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Unajep-Mali UNAJEP- Union Nationale des Jeunes Éditeurs de Presse du Mali

Maison de la Presse du Mali ASSEMBLÉE GÉNÉRALE D’INFORMATIONJeudi 11 juin 2026======================Permettez-moi d’adre...
11/06/2026

Maison de la Presse du Mali

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE D’INFORMATION
Jeudi 11 juin 2026
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Permettez-moi d’adresser mes sincères remerciements aux autorités de la Transition pour leur accompagnement et leur soutien ayant permis la tenue réussie du Forum Panafricain des Médias (FOPAME 2026).

J’exprime particulièrement ma reconnaissance à Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, pour son appui constant à cette initiative visant à renforcer le dialogue, la réflexion stratégique et la coopération entre les médias africains.

Je salue également l’implication de l’ensemble du Gouvernement sous la houlette du Premier Ministre, le général de Division Abdoulaye MAIGA.

Nous exprimons notre satisfaction à l’œuvre du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale qui a permis aux Médias de comprendre l’efficacité de la diplomatie malienne dans un contexte de crises et d’agressions terroristes.

Nos félicitations sincères au Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale pour la pertinence des panels assurés qui ont permis aux participants de mieux appréhender les réalités sociales et les efforts de développent en cours en faveur de la réconciliation, la paix et la cohésion nationale

Mes remerciements s’adressent à tous nos sponsors : Moov Africa, la CCIM, l’APBEF, SKY MALI, DUNIA Hôtel, SEARCH COMMON GROUND, SYES, le PMU MALI, TOULYS GROUP.

Enfin il faut saluer chaleureusement le Président de la commission d’organisation du FOPAME 2026 et tous les membres de la commission d’organisation et du Comité scientifique.
J’exprime ma gratitude à l’ensemble des organisations professionnelles de la Presse et de la Communication.

Mes félicitations et mes encouragements à l’Agence de Communication « ROYAUME KEIT » de Monsieur Daouda Keita dit PALMER pour son accompagnement de qualité.

De la participation internationale au FOPAME 2026

Le FOPAME 2026 a enregistré une forte mobilisation des professionnels des médias venus de plusieurs pays africains et partenaires.

La Maison de la Presse salue notamment la présence remarquable des délégations du :
Royaume du Maroc, pays invité d’honneur ;Burkina Faso
Niger; Sénégal ; Bénin ;
Côte d’Ivoire ; République Démocratique du Congo ; Cameroun ;
Tchad ; Palestine ;
Haïti ; Togo ; Ainsi que de nombreux autres pays frères.

Cette diversité des participants témoigne de la volonté commune de bâtir une presse africaine plus forte, solidaire, professionnelle et indépendante.
À travers ce forum, Bamako s’est affirmée comme une véritable capitale du dialogue médiatique africain.

Le Mali a été, durant quelques jours, le carrefour de la réflexion médiatique panafricaine.
Le FOPAME a consacré Bamako comme un espace d’échanges, de solidarité et de coopération entre les médias africains. La présence de nombreux pays frères illustre la dimension continentale et stratégique de cette initiative.

« L’Appel de Bamako »

Le Forum a abouti à l’adoption de “l’Appel de Bamako”, document de référence portant la vision commune des médias africains face aux défis contemporains.

L’Appel de Bamako plaide notamment pour :

la défense de la liberté de la presse ;
la protection des journalistes ;
le renforcement de la souveraineté informationnelle africaine ;
la lutte contre la désinformation ;
la promotion d’une coopération médiatique africaine renforcée.

Cet appel constitue une véritable feuille de route pour les acteurs des médias du continent.

L’Appel de Bamako traduit la volonté des médias africains de porter une voix forte, responsable et souveraine. »
Les médias africains doivent être des acteurs de paix, de souveraineté et d’intégration continentale.

La création de la Panafricaine des Radios de Proximité

Le Forum a également été marqué par une avancée majeure avec la création de la Panafricaine des Radios de Proximité.

Cette organisation a pour vocation de :

Renforcer la coopération entre les radios de Proximité africaines ;
Favoriser les échanges de contenus et d’expériences ;
Défendre les intérêts des radios de Proximité ;
Promouvoir une information professionnelle, crédible et de proximité.

