaises connaissent un taux de morts par armes très supérieur à la moyenne nationale.
➡️ Les armes à feu sont désormais impliquées dans la majorité des homicides recensés dans les deux territoires.

28/12/2025

À la fin du XIXᵉ siècle, un roi africain ose dire non à l’expansion coloniale française. Son nom : Béhanzin, souverain du puissant royaume du Dahomey. Pour avoir résisté à l’envahisseur, il sera vaincu, capturé, puis exilé de force en Martinique, à plus de 6 000 kilomètres de sa terre natale. Une page méconnue de l’histoire coloniale, lourde de symboles.

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