27/01/2026
Réactions à la nomination du frère de Ouattara comme Vice‑Premier ministre
La nomination de Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président Alassane Ouattara, au poste de Vice‑Premier ministre tout en conservant le portefeuille de la Défense, suscite de vives réactions sur la scène politique nationale et une observation prudente de la part de la communauté internationale, ravivant le débat sur la gouvernance et la concentration du pouvoir en Côte d’Ivoire.
Au plan interne, des partis d’opposition et plusieurs voix de la société civile ont dénoncé une décision qu’ils considèrent comme un cas manifeste de népotisme. Selon eux, l’élévation d’un proche parent du chef de l’État à l’un des plus hauts postes de l’exécutif fragilise les principes de mérite et renforce un système présidentiel déjà très centralisé. Plusieurs responsables de l’opposition estiment que ce choix illustre une tendance à confiner le pouvoir politique à un cercle restreint de fidèles, au détriment de l’indépendance des institutions et de l’équilibre démocratique.
Le contexte politique renforce ces critiques. Intervenue peu après la réélection du président Ouattara pour un quatrième mandat et la large victoire parlementaire de son parti, le RHDP, la nomination est interprétée par certains comme une étape supplémentaire dans une stratégie de consolidation du pouvoir et de préparation de la succession, plutôt que comme un signal de renouvellement politique.
À l’international, les réactions sont restées mesurées. Les principaux partenaires du pays — notamment les Nations unies, l’Union africaine et la CEDEAO — n’ont pas, à ce stade, formulé de critiques publiques directes concernant cette nomination. Les acteurs diplomatiques semblent privilégier la stabilité politique et la coopération sécuritaire dans une région confrontée à de multiples défis.
Des analystes soulignent toutefois que la décision est suivie avec attention par les partenaires extérieurs sensibles aux standards de gouverna