Cette initiative constitue une étape importante dans l’organisation et la structuration du paysage radiophonique africain.

La création de la Panafricaine des Radios de Proximité constitue un signal fort pour l’avenir des médias africains Les radios demeurent les médias de proximité par excellence en Afrique. Cette dynamique ouvre une nouvelle ère de coopération entre les radios de Proximité du continent.

Le FOPAME 2026 doit être le point de départ de nouvelles ambitions pour les médias africains et pour la presse malienne.

La situation des journalistes incarcérés

La Maison de la Presse a suivi la mort dans l’âme, la situation des confrères incarcérés.
En réalité, la Maison de la Presse a initié beaucoup d’activités pour améliorer ses relations avec le monde judiciaire.
Cette volonté s’est traduite par l’organisation des journées Justice- Presse. Elle s’est manifestée également par l’organisation de conférences offrant aux acteurs de la justice des espaces d’expression, sinon de communication, de compétions sportives etc.
Si les rapports humains sinon interpersonnels sont restés intacts, il faut avouer que nos partenaires de la justice n’ont pas été à la hauteur de nos attentes quant à création d’un climat de paix, d’entente.
« Les représentants de Dieu sur terre » sont restés sourds à nos multiples appels à la sagesse, à la clémence.

Jamais dans l’histoire du Mali, la sagesse, la tolérance et le Pardon n’ont été denrées aussi rares.

Maliennes, Maliens nous devons tous comprendre que tout ce qui est excessif est insignifiant.
Maliens, Maliennes nous devons tous demeurés humbles
Maliennes, Maliens le Mali est le seul bien que nous avons en commun. Sa protection, le renforcement de son image, la préservation de son unité, de sa stabilité est une responsabilité partagée.
Maliennes, Maliens la patience ne doit jamais être perçue comme une faiblesse.
Aujourd’hui, notre priorité demeure la recherche de solutions susceptibles d’aboutir à la libération des confrères Chahana TAKIOU, Abderhmane KEITA, Youssouf Sissoko.

Notre démarche s’inscrit dans un esprit de responsabilité, de dialogue et de préservation de la crédibilité de la presse malienne.

La Maison de la Presse privilégie les échanges institutionnels, les démarches concertées ainsi que les mécanismes républicains afin de parvenir à une issue favorable.

L’objectif est de défendre les journalistes tout en maintenant un climat propice au dialogue avec les autorités et les partenaires institutionnels.

Parallèlement aux démarches sociales, juridiques et judiciaires, nous invitons les hommes de Droit désireux d’assurer la Défense de nos confères à se mettre en rapport avec nous pour une meilleure coordination des actions.

La Maison de la Presse réaffirme également l’attachement de la profession au respect des principes de liberté de la presse et des droits des journalistes.

Nous devons obtenir la libération de nos confrères avec responsabilité, dignité et cohésion.
La défense de la liberté de la presse doit aller de pair avec la préservation de la crédibilité de notre profession.
La Maison de la Presse reste engagée dans une dynamique de dialogue et d’apaisement.
L’unité et la responsabilité seront nos principales forces dans cette épreuve
La solidarité professionnelle demeure une valeur fondamentale de la presse malienne. »
Défendre les journalistes, c’est défendre le droit du public à une information libre et pluraliste

La Maison de la Presse invite l’ensemble des professionnels des médias à demeurer mobilisés, solidaires et surtout disciplinés.

La Maison de la Presse appelle les acteurs de la presse à éviter toute initiative dispersée ou non concertée.

Toutes les actions futures seront coordonnées et communiquées officiellement par la Maison de la Presse.

La priorité demeure la préservation de l’unité de la famille de la presse ainsi que le maintien d’une dynamique responsable et constructive.
La priorité demeure également la paix, la justice et la stabilité de notre pays.

Pour terminer, je voudrais vous dire que cette assemblée générale constitue un moment d’information, de cohésion et de responsabilité. Nous devons rester unis pour une presse malienne forte, professionnelle, libre et respectée.
Ensemble, préservons l’unité, la crédibilité et l’avenir de la presse malienne.

Je vous remercie.

