12/04/2026
Sécurité : la PNH sous Vladimir Paraison revendique une phase offensive face aux gangs
Sous la direction de Vladimir Paraison, la Police nationale d’Haïti (PNH) affiche une nouvelle dynamique sécuritaire marquée par des opérations ciblées, des arrestations internes et des reprises de terrain dans plusieurs zones stratégiques du pays. Cette approche s’inscrit dans un contexte de forte pression sécuritaire, mais aussi de tentative de reprise de contrôle institutionnel sur des espaces longtemps dominés par des groupes armés.
Parmi les résultats récents, la PNH a procédé à l’arrestation de plusieurs policiers impliqués dans des affaires de kidnapping, illustrant une volonté de lutter contre l’infiltration du crime organisé au sein même de l’institution. Dans le même temps, plusieurs tentatives d’enlèvement ont été déjouées, notamment à Delmas, où des interventions rapides ont permis d’éviter de nouveaux cas de séquestration.
Sur le plan territorial, la police annonce la récupération progressive de certaines zones stratégiques. Des opérations ont permis de rétablir une présence de l’État dans plusieurs espaces qualifiés de zones rouges, notamment dans des quartiers du centre-ville et certaines zones périphériques de la région métropolitaine. Ces actions s’accompagnent d’une collaboration renforcée avec la Task Force et les Forces armées d’Haïti, dans une logique de coordination opérationnelle.
En cette fin de semaine, plusieurs locaux du centre-ville ont ainsi été repris et sécurisés par les forces de l’ordre, illustrant cette nouvelle intensification des opérations conjointes. Parmi ces espaces situés notamment au centre-ville (Avenue Christophe) on a les locaux plusieurs facultés de l'université d’État d'Haïti. Cette avancée est présentée comme un signe concret de la reprise de contrôle progressif de l’espace urbain par les autorités.
Dès son arrivée en août 2025, Vladimir Paraison avait annoncé un changement de doctrine au sein de la PNH, affirmant que l’institution devait passer d’une posture défensive à une stratégie offensive. Selon cette orientation, la police ne doit plus se contenter de répondre aux attaques, mais anticiper et mener des actions préventives contre les groupes armés.
Sur le plan interne, la PNH a également renforcé ses effectifs avec la graduation de nouvelles promotions de policiers entrant dans le programme P4000, visant à combler les besoins opérationnels sur le terrain. Ce renforcement intervient dans un contexte de regain de confiance au sein de l’institution, malgré des défis persistants liés aux conditions de travail et à la pression sécuritaire.
Toutefois, des contraintes importantes subsistent, notamment en matière de logistique et d’équipements. Si les pertes de matériels semblent moins fréquentes qu’auparavant, les besoins en véhicules blindés, équipements spécialisés et moyens technologiques restent élevés pour soutenir l’intensification des opérations.
Entre avancées opérationnelles et fragilités structurelles, la PNH évolue dans un équilibre encore précaire. Mais pour les autorités policières, la dynamique actuelle marque une étape importante vers une reconquête progressive du territoire et un retour de l’autorité de l’État dans les zones les plus affectées par l’insécurité.
La Rédaction