24/07/2026
Unissons-nous jeunes et vieux pour changer Hayti
Hayti, après plus de deux siècles d’indépendance, est perçu comme l’un des pays les plus décriés sur la scène internationale, le plus pauvre de l’hémisphère occidental, se plaît-on à dire. Le naufrage de la nation s’explique du fait que les héritiers des pères fondateurs du nouvel État ont vite tourné dos aux ordres et aux principes qui ont guidé ces derniers et qui les ont conduits à la victoire du 18 novembre 1803.
Dans sa proclamation à valeur prophétique et prémonitoire du 1er janvier 1804, l’Homme d’airain de Cormiers, génie militaire et grand visionnaire, s’inspirant des échecs et des faiblesses des luttes de classes coloniales et de la stratégie unitaire victorieuse des classes antagonistes noire et mulâtre, a dicté au peuple sa loi, celle de l’union, à obéir et à suivre pour le progrès et la pérennisation de l’État.
De guerre civile en guerre civile, de lutte de classes en lutte de classes et de coup d’État en coup d’État, Hayti fait figure d’un pays instable qui s’effondre allant de transition en transition. L’ex-président Jovenel Moïse disait avec justesse : « La transition n'a jamais rien apporté au pays, si ce n'est de vieux contrats douteux, le morcellement de l'État et l'enrichissement personnel de chacun. Mes amis, nous ne pouvons plus continuer ainsi. J'appelle tous les acteurs à œuvrer pour que le pays retrouve la stabilité. »
Le président Moïse est assassiné le 7 juillet 2021 et depuis la mère-patrie expérimente une transition, laquelle est devenue un chaos total, goupillé et entretenu par l’ennemi mortel, le « Grand Satan » américain via le Core Group, une entité internationale créée en janvier 2003 à l’Initiative d’Ottawa où les participants ont délibérément décidé de « suspendre l’indépendance d’Hayti » et de placer la mère-patrie sous tutelle onusienne.
On dénonce profondément l’occidentalisation idéologique d’Hayti utilisant servilement des oligarques apatrides et des politiciens avides de richesse pour poursuivre aveuglement sa politique d’écrasement d’Hayti laquelle n’offrant jamais la richesse de la nation aux paysans et aux masses. Le cardinal Robert Sarah n’a-t-il pas raison de rappeler aux classes économique et politique d’Hayti : « Quand on a autorité, ce n’est pas pour écraser les gens, c’est pour les faire grandir » ?
Le 16e président américain, l’émancipateur esclavagiste, Abraham Lincoln disait pour les traitres à la mémoire de nos ancêtres : « Les nations ne meurent pas d’invasion, elles meurent de pourritures internes ». Étant des pourritures internes, ces dirigeants qui ont eu l’honneur de conduire le pays de Jean-Jacques Dessalines, le plus grand libérateur du monde, ont volontairement trahi leurs pairs et leur nation à leur profit et à ceux des pays ennemis.
Dans ce tohu bohu, tout porte à croire que la seule porte de sortie c’est de réaliser les élections libres, démocratiques et transparentes à la fin de cette année, tout en espérant une répétition du coup d’état électoral du 16 décembre 1990 lequel avait porté le prêtre défroqué Jean Bertrand Aristide à la présidence d’Hayti.
La GEN 80-2000 fera-t-elle un faisceau-joint pour sauver la mère-patrie de manière à (1) recouvrer la souveraineté nationale pleine et entière ; à (2) arrêter, juger et condamner toutes autorités haytiennes au cours des 40 dernières années pour crimes financiers et de sang commis sur le territoire national ; à (3) retourner à l’Empire d’Hayti via une monarchie élective assise sur 10 royaumes régionaux.
Le grand footballeur haytien Duckens Nazon, qui a visité son pays après l’élimination d’Hayti à la Coupe du Monde, croit éperdument qu’il faut une fusion entre les aînés et la jeunesse pour bâtir une Hayti nouvelle au profit de toutes et de tous.
Dans un message vibrant, il déclare : « J’aimerais que la nouvelle génération se lève. J’aimerais que nos aînés qui partagent cette même conviction, qu’un jour Hayti changera, s’unissent avec les jeunes qui y croient. »
« Ensemble, poursuit-il, nous pouvons changer Hayti. Nous en sommes capables, à condition de rester unis autour d’un même objectif. J’aimerais que nous, Haytiens, exploitions et profitions de nos propres richesses, et que nous cessions de les céder pour une bouchée de pain à ceux qui ont contribué à mettre notre pays dans cet état ». Edito #512, Le Novateur du 24 juillet 2026