03/05/2026
Discours du Président de Radio Action Impact à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse
Mesdames, Messieurs les journalistes, chers compatriotes, partenaires de la souveraineté,
Chaque année, le monde célèbre la liberté de la presse. Mais posons-nous la question fondamentale : liberté pour quoi faire ? Liberté au service de qui ?
Aujourd’hui, je vous le dis avec la gravité que mérite notre époque : toute liberté de presse qui ne contribue pas à la souveraineté de votre pays est une liberté fausse, creuse, et souvent dangereuse. Elle devient un cheval de Troie pour l’ingérence, une arme de déstabilisation massive déguisée en sacerdoce.
Chez Radio Action Impact, nous avons fait un choix clair : notre micro n’est pas une tribune pour les ambitions étrangères. Nos antennes ne relaient ni les diktats des puissances hégémoniques, ni les modes intellectuelles importées. Ici, l’information est une munition de souveraineté.
Car il faut le rappeler : pour être journaliste, il faut avant tout avoir un pays. Sans nation, sans frontières, sans peuple qui vous reconnaît, vous n’êtes qu’un technicien de l’émotion, un marchand de mots sans racines. Un journaliste apatride est un journaliste qui ignore le sang versé par ses aînés pour conquérir cette indépendance que d’autres, aujourd’hui, liquident à coups de « liberté d’informer ».
Dans l’espace AES – notre espace de dignité retrouvée – les journalistes ne doivent défendre qu’un seul droit : le droit à la souveraineté.
Contre l’impérialisme idéologique qui veut nous faire croire que nos valeurs sont archaïques. Contre l’impérialisme spirituel qui déracine nos âmes pour y planter des certitudes venues d’ailleurs. Face à ces agressions, notre devoir n’est pas le faux équilibre. Notre devoir est la protection. Protéger notre récit, protéger nos héros, protéger nos vérités.
Ici, on ne pose pas la question « Est-ce que cette information plaît à l’Occident ? » On demande : « Cette information sert-elle le Mali, le Burkina, le Niger ? Renforce-t-elle notre cohésion ? Éclaire-t-elle notre combat contre la prédation ? »
La presse libre selon l’OCCIDENT, c’est celle qui critique ses propres gouvernements sans jamais toucher aux intérêts stratégiques des puissances. La presse libre selon Radio Action Impact, c’est celle qui dénonce sans faiblesse les ennemis de la nation, qui enquête sur la corruption transnationale, qui résiste à la pensée unique impériale.
Nous ne reculerons pas. Nous n’aplatirons pas notre plume ni notre parole devant les ambassades, les ONG sous influence, ou les réseaux sociaux qui se prennent pour des juges de notre authenticité.
Aux journalistes de l’AES, je lance un appel martial : Soyez des soldats du verbe juste. Votre carte de presse est d’abord une carte d’identité nationale. Votre première allégeance est à votre peuple. Votre premier combat est celui de l’indépendance de votre âme collective.
Ne confondez jamais la liberté de presse avec le droit d’affaiblir votre propre camp. Ne sacrifiez pas le Burkina, le Mali ou le Niger sur l’autel d’une « objectivité » qui n’a jamais été qu’un masque de l’hégémonie.
Chez Radio Action Impact, nous célébrons la liberté de presse… mais une liberté debout, une liberté armée culturellement, une liberté ruisselante de patriotisme.
Notre indépendance médiatique est indissociable de notre indépendance nationale. Quiconque prétend informer sans aimer sa patrie est un traître ou un ignorant.
Ensemble, faisons de chaque information un acte de résistance spirituelle. Faisons de chaque éditorial une leçon de souveraineté. Faisons de chaque reportage un rempart contre l’impérialisme.
Vive notre presse souveraine ! Vive l’AES, espace de notre renaissance ! Et debout, les journalistes de la vraie liberté : celle qui a une patrie.
Je vous remercie.