Le Président de la Maison de la Presse

Bandiougou DANTE
Chevalier de l’Ordre National

AVIS D’ASSEMBLEE GENERALE D’INFORMATION Le Président de la Maison de la Presse du Mali, invite l’ensemble des acteurs de...
10/06/2026

AVIS D’ASSEMBLEE GENERALE D’INFORMATION
Le Président de la Maison de la Presse du Mali, invite l’ensemble des acteurs de la Presse à une assemblée générale d’information le jeudi 11 juin 2026 à partir de 16 heures à la Maison de la Presse du Mali.
Ordre du jour :
Compte rendu des conclusions du Forum Panafricain des Médias (FOPAME) 2026 et la situation des confrères incarcérés : Chahana TAKIOU, Directeur de Publication du Journal 22 Septembre et Abderhmane KEITA, Directeur de Publication du Journal le TEMOIN.
Compte tenu de l’importance des sujets qui seront évoqués la présence de toutes et de tous est vivement recommandée.
Bamako le 10 juin 2026

Le Président de la Maison de la Presse

El Hadj Bandiougou DANTE
Chevalier de l’Ordre National

La Maison de la Presse et des organisations professionnelles des médias communiquent...
08/06/2026

La Maison de la Presse et des organisations professionnelles des médias communiquent...

APPEL DE BAMAKOFORUM PANAFRICAIN DES MEDIAS  , Edition 2026« Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afriq...
08/06/2026

APPEL DE BAMAKO

FORUM PANAFRICAIN DES MEDIAS , Edition 2026
« Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique »

Nous, journalistes, directeurs de médias, représentants des maisons et centres de médias, éditeurs, producteurs de contenus, universitaires, formateurs, et experts du numérique, réunis à Bamako du 3 au 6 juin 2026 dans le cadre du Forum Panafricain des Médias (FOPAME 2026) ;
Considérant que l’Afrique vit une époque charnière, faite de bouleversements technologiques, de recompositions géopolitiques et d’une transformation rapide des manières de produire et de diffuser l’information ;
Considérant que la révolution numérique, les réseaux sociaux, les plateformes mondiales et l’intelligence artificielle chamboulent les modèles économiques des médias, les pratiques journalistiques et l’équilibre mondial de l’information ;
Préoccupés par la montée de la désinformation, des manipulations, des discours de haine et des campagnes d’influence qui fragilisent nos démocraties, nos institutions et la cohésion de nos sociétés ;
Conscients que l’Afrique est encore trop souvent racontée à travers des regards extérieurs réducteurs, qui mettent en avant les crises, les conflits et les dépendances, au détriment de ses dynamiques positives, de ses innovations, de ses savoirs et des aspirations de ses peuples ;
Affirmant que la souveraineté politique, économique et culturelle des nations africaines ne peut être pleinement réalisée sans une véritable souveraineté informationnelle et numérique ;
Reconnaissant que les médias africains doivent devenir des acteurs stratégiques de paix, de stabilité, d’intégration régionale, de développement et de transformation sociale ;
Réaffirmant que la liberté de la presse, la sécurité des journalistes, l’éthique professionnelle et l’accès à une information crédible sont des piliers essentiels de toute société démocratique ;

Lançons solennellement l’APPEL DE BAMAKO et prenons, devant l’Afrique et le monde, les engagements suivants :

I.POUR UNE SOUVERAINETE NARRATIVE AFRICAINE
1.Reprendre le contrôle du récit africain
Revendiquons le droit légitime des Africains à raconter leur propre histoire, à définir leurs réalités et à porter leurs imaginaires dans l’espace médiatique mondial.
Refusons les représentations simplistes, stéréotypées ou uniformes qui réduisent l’Afrique à un continent de crises permanentes.
Appelons les médias africains à promouvoir un journalisme ancré dans les réalités locales, qui valorise les initiatives, les innovations, les cultures, les savoirs et les réussites africaines.
2.Construire une narration africaine souveraine
Appelons les institutions de formation en journalisme d’adapter les programmes aux réalités contemporaines afin de garantir la construction d’un narratif africain.
Encourageons la production de contenus panafricains capables d’influencer les débats mondiaux et de renforcer la présence des voix africaines dans les espaces internationaux d’information.
Appelons à une coopération renforcée entre agences de presse, médias publics, médias privés et créateurs de contenus africains pour mutualiser les productions éditoriales et les ressources stratégiques.
3. Promouvoir les langues et patrimoines africains
Demandons une intégration plus forte des langues africaines dans les médias, les plateformes numériques et les systèmes technologiques, afin de préserver et transmettre la richesse culturelle du continent.

