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Joyeux anniversaire à l'auteur et producteur Carlens Laguerre
07/08/2026

Joyeux anniversaire à l'auteur et producteur Carlens Laguerre

Le vendredi 24 à l’hôtel Royal Oasis de Pétion-Ville, la première table de lecture de Dance Darling a marqué une étape f...
25/04/2026

Le vendredi 24 à l’hôtel Royal Oasis de Pétion-Ville, la première table de lecture de Dance Darling a marqué une étape fondatrice du projet, réunissant pour la première fois toute la distribution autour d’un scénario déjà chargé de tensions sensibles, de désirs ambigus et de réalités sociales brutes. Porté par une ambition à la fois intime et cinématographique, le film s’inscrit dans une démarche de production audacieuse, cherchant à capter l’énergie fragile de la jeunesse, ses contradictions et ses élans, tout en ancrant son récit dans un contexte où l’amour, la loyauté et la survie s’entrelacent dangereusement. Cette rencontre a ainsi donné le ton d’une œuvre qui promet d’être aussi troublante qu’authentique.

04/03/2026
28/02/2026

𝗡𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗻𝗶𝗲̀𝗿𝗲

𝗘̂𝘁𝗿𝗲 𝗻𝗲́ 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝟭𝟵𝟵𝟬 𝗲𝘁 𝟮𝟬𝟬𝟬 : 𝗢𝘀𝗲𝗿 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗳𝗼𝗿𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀𝗼𝗶-𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀

Je mets le doigt, sans faire pression sur la plaie, pour dire ce que beaucoup pensent : grandir dans les années 2000 en Haïti ce n'est pas du “kaka kòk” pour dire que cela n’a pas été une mince affaire.

Nous vivons avec les conséquences : conséquences d’une instabilité politique chronique, d’une gouvernance sans continuité institutionnelle, d’un effritement progressif des infrastructures publiques, d’un affaiblissement de l’école comme espace de mobilité sociale et d’un climat d’insécurité qui a façonné notre rapport au futur.

Nous avons grandi dans l’incertitude. Nous avons appris très tôt à nous adapter, à survivre, à fuir parfois plus qu’à construire.

Nous, les jeunes nés entre 1990 et 2000, avons évolué dans un pays sans véritable projet d’État durable, marqué par l’incompétence, la corruption et l’absence de perspectives claires.

Nous grandissons sans repères matériels stables. Rares sont ceux qui ont connu un Port-au-Prince salubre ou la foire du 1er mai au Champ de Mars. Nous héritons de vestiges, d’une capitale en délabrement, d’une mémoire conservée dans des images numériques plutôt que dans des espaces préservés.

Claude Lévi-Strauss rappelait que les peuples s’attachent aux lieux où ils reconnaissent les traces de leur histoire. Maurice Halbwachs expliquait que la mémoire collective dépend d’un cadre spatial stable. Lorsque l’espace se dégrade, la mémoire s’effrite.

Nos sites historiques subissent une dégradation graduelle.

La Citadelle Laferrière, le Palais Sans-Souci, le Fort de Bizoton et les anciennes maisons patrimoniales de Port-au-Prince témoignent d’un passé glorieux, mais leur valorisation demeure fragile et insuffisamment structurée.

Dans la commune de Carrefour, plusieurs témoignages locaux évoquent l’existence passée d’une demeure attribuée à Alexandre Pétion. Aujourd’hui, aucune signalisation patrimoniale claire ne permet d’en attester ou d’en préserver la mémoire.

L’absence de marquage patrimonial est déjà une forme d’effacement.

Un peuple n’oublie pas seulement lorsque les pierres tombent ; il oublie lorsque les lieux cessent d’être nommés, transmis et valorisés.

Un peuple peut survivre à la pauvreté. Mais lorsqu’il perd le fil de sa mémoire, il perd son ancrage.

Être né entre 1990 et 2000 en Haïti n’est pas une malédiction. C’est une responsabilité historique.

Les fondateurs de la patrie étaient majoritairement des jeunes, on peut citer : Jean-Jacques Dessalines, François Capois, Suzanne Bélair, Jean-Pierre Boyer, Cacique Henri. L’histoire d’Haïti s’est écrite avec des jeunes. Ils étaient enchaînés. Ils vivaient sous l’oppression. Pour beaucoup, ils étaient nés dans l’esclavage. Et pourtant, un jour, ils ont dit non.

La jeunesse haïtienne à un rendez-vous avec l'histoire.

Dans la voix de Cheikh Anta Diop à la conférence de Niamey en 1984 : « Il n’y a qu’un seul salut : c’est la connaissance directe. Aucune paresse ne pourra nous dispenser de cet effort. À formation égale, la vérité triomphe. Formez-vous, armez-vous de sciences. » Nous devons combattre l’aliénation, l’oppression et la paresse par la connaissance.

Utiliser la technologie avec discernement, investir dans la formation, transformer chaque responsabilité publique en action concrète orientée vers la croissance institutionnelle et la reconstruction symbolique.

Le secours d’Haïti viendra des Haïtiens, au pays comme dans la diaspora.

Ayiti demen an posib.

𝙀𝙢𝙢𝙖𝙣𝙪𝙚𝙡 𝙈𝙞𝙘𝙝𝙚𝙡,
𝘔𝘢𝘴𝘵𝘦́𝘳𝘢𝘯𝘵 𝘦𝘯 𝘚𝘤𝘪𝘦𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘥𝘶 𝘋𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵,
𝘨𝘦𝘴𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦, 𝘫𝘶𝘳𝘪𝘴𝘵𝘦 𝘦𝘯 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯.




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