21/07/2025
AFROBASKET 2025 : Y A-T-IL MOYEN DE FAIRE REVENIR MARIAM ALOU COULIBALY DANS LE NID DES AIGLES DAMES ?
C'est l'équation difficile, mais pas impossible qui se pose aujourd'hui à une semaine du démarrage de la CAN du Basket ball. Le Mali était sur le podium de la dernière édition à Kigali au Rwanda et les Aigles Dames veulent reconquérir un Trophée derrière lequel elles court depuis Dakar 2007, avec Hamchetou Maiga comme capitaine, qui fait aujourd'hui office de Coach Adjoint. Mais le Mali qui possède Sika Koné comme une joueuse d'envergure évoluant aux USA risque d'être handicapé par l'absence de Mariam Alou Coulibaly qui a terminé parmi les 5 majeurs du Championnat Espagnol, Meilleure Pivot après sa belle saison avec Juventus Badalona et Champion de la League Mexicaine avec PantersSomos.
Par le pur des hasards, nous étions à deux doigts d'arriver à arrondir les angles, à la veille du départ de l'équipe nationale, mais pour un devoir d'informer (ce pays et ce sport nous appartiennent tous) et pour une mobilisation nationale, attendue que toutes les parties prenantes sont de bonnes intentions, il est de notre conscience d'apporter ceci :
Jeudi 17 Juillet dans l'après-midi, je me rends au Palais des Sports de Bamako pour suivre la dernière séance d'entraînement des Aigles Dames, avant leur décollage le lendemain vendredi pour Abidjan, dernière étape de leur préparation pour l'AFRO BASKET 2025 qui commence samedi prochain.
Sur la planche, une vingtaine de joueuses en exercice et j'apostrophe mon confrère Kodji Soby
- Ce sont les U19 qui ne sont pas allées à Prague que je vois ici où bien ce sont les Séniors en partance pour Abidjan car je ne.......(je n'arrive pas à trouver le qualificatif qui trotinne dans mon esprit..... Kodji Siby m'aide en terminant ma phrase, tu n'est pas impressionné tu veux dire ? Je dis voilà, je ne sens pas trop les visages de Kigali.)
Kodji Siby me fait part de l'arrivée de Sika Koné directement à Abidjan et de Mariam Alou Coulibaly, la veille à Bamako, c'est à dire Mercredi, mais qui semble bouder un peu l'équipe nationale.
J'ai l'occasion, un quart d'heure plus t**d, de discuter avec le coach titulaire, Oumar Sidi, qui me rétorque la même chose, tout en donnant des justificatifs émis par l'internationale ayant trait à un problème de récupération. Je sentais qu'il n'était pas convaincu, car je lui demandais si cela venait du Médecin de l'équipe et c'était non. Je lui avouais, en tant qu'observateur qui suit les Aigles Dames, il était difficile, avec nos petits gabarits, d'aller au bout de nos objectifs face aux aguerries angolaises, sénégalaises, Nigeriannes (quadruples championnes) et les ivoiriennes qui sont chez elles, sans donc une paire comme Sika et Mariam pour couver les jeunes. Il est d'accord avec mon jugement.
J'oublie donc cet épisode, après le Palais des Sports Salamatou Maiga, ce Jeudi après midi et rentre à la maison.
Et puis t**d dans la nuit, j'appelle au téléphone un ami qui ne m'a pas vu toute l'après midi, contrairement à nos habitudes quotidiennes depuis que je suis à Bamako ; je lui informe que j'étais au Palais des Sports pour suivre la dernière séance des Aigles Dames.
Et mon ami qui n'est pas trop basketball, de me révéler qu'il vient juste de quitter Mariam Alou Coulibaly qui venait d'arriver à Bamako la veille, mais qui ne fera pas le voyage de la Côte d'Ivoire.
Je fais part à mon ami, de l'envie du coach, de la voir dans le groupe. Mon ami, plus excité que moi, me dit de ne pas quitter la ligne et me met en direct, par visioconférence, avec elle tout en me disant qu'elle habite pourtant à un pâté de là où j'habite.
La discussion à trois est très utile. J'apprends beaucoup de choses, qui ne sont pas insurmontables, puisqu'il ne s'agit pas de problème d'argent (mon ami révèle dans la vision conférence que le Président de la Fédération aurait promis de sa poche 5 millions pour sa participation, ce qu'elle n'a pas dementi, mais l'attitude de Mariam n'est pas aussi à une partie pécuniaire près, puisqu'elle en possède).
Nous tentions la négociation. Surtout lorsqu'elle me demande si la liste n'était pas déjà bouclée après l'entraînement. Je termine avec une dernière corde à mon arc, en lui opposant, au nom du Sinankouyan (cousinage à plaisanterie), d'accepter cette participation pour le pays ; et faire fi du problème que je trouve pas insurmontable, ainsi je serai l'esclave de ma femme qui est Coulibaly, le temps que leur compétition finisse.
Je sens qu'elle a mordu à l'hameçon et nous lui proposons un deal, compte tenu du fait qu'elle était sûre que la liste officielle est signée à cette heure : si c'est le cas, nous abandonnons et si ce n'est pas signée, elle montrera sa bonne foi de revenir dans le groupe.
J'appelle à minuit le coach, lui présente nos excuses pour la méthode cavalière, mais insiste sur le fait que l'objectif de tous les passagers c'est que la barque arrive à bon port, avant de lui narrer ce qui vient de se passer.
Le coach me dit qu'ils viennent, il y a juste 5 mn en Staff, de choisir les 14 qui voyagent le lendemain vendredi pour Abidjan mais affiche grand ouvert son intention de la coopter si Mariam Alou Coulibaly venait à eux....
Le reste des détails qui se sont poursuivis ce dimanche avec Mariam, jusqu'en début de nuit, est une impression :
Mariam Alou Coulibaly n'est pas fermée pour ce rendez-vous sportif capital pour notre pays et si nous ébruitons ces confidences de cette manière, c'est pour que ceux qui en sont capables de rapprocher les points de vue des deux parties puissent le faire, s'il nous reste une minime chance de la voir aux côtés de ses coéquipières
PS : Il ne s'agit pas d'ouvrir ici un débat de qui a raison ou qui a tort ; mais de voir la faisabilité d'accorder nos violons pour l'objectif ultime qui attend le Basketball Malien à Abidjan après le douloureux événement de Prague (Tchèque).