08/09/2026
Quand j’ai commencé à faire du pain au levain, j’ai évidemment fait ce qu’on fait tous au début : j’ai cherché DES HORAIRES.
Combien de temps je laisse fermenter ?
Je fais mes rabats quand ?
Et je façonne à quelle heure ?
Et là, c’est bon ou pas ?
👀
Avec mes 16 années de recul, s’il y a bien un truc que j’aurais aimé comprendre plus tôt, c’est que le chrono n’est pas le patron.
(Oui, ça aurait pu m’épargner quelques belles galettes.)
Parce que « laisse fermenter 4 heures », bon.
4 heures chez qui ?
À quelle température ?
Avec quelle farine ?
Quel levain ?
Dans quel état ?
Parce qu’entre une cuisine à 19°C en février et mon levain qui part en roue libre à 27°C en juillet… comment dire.
On n’est pas exactement sur le même planning. 😬
Alors évidemment, les horaires sont utiles.
Je continue moi-même à en donner dans mes recettes.
Mais il faut les prendre comme des REPÈRES.
Pas des règles.
Ce que j’apprendrais vraiment si je recommençais aujourd’hui, ce serait à regarder ma pâte : comment elle gonfle, comment elle se tient, les bulles qui apparaissent, ce qu’elle raconte sous les doigts.
Et petit à petit, arrêter de me demander :
👉🏼 « Ça fait combien de temps ? »
pour commencer à me demander :
👉🏼 « Est-ce qu’elle est prête ? »
Ça paraît être une toute petite nuance.
C’est probablement l’un des trucs qui a le plus changé ma façon de faire du pain.
Et accessoirement, ça évite de rester planté devant un saladier à 16h02 parce que le tuto a dit 4 heures. 🙃