II. POUR UNE SOUVERAINETE NUMERIQUE AFRICAINE
4. Construire des infrastructures africaines de l’information
Appelons les Etats africains, les institutions régionales et le secteur privé à investir dans des infrastructures numériques souveraines : centres de données, plateformes de diffusion, systèmes d’archivage et réseaux de distribution africains.
5. Développer des bases de données africaines
Soutenons la création de banques africaines d’images, de vidéos, de données et de contenus documentaires pour réduire notre dépendance informationnelle envers les plateformes et agences étrangères.
6. Défendre la souveraineté des données
Insistons sur la nécessité de protéger les données africaines et de garantir leur gouvernance dans le respect des intérêts stratégiques du continent et des droits des citoyens.

III. POUR LA FORMATION ET LE RENFORCEMENT DES CAPACITES
7. Professionnaliser davantage les médias africains
Appelons à un investissement massif dans la formation continue des journalistes, techniciens, producteurs et acteurs du numérique pour répondre aux exigences du journalisme moderne.
8. Renforcer la formation au journalisme de crise
Encourageons le développement de programmes spécialisés sur la couverture des conflits, des crises sécuritaires, humanitaires, économiques et politiques, dans le respect de l’éthique et de la responsabilité sociale.
9. Développer l’éducation aux médias
Considérons l’éducation aux médias et à l’information comme un enjeu majeur pour lutter contre la désinformation, les manipulations numériques et les discours extrémistes.
Nous appelons les Etats et les systèmes éducatifs africains à intégrer l’éducation aux médias dans les programmes scolaires et universitaires, et étendre ces formations aux autres couches de la société.
10. Encourager les échanges panafricains
Nous soutenons la création de programmes d’échanges entre rédactions, écoles de formation en journalisme et institutions médiatiques africaines pour renforcer les compétences et la solidarité professionnelle continentale.

IV. POUR UNE ECONOMIE AFRICAINE DES MEDIAS PLUS STRUCTUREE ET VIABLE
11. Garantir l’indépendance économique des médias
Plaidons pour la mise en place de mécanismes de financement endogène durables, transparents et indépendants, permettant aux médias africains de préserver leur autonomie éditoriale.
12. Encourager l’investissement africain dans les médias
Invitons les États, banques, investisseurs privés et institutions panafricaines à soutenir les entreprises de presse africaines comme des acteurs stratégiques du développement et de la souveraineté.
13. Favoriser des modèles économiques innovants
Encourageons le développement d’abonnements numériques, de fonds de soutien, de coopérations régionales, de plateformes communes et de modèles économiques adaptés aux réalités africaines.
14. Renforcer la protection sociale des journalistes
Appelons à l’amélioration des conditions de travail, de sécurité et de protection sociale des journalistes et professionnels des médias sur l’ensemble du continent.

V. POUR UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AU SERVICE DE L’AFRIQUE
15. Développer une intelligence artificielle africaine
Encourageons la création de modèles d’IA conçus à partir de données africaines et adaptés aux réalités culturelles, linguistiques et sociales du continent.
16. Prévenir les biais algorithmiques
Alertons sur les risques de marginalisation numérique liés aux systèmes technologiques entraînés sans prise en compte des réalités africaines.
Demandons une vigilance particulière contre les biais raciaux, ethniques, culturels, linguistiques et informationnels dans les systèmes d’IA.
17. Intégrer l’IA dans les rédactions de manière éthique
Soutenons l’utilisation de l’intelligence artificielle comme outil d’appui au journalisme, dans le respect de l’éthique, de la vérification des faits, de la transparence et de la responsabilité humaine.
18. Former les professionnels aux technologies émergentes et au management des médias
Appelons à renforcer les capacités des journalistes et des médias africains dans les domaines du numérique, de la cybersécurité, des données et de l’intelligence artificielle.

