04/06/2026
Hadj 2026 : Dr Abdoul Fatah Cissé dresse le bilan d’une organisation réussie
À l’heure du retour progressif des pèlerins vers le Mali, le Directeur général de la Maison du Hadj, non moins Délégué général au Hadj 2026, Dr Abdoul Fatah Cissé, a dressé un bilan globalement positif de la participation malienne au pèlerinage 2026.
Lors d’une rencontre tenue à La Mecque ce jeudi 4 juin avec la presse, le premier responsable des pèlerins maliens a