06/11/2025
Les options fondamentales de la révolution !!!
En ALGÉRIE, le colonel Boumediene, annonce la nationalisation du marché des produits pétroliers.
Le 24 février 1971, le Colonel Houari Boumédiène (39 ans), qui a pris le pouvoir en Algérie après avoir renversé le président Ben Bella, le 19 juin 1965, commence l’annonce, devant un parterre de dirigeants, de la nationalisation des hydrocarbures du pays.
« Nous avons décidé à compter de ce jour, la nationalisation des hydrocarbures. »
« Le moment est venu pour prendre les responsabilités, ainsi, avons-nous décidé, aujourd’hui de porter la révolution dans le secteur du pétrole et de concrétiser les options fondamentales de notre pays dans le domaine. »
« En décidant aujourd’hui de nationaliser nos hydrocarbures, nous avons voulu affirmer notre volonté de recouvrer la totalité de notre richesse nationale et de mettre un terme définitif à l’injustice héritée du passé colonial. Nous avons voulu que désormais, le pétrole, le gaz et toutes les richesses du sous-sol algérien appartiennent entièrement à la nation, pour le bien du peuple algérien et le développement de notre économie. Cette décision, qui est une décision souveraine, marque une étape décisive dans notre lutte pour la libération économique et la consolidation de notre indépendance nationale. »
« Cette nationalisation, nous devons la faire vivre, la défendre, la consolider. C’est à vous, travailleurs, ingénieurs, cadres de Sonatrach et de toutes les entreprises nationales, qu’il appartient désormais de prouver que l’Algérie est capable de gérer et de développer ses richesses. »
À partir de cette date, les décisions suivantes sont applicables :
- La participation algérienne dans toutes les sociétés pétrolières françaises est portée à 51 % de façon à en assurer le contrôle effectif.
- La nationalisation des gisements de gaz naturel.
- La nationalisation du transport terrestre, c'est-à-dire l’ensemble des canalisations se trouvant sur le territoire national.
À la fin du plan quadriennal, Sonatrach exerce un contrôle sur :
- 80 % de la production pétrolière
- 100 % du gaz naturel
- 100 % du réseau de distribution (oléoduc, gazoduc), raffineries et usines de liquéfaction.
Pour revenir au Mali, Modibo KEITA était sur la même voie. L'histoire en a décidé autrement. Maintenant nous devons aller encore plus loin. Nous demandons un moratoire d'au moins 5 ans sur les octrois de permis toute ressources confondues. Nous devons nous donner ces 5 ans pour élaborer un plan décennal avec pour objectif une nationalisation à 80 % et 20 % pour uniquement les privées de l'AES sans ramification capitalistique.
ps : 90% du territoire du MALi est constitué de bassin sedimentaires donc potentiel de pétrole.