VI. POUR DES MEDIAS AU SERVICE DE LA PAIX ET DE LA LUTTE CONTRE L’EXTREMISME
19. Promouvoir la paix et lutter contre l’extrémisme et le terrorisme
Affirmons avec force que les médias ne doivent jamais servir de tribune pour légitimer, propager ou glorifier les groupes terroristes, les extrémistes ou ceux qui poussent à la radicalisation.
Rappelons que le droit à l’information et la liberté de la presse sont certes essentiels, mais les médias ne peuvent être utilisés pour diffuser des messages de haine, appeler à la violence, recruter ou justifier le terrorisme.
Demandons aux professionnels des médias d’être très vigilants dans leur travail éditorial sur ces sujets, de traiter les crises sécuritaires avec responsabilité et d’éviter toute complaisance qui pourrait donner de la visibilité ou de la crédibilité aux idéologies extrémistes.
Soulignons que les médias doivent être des barrières contre la radicalisation des acteurs de paix et de cohésion sociale.

VII. APPEL A L’ACTION
Nous appelons :
les Etats africains à faire de la souveraineté informationnelle et numérique une priorité stratégique ;
les organisations régionales et sous-régionales africaines ainsi que les institutions internationales à soutenir la coopération médiatique continentale et accompagner le développement des médias africains dans un partenariat équitable
les plateformes numériques mondiales à respecter les réalités culturelles, linguistiques et économiques africaines ;
les investisseurs africains à soutenir durablement les industries médiatiques et numériques du continent ;
les journalistes et créateurs de contenus africains à unir leurs voix pour défendre une information libre, crédible, professionnelle et responsable.

VIII. ENGAGEMENT FINAL
Par le présent Appel de Bamako, nous affirmons notre volonté commune de bâtir un espace médiatique africain libre, fort, solidaire, innovant et souverain.
Nous nous engageons à travailler ensemble pour que l’Afrique ne soit plus seulement racontée par les autres, mais devienne pleinement actrice et maîtresse de son récit, de ses technologies et de son avenir informationnel.

Fait à Bamako, le 6 juin 2026

Les participants au Forum Panafricain des MédiasAPPEL DE BAMAKO

FORUM PANAFRICAIN DES MEDIAS , Edition 2026
« Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique »

Nous, journalistes, directeurs de médias, représentants des maisons et centres de médias, éditeurs, producteurs de contenus, universitaires, formateurs, et experts du numérique, réunis à Bamako du 3 au 6 juin 2026 dans le cadre du Forum Panafricain des Médias (FOPAME 2026) ;
Considérant que l’Afrique vit une époque charnière, faite de bouleversements technologiques, de recompositions géopolitiques et d’une transformation rapide des manières de produire et de diffuser l’information ;
Considérant que la révolution numérique, les réseaux sociaux, les plateformes mondiales et l’intelligence artificielle chamboulent les modèles économiques des médias, les pratiques journalistiques et l’équilibre mondial de l’information ;
Préoccupés par la montée de la désinformation, des manipulations, des discours de haine et des campagnes d’influence qui fragilisent nos démocraties, nos institutions et la cohésion de nos sociétés ;
Conscients que l’Afrique est encore trop souvent racontée à travers des regards extérieurs réducteurs, qui mettent en avant les crises, les conflits et les dépendances, au détriment de ses dynamiques positives, de ses innovations, de ses savoirs et des aspirations de ses peuples ;
Affirmant que la souveraineté politique, économique et culturelle des nations africaines ne peut être pleinement réalisée sans une véritable souveraineté informationnelle et numérique ;
Reconnaissant que les médias africains doivent devenir des acteurs stratégiques de paix, de stabilité, d’intégration régionale, de développement et de transformation sociale ;
Réaffirmant que la liberté de la presse, la sécurité des journalistes, l’éthique professionnelle et l’accès à une information crédible sont des piliers essentiels de toute société démocratique ;

Lançons solennellement l’APPEL DE BAMAKO et prenons, devant l’Afrique et le monde, les engagements suivants :

