18/02/2026
Corriere della Sera | Mercredi 18.02.2026
Lettre de Giangiacomo Schiavi
HOEPLI, UNE HISTOIRE À SAUVER – JEUX OLYMPIQUES : BRAVO À TOUS
Cher Schiavi,
J’ai appris avec inquiétude le risque bien réel de fermeture qui plane sur la librairie historique des Milanais, Hoepli. Et je suis frappé de voir qu’on en parle si peu.
Hoepli est une icône culturelle de Milan. Sa disparition serait comparable, dans d’autres registres, à celle de la fontaine de San Francesco piazza Sant’Angelo, de l’Arena Civica, du Camparino dans la Galleria ou encore de la Rinascente piazza Duomo. Pour un Milanais, entrer chez Hoepli, c’est avoir la certitude presque métaphysique que, si un livre existe, il s’y trouve.
Mais au-delà de l’assortiment exceptionnel, ce qui distingue Hoepli, c’est la qualité humaine : la compétence, la passion et la rare courtoisie de celles et ceux qui y travaillent. Non pas de simples vendeurs, mais de véritables gardiens d’un patrimoine immatériel.
Perdre un tel lieu serait un coup dur pour l’identité milanaise. Une mobilisation urgente des institutions et des citoyens me semble indispensable. Puissent la Ville de Milan, des éditeurs comme Rizzoli et Feltrinelli, ainsi que les fondations bancaires, agir pour préserver pour la ville ce temple du livre, incarnation de la Milan « cultivée et courtoise ».
Umberto Orsenigo
« Je vais chez Hoepli » : une expression typiquement milanaise qui évoque à elle seule un lieu, une culture et une certitude. Depuis la fin du XIXe siècle, cette cathédrale du livre façonne un sentiment d’appartenance presque familial. Qui n’y est jamais allé chercher un manuel, un dictionnaire, un ouvrage introuvable, un agenda ou un livre sur l’histoire de la ville ?
Il est triste d’imaginer, dans un contexte de crise et de liquidation, la fermeture des vitrines historiques de piazza Meda. Les différends entre les héritiers d’Ulrico Hoepli et les difficultés du secteur de l’édition représentent toutefois des obstacles de taille pour d’éventuels repreneurs — on évoque des fonds internationaux.
Non, cher Orsenigo, on ne parle pas trop peu de Hoepli : il y a du respect autour de son histoire. Et c’est précisément une histoire qui ne doit pas s’achever.
On a écrit que Milan était tiède face aux Jeux Olympiques.
À en juger par les faits, cela ne semble pas exact. N’est-il pas temps de le reconnaître ?
Monica Filippi
Quand la réalité dément les impressions négatives, nous applaudissons la réalité — nos athlètes, le maire Sala, le président Fontana et tous ceux qui ont contribué à contredire le prestigieux New York Times.