10/12/2025
Mamadi Doumbouya
Alors que la Guinée se prépare à des élections présidentielles en 2025, un débat s’intensifie sur les intentions du Général Mamadi Doumbouya, actuel chef de la transition. Ce dernier, arrivé au pouvoir après le coup d’État du 5 septembre 2021, avait initialement promis de ne pas se présenter à ces élections, soulignant que ni lui, ni aucun membre de son gouvernement de transition ne serait candidat. Cependant, des rumeurs persistantes et des mouvements politiques récents laissent penser qu’il pourrait revenir sur sa promesse, un scénario qui n’est pas sans rappeler celui de son prédécesseur, le capitaine Moussa Dadis Camara.
En 2008, après la mort du président Lansana Conté, Dadis Camara s’était emparé du pouvoir, promettant que ni lui ni son Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) ne participerait à la présidentielle prévue en 2009. Cependant, à mesure que le processus de transition avançait, Dadis Camara a laissé entendre qu’il pourrait se présenter, provoquant une levée de boucliers de la part de l’opposition et de la société civile.
« Nous allons aux élections. Je ne vais pas me présenter et les membres du CNDD (Conseil national pour la défense de la démocratie, junte) également ne vont pas se présenter », avait déclaré Moussa Dadis Camara, lors d’une rencontre de plus de quatre heures avec la presse le 11 mai 2009.
Le point culminant de cette tension s’est produit le 28 septembre 2009, lorsque les forces armées sous les ordres du CNDD ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques au stade de Conakry. Plus de 150 personnes ont été tuées et des dizaines de femmes ont été violées, dans ce qui est désormais connu comme le « massacre du 28 septembre ». Ce tragique épisode a profondément marqué l’histoire politique de la Guinée et a jeté une ombre sur les régimes militaires de transition dans le pays.
Doumbouya, un chemin semblable ?
Aujourd’hui, beaucoup craignent que Mamadi Doumbouya ne suive le même chemin que Dadis