I.POUR UNE SOUVERAINETE NARRATIVE AFRICAINE
1.Reprendre le contrôle du récit africain
Revendiquons le droit légitime des Africains à raconter leur propre histoire, à définir leurs réalités et à porter leurs imaginaires dans l’espace médiatique mondial.
Refusons les représentations simplistes, stéréotypées ou uniformes qui réduisent l’Afrique à un continent de crises permanentes.
Appelons les médias africains à promouvoir un journalisme ancré dans les réalités locales, qui valorise les initiatives, les innovations, les cultures, les savoirs et les réussites africaines.
2.Construire une narration africaine souveraine
Appelons les institutions de formation en journalisme d’adapter les programmes aux réalités contemporaines afin de garantir la construction d’un narratif africain.
Encourageons la production de contenus panafricains capables d’influencer les débats mondiaux et de renforcer la présence des voix africaines dans les espaces internationaux d’information.
Appelons à une coopération renforcée entre agences de presse, médias publics, médias privés et créateurs de contenus africains pour mutualiser les productions éditoriales et les ressources stratégiques.
3. Promouvoir les langues et patrimoines africains
Demandons une intégration plus forte des langues africaines dans les médias, les plateformes numériques et les systèmes technologiques, afin de préserver et transmettre la richesse culturelle du continent.

II. POUR UNE SOUVERAINETE NUMERIQUE AFRICAINE
4. Construire des infrastructures africaines de l’information
Appelons les Etats africains, les institutions régionales et le secteur privé à investir dans des infrastructures numériques souveraines : centres de données, plateformes de diffusion, systèmes d’archivage et réseaux de distribution africains.
5. Développer des bases de données africaines
Soutenons la création de banques africaines d’images, de vidéos, de données et de contenus documentaires pour réduire notre dépendance informationnelle envers les plateformes et agences étrangères.
6. Défendre la souveraineté des données
Insistons sur la nécessité de protéger les données africaines et de garantir leur gouvernance dans le respect des intérêts stratégiques du continent et des droits des citoyens.

III. POUR LA FORMATION ET LE RENFORCEMENT DES CAPACITES
7. Professionnaliser davantage les médias africains
Appelons à un investissement massif dans la formation continue des journalistes, techniciens, producteurs et acteurs du numérique pour répondre aux exigences du journalisme moderne.
8. Renforcer la formation au journalisme de crise
Encourageons le développement de programmes spécialisés sur la couverture des conflits, des crises sécuritaires, humanitaires, économiques et politiques, dans le respect de l’éthique et de la responsabilité sociale.
9. Développer l’éducation aux médias
Considérons l’éducation aux médias et à l’information comme un enjeu majeur pour lutter contre la désinformation, les manipulations numériques et les discours extrémistes.
Nous appelons les Etats et les systèmes éducatifs africains à intégrer l’éducation aux médias dans les programmes scolaires et universitaires, et étendre ces formations aux autres couches de la société.
10. Encourager les échanges panafricains
Nous soutenons la création de programmes d’échanges entre rédactions, écoles de formation en journalisme et institutions médiatiques africaines pour renforcer les compétences et la solidarité professionnelle continentale.

IV. POUR UNE ECONOMIE AFRICAINE DES MEDIAS PLUS STRUCTUREE ET VIABLE
11. Garantir l’indépendance économique des médias
Plaidons pour la mise en place de mécanismes de financement endogène durables, transparents et indépendants, permettant aux médias africains de préserver leur autonomie éditoriale.
12. Encourager l’investissement africain dans les médias
Invitons les États, banques, investisseurs privés et institutions panafricaines à soutenir les entreprises de presse africaines comme des acteurs stratégiques du développement et de la souveraineté.
13. Favoriser des modèles économiques innovants
Encourageons le développement d’abonnements numériques, de fonds de soutien, de coopérations régionales, de plateformes communes et de modèles économiques adaptés aux réalités africaines.
14. Renforcer la protection sociale des journalistes
Appelons à l’amélioration des conditions de travail, de sécurité et de protection sociale des journalistes et professionnels des médias sur l’ensemble du continent.

