02/10/2026
Le Novateur #517 (2 octobre 2026)
Trump serait-il incapable de penser entre négociation et guerre ?
Introduction
Jusqu’où le président américain, le belliciste Donald Trump, ira-t-il avec cette guerre d’attrition laquelle, disait-il, allait prendre fin avant ou après les élections de mi-mandat ?
À la 81e assemblée générale de l’ONU ce lundi 23 septembre, il s’est révélé encore plus confus, déconnecté de la réalité. En premier lieu, Donald Trump a affirmé qu'il pourrait parvenir à un accord avec l'Iran…Ensuite, il s'est vanté qu'en cas d'échec des négociations, il entamerait « l'anéantissement de la République islamique ».
Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, affirme que Donald Trump est « pris dans un bourbier » et incapable de choisir entre négociation et guerre. Selon lui, « les conditions de l’Iran ont été communiquées aux États-Unis », mais Trump serait incapable de prendre une décision.
L’Iran souhaite mettre fin à cette guerre impopulaire et ses exigences pour la réouverture du détroit d’Ormuz restent les mêmes depuis juin :
• Levée immédiate du blocus maritime
• Libération de TOUS les avoirs iraniens gelés
• Fin de la guerre sur TOUS les fronts de résistance
Cette guerre américano-israélienne contre l’Iran est en violation flagrante du droit international et in fine, une commission d’enquête a conclu ce 16 septembre que : « Après les attaques des États-Unis et d'Israël du 28 février, la mission a trouvé des motifs raisonnables de croire que les États-Unis ont commis le crime de guerre consistant à lancer des attaques indiscriminées qui ont causé la mort ou des blessures à des civils, ou des dommages à des biens de caractère civil ».
Le Secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guttierez, a eu le mal courage de conseiller les États-Unis et l’Iran à dialoguer. Guttierez dont le mandat arrive à terme déclare que : « J’exhorte l’Iran et les États-Unis à reprendre d’urgence les négociations et à régler les questions en suspens par la diplomatie ».
En tout cas, des responsables iraniens ont indiqué ce mercredi 30 septembre, souligne The Daily Digest, avoir reçu une réponse officielle des États-Unis à la dernière proposition de Téhéran visant à mettre fin à la guerre qui dure depuis sept mois, sans préciser le contenu de la réponse.
« Nous mettrons tout en œuvre pour que cet accord aboutisse et nous défendrons fermement les droits du peuple iranien… » a déclaré le président iranien Massoud Pezeshkian, avant d’ajouter que « Cet accord doit désormais réposer sur une stratégie gagnant-gagnant ». Très rassurant, n’est-ce-pas ?
Iran reste consistant dans ses propositions
L’Iran a soumis, via l’émissaire américain Steve Witkof, le beau-fils du président ce mardi 22 septembre, citant Herpress.fr, un plan pour rouvrir le détroit d’Ormuz dans sept jours. Le Washington Post, de son côté, a affirmé que le président américain l’avait, d’un revers de main, refusé.
Et toujours selon le quotidien américain, Trump envisage même de reprendre les frappes américaines après les législatives de mi-mandat en Novembre. À rappeler que les États-Unis n’ont pas bombardé le sol iranien depuis le 1er septembre dernier.
En toute vraisemblance, le #45470 des États-Unis, note le PDG du bimensuel régional dans le Nord-Ouest d’Hayti Le Novateur, semble être imprévisible et surtout incohérent dans ses prises de position face à l’Iran. Les propositions de Téhéran pour mettre fin à cette hostilité est tout simplement un retour au protocole d’accord signé entre les deux protagonistes en juin dernier.
Le protocole mentionnait la fin des hostilités avec un arrêt immédiat et définitif des opérations militaires et la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban où l’armée israélienne combat le groupe pro-iranien Hezbollah.
Les demandes de Téhéran prévoyaient aussi le déblocage et le versement des avoirs iraniens gelés depuis la révolution islamique de 1979 ainsi que la levée des sanctions américaines, qui étranglent l’économie du pays.
L’Hespress Français affirme que c'est aux Etats-Unis de décider s'ils veulent arrêter la guerre ou non, a estimé jeudi 24 septembre le président iranien Massoud Pezeshkian, soulignant que ce n'était pas l'Iran qui avait déclaré la guerre.
