02/04/2026
À la date du 8 octobre 2020, le gouvernement du président Jovenel Moïse avait pris la décision d’augmenter le prix de l’essence à 201 gourdes, soit une hausse de 15 gourdes. Cette décision avait provoqué une vive réaction de la population haïtienne : des mouvements de protestation, des actes de violence et des incendies avaient paralysé le pays, contraignant ainsi le président à revenir sur sa décision.
En 2022, sous l’administration d’Ariel Henry, le prix du carburant a été porté à 570 gourdes, sans qu’aucune mesure significative ne soit mise en place pour obtenir l’adhésion de l’ensemble de la population.
Pour l’année 2026, le prix atteint désormais 725 gourdes, soit une augmentation de plus de 362 % par rapport à 2020. Pourtant, la population demeure étonnamment silencieuse.
Dès lors, une question fondamentale s’impose : s’agit-il d’un manque de compréhension de la part du peuple face à ces décisions, ou bien d’une instrumentalisation antérieure, notamment sous la présidence de Jovenel Moïse par la bourgeoisie et la classe politique, qui auraient utilisé la population pour déstabiliser son propre pays ?
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Wilguens DORVIL
Économiste de formation et de profession.