V. POUR UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AU SERVICE DE L’AFRIQUE
15. Développer une intelligence artificielle africaine
Encourageons la création de modèles d’IA conçus à partir de données africaines et adaptés aux réalités culturelles, linguistiques et sociales du continent.
16. Prévenir les biais algorithmiques
Alertons sur les risques de marginalisation numérique liés aux systèmes technologiques entraînés sans prise en compte des réalités africaines.
Demandons une vigilance particulière contre les biais raciaux, ethniques, culturels, linguistiques et informationnels dans les systèmes d’IA.
17. Intégrer l’IA dans les rédactions de manière éthique
Soutenons l’utilisation de l’intelligence artificielle comme outil d’appui au journalisme, dans le respect de l’éthique, de la vérification des faits, de la transparence et de la responsabilité humaine.
18. Former les professionnels aux technologies émergentes et au management des médias
Appelons à renforcer les capacités des journalistes et des médias africains dans les domaines du numérique, de la cybersécurité, des données et de l’intelligence artificielle.

VI. POUR DES MEDIAS AU SERVICE DE LA PAIX ET DE LA LUTTE CONTRE L’EXTREMISME
19. Promouvoir la paix et lutter contre l’extrémisme et le terrorisme
Affirmons avec force que les médias ne doivent jamais servir de tribune pour légitimer, propager ou glorifier les groupes terroristes, les extrémistes ou ceux qui poussent à la radicalisation.
Rappelons que le droit à l’information et la liberté de la presse sont certes essentiels, mais les médias ne peuvent être utilisés pour diffuser des messages de haine, appeler à la violence, recruter ou justifier le terrorisme.
Demandons aux professionnels des médias d’être très vigilants dans leur travail éditorial sur ces sujets, de traiter les crises sécuritaires avec responsabilité et d’éviter toute complaisance qui pourrait donner de la visibilité ou de la crédibilité aux idéologies extrémistes.
Soulignons que les médias doivent être des barrières contre la radicalisation des acteurs de paix et de cohésion sociale.

VII. APPEL A L’ACTION
Nous appelons :
les Etats africains à faire de la souveraineté informationnelle et numérique une priorité stratégique ;
les organisations régionales et sous-régionales africaines ainsi que les institutions internationales à soutenir la coopération médiatique continentale et accompagner le développement des médias africains dans un partenariat équitable
les plateformes numériques mondiales à respecter les réalités culturelles, linguistiques et économiques africaines ;
les investisseurs africains à soutenir durablement les industries médiatiques et numériques du continent ;
les journalistes et créateurs de contenus africains à unir leurs voix pour défendre une information libre, crédible, professionnelle et responsable.

VIII. ENGAGEMENT FINAL
Par le présent Appel de Bamako, nous affirmons notre volonté commune de bâtir un espace médiatique africain libre, fort, solidaire, innovant et souverain.
Nous nous engageons à travailler ensemble pour que l’Afrique ne soit plus seulement racontée par les autres, mais devienne pleinement actrice et maîtresse de son récit, de ses technologies et de son avenir informationnel.

Fait à Bamako, le 6 juin 2026

Les participants au Forum Panafricain des Médias

06/06/2026

Le Président de l’UNAJEP, Albadia Dicko, invite l’ensemble des membres de l’UNAJEP à retirer leur lettre de convocation à l’Assemblée générale (AG) auprès du Secrétaire général, Toumani Coulibaly.
Joignable au 76 15 83 77, il assure une permanence à la Maison de la Presse tous les jours ouvrables.
La participation de chacun est vivement souhaitée.
CCOM – UNAJEP

Le bureau exécutif de l'Union Nationale des Jeunes Editeurs de Presse (UNAJEP) informe tous ses membres de l’ouverture d...
06/06/2026

Le bureau exécutif de l'Union Nationale des Jeunes
Editeurs de Presse (UNAJEP) informe tous ses membres
de l’ouverture des candidatures (par liste) dans le cadre
de l’élection du nouveau bureau de l’association. Elles
sont recevables au secrétariat général à compter de sa date
de signature jusqu’au 18 juin 2026, date butoir. Le bureau
sait compter sur la bonne compréhension de tous.
Bamako le 05 juin 2026
Le secrétaire général
Toumani Coulibaly

Adresse

Bamako

Téléphone

+22376083590

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