« C'est à l'Amérique de décider si elle veut ou non terminer » ce conflit, a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News, assurant que la République islamique iranienne ne cherchait pas la guerre mais qu'elle était "résolue à se défendre ».
Et ce dimanche 27 septembre, Abbas Araghchi, le ministre des Affaires Étrangères répond à propos du refus par le président Donald Trump sur des propositions de l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz : « Nos conditions sont claires et tout mouvement vers la réouverture du détroit d’Ormuz dépend de la satisfaction de ces conditions. Nous ne reviendrons pas dessus ».
L'International news confirme que le président américain Donald Trump qui ne s’informe pas réellement de ce qui se passe en Iran lance un appel direct aux Iraniens à renverser le pouvoir et à prendre le contrôle de leur gouvernement. Dans une vidéo publiée samedi 26 septembre, le président américain affirme « Le moment de votre liberté est venu » avant d’ajouter « Lorsque nous aurons terminé, prenez le contrôle de votre gouvernement. Ce gouvernement sera le vôtre. »
Et ce dimanche 27 septembre, citant l’International news, quelques heures après avoir dit rejeter une proposition de Téhéran, Donald Trump affirme qu’il s’attend à ce que les négociateurs américains aient davantage de discussions avec l’Iran cette semaine.
« Je m’attends à ce qu’il y ait davantage de négociations avec l’Iran. Ils veulent parvenir à un accord, mais pas à l’accord que je souhaite. Quelque chose que j’aurais peut-être accepté il y a un an. Ils ont trop joué leurs cartes », a déclaré le président américain dans une interview téléphonique à Axios.
France 24 actualité international confirme ce lundi 28 septembre que Donald Trump serait prêt à réduire les sanctions contre l’Iran et à débloquer des avoirs iraniens gelés en échange de « progrès tangibles » vers un accord nucléaire, selon un responsable américain cité par CNN.
Washington mène actuellement des « discussions positives et constructives » avec Téhéran par l’intermédiaire de médiateurs. Mais les États-Unis préviennent qu’aucun accord ne sera conclu tant que les questions nucléaires ne seront pas réglées.
L’Iran, la première puissance mondiale
Citant l’Intellect News 24, le guide suprême iranien, l’ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei déclare : « Aujourd'hui, le golfe Persique et le détroit d'Ormuz sont dépourvus de présence militaire américaine, et leur marine n'ose pas s'aventurer au-delà de la mer d'Oman ; si Dieu le veut, ils finiront tôt ou t**d par en être chassés eux aussi ».
NOIR EST MA Fierté confirme que le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a affirmé lundi que les États-Unis finiront par quitter le Moyen-Orient après avoir subi, selon lui, des « coups douloureux » de la part des forces iraniennes.
Il a notamment évoqué le détroit d’Ormuz et la mer d’Arabie, alors que Téhéran et Washington tentent de relancer des négociations pour mettre fin au conflit. Cette voie maritime stratégique est cruciale pour le commerce énergétique mondial, le détroit d’Ormuz ayant vu transiter avant la guerre près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz.
Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei annonce, selon l’International news, que l’Iran est désormais « la première puissance mondiale » selon des « calculs divins ».
Dans un message écrit, Il assure que les forces ennemies ont été repoussées des eaux proches de l’Iran après de « douloureux coups » infligés par les combattants iraniens et les « défenseurs du détroit d’Ormuz ». Mojtaba Khamenei affirme également que plus de 30 millions d’Iraniens se sont « déclarés prêts au sacrifice » et qu’une capacité de mobilisation de 500 000 personnes a été remplie en seulement 100 minutes.
Trump et Pezeshkian à l’ONU
Donald J. Trump accompagné de la première dame Mélanie à la 81e assemblée générale des Nations Unies, alors que la tension reste très forte, a avoué à Fox News : « Moi je suis ouvert » à rencontrer le président iranien Massoud Pezeshkian attendu à New York pendant l’Assemblée générale de l’ONU. Une rencontre pourrait-elle ouvrir la voie à une désescalade entre Washington et Téhéran ?
Selon The Daily Digest, Donald Trump, à l'Assemblée générale des Nations Unies se contredit soulignant qu'il était confronté à un dilemme important : attaquer de nouveau l'Iran ou rechercher un accord de paix.
