17/06/2026
*Exploitation de sable à Laboule 12 : l’État haïtien durcit le ton entre fermeture administrative et appel à la légalisation*
Pétion-Ville, le 16 juin 2026 – Une vaste opération interinstitutionnelle s’est déroulée ce mardi sur le site d’extraction de sable de Laboule 12, le ministre de l’Environnement, Valery Fils-Aimé en collaboration avec Délégué départemental de l’Ouest, Gérald François, et de son vice-délégué, Joël Congo Noël ainsi que la mairie Pétion-Ville et de Kenscoff, étaient presents les directions techniques du ministère, épaulées sur le terrain par l’ANAP (Agence Nationale des Aires Protégées) et la BSAP (Brigade de Sécurité des Aires Protégées).
Cette intervention musclée poursuit un double objectif, alliant fermeté réglementaire et vision structurante pour le secteur.
1. Une interdiction fermement réitérée
Dans la continuité du communiqué ministériel du 27 mai 2026, les autorités ont procédé à un rappel solennel de l’interdiction formelle d’exploiter des mines dans la zone stratégique s’étendant de Pèlerin à Boutillier, en passant par Laboule. L’objectif est de mettre un terme définitif aux activités illégales qui fragilisent cet écosystème protégé.
2. Un processus de régularisation engagé
Au-delà de la répression, l’exécutif entend moraliser et organiser la filière. Les exploitants sont désormais invités à se conformer à la loi en déclarant officiellement leurs entreprises auprès des services compétents, afin d’obtenir un permis d’exploitation délivré par l’État. Cette démarche vise à encadrer durablement l’activité tout en préservant l’environnement.
Des mesures de contrôle renforcées et des sanctions à la clé
Prenant la parole sur le site, le ministre Valery Fils-Aimé a annoncé le déploiement immédiat de dispositifs de sécurité et de contrôle rigoureux, incluant l’interception systématique de tout camion de sable circulant dans le périmètre. Il a lancé un avertissement catégorique à toute personne qui contreviendrait à ces dispositions : des poursuites judiciaires et des sanctions administratives seront appliquées sans délai.
L’État réaffirme ainsi sa détermination à protéger les bassins versants et les aires protégées de la région métropolitaine, tout en offrant une voie légale aux acteurs du secteur désireux de s’inscrire dans une logique de développement durable et responsable.