17/09/2026
Livrés à eux-mêmes dans des mondes virtuels, des agents d’intelligence artificielle autonomes ont spontanément développé un vocabulaire et des abréviations qui leur sont propres. Selon une étude menée par la société américaine Emergence, jusqu’à 55 % de leurs messages sont devenus incompréhensibles pour les chercheurs en quelques jours.
L’expérience a porté sur huit mondes simulés, peuplés d’agents reposant sur plusieurs grands modèles d’IA, dont Claude, Gemini, GPT, Grok, Qwen, DeepSeek et Mistral. Sans y avoir été invités, les agents Gemini se sont montrés les plus opaques, avec environ 55 % de messages incompréhensibles, devant ceux d’OpenAI et de Claude. Les agents Qwen et Mistral sont, eux, restés lisibles.
Pour les auteurs, ces résultats soulèvent un enjeu de supervision : observer ce qu’un agent « dit » ne suffit pas nécessairement à comprendre ce qu’il fait. Ces travaux relancent ainsi les interrogations sur le contrôle de systèmes d’IA de plus en plus autonomes.