Il en a évidemment profité pour menacer l'Iran, un pays qui, durant les sept mois de guerre, a pourtant humilié les États-Unis à tous les niveaux.
En premier lieu, Donald Trump a affirmé qu'il pourrait parvenir à un accord avec l'Iran. Curieusement, ce discours apparaît alors que se profilent les élections de mi-mandat de novembre, qui s'annoncent défavorables aux républicains. S'agit-il d'une simple coïncidence ?
« Un accord sera-t-il conclu avec l'Iran qui lui permettra de se reconstruire et de créer un pays bien plus grand qu'il ne l'a jamais été ? », a-t-il demandé lors de son discours.
Ensuite, le président des États-Unis s'est vanté qu'en cas d'échec des négociations, il entamerait « l'anéantissement de la République islamique ».
L'actualité du monde révèle la déclaration pertinente et révélatrice du Président iranien Massoud Pezeshkian à la tribune de l’ONU : « Hier, le président américain Trump nous a qualifiés de terroristes. Nous sommes victimes du terrorisme.
Je viens d’un Iran où notre Guide suprême, si respecté, a été assassiné sans aucun cadre légal ni raison valable. Je viens d’un Iran où, en réalité, une école a été bombardée. Vous voyez ces enfants ? Ces enfants ont péri sous des bombes, avec des a***s utilisées par les États-Unis et Israël. Ils étaient innocents et n’avaient commis aucun crime ».
Citant Press TV Français, « Nous ne recherchons pas la puissance pour attaquer ou commettre des actes d'agression. Nous recherchons l'énergie pour le progrès, et non pour menacer les sociétés avec des a***s », a déclaré Massoud Pezeshkian lors de son allocution devant l'Assemblée générale des Nations unies.
Citant Roya News English, le président iranien Masoud Pezeshkian a conclu son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies par un message direct au président américain Trump, avertissant que la pression exercée sur Téhéran ne ferait que renforcer la résistance.
« Il doit savoir que la résistance du peuple iranien ne fera que s'intensifier face aux sanctions, à la pression accrue et aux actes d'intimidation », a déclaré M. Pezeshkian.
« Nous ne baisserons jamais la tête et ne plierons jamais le genou », a-t-il ajouté. M. Pezeshkian a affirmé que l'Iran restait ouvert au dialogue et aux négociations, mais qu'il n'accepterait pas « le langage de la force ».
Pezeshkian a tenu des entretiens séparés avec les dirigeants de la Suisse, de l'Irak, du Bangladesh, de la Norvège, de l'Arménie, des Pays-Bas, du Liban et du Pakistan, ainsi qu'avec le président du Conseil européen et le Secrétaire Général de l'ONU. Le président iranien Massoud Pezeshkian quitte New York pour Téhéran.
Conclusion
News X confirme que la Russie et la Chine opposent leur veto à la résolution américaine visant à prolonger la surveillance des sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité de l'ONU.
L'Iran a aussi fait savoir qu'il pourrait utiliser contre les États-Unis et Israël des a***s de pointe jamais employées auparavant. Ces a***s couvriront l'ensemble du territoire. De quelles a***s s'agit-il — celles que l'Iran n'a encore jamais utilisées mais qu'il envisage désormais de déployer ? L'Iran est-il sur le point d'utiliser l'arme à ondes ?
Selon les médias iraniens IRIB, le Dr Abbas Araghchi a rencontré l’envoyé américain Steve Witkoff en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, après des demandes répétées des États-Unis pour une rencontre.
L’Iran donne quatre à cinq jours aux États-Unis pour accepter ses conditions, selon l’International news. Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, affirme que Téhéran ne reprendra pas les négociations et ne rouvrira pas le détroit d’Ormuz tant que Washington n’aura pas accepté ses exigences. « Tant que les conditions de l’Iran ne seront pas acceptées, il n’y aura pas de négociations et le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert », a déclaré Mohsen Rezaei.
Les menaces iraniennes ont finalement porté fruit parce que l’administration Trump a finalement capitulé en envoyant au ministère des Affaires Étrangères Abbas Araghchi une réponse officielle des États-Unis à la dernière proposition de Téhéran visant à mettre fin à la guerre. Francisque Jean-Charles, Le Novateur #517 du 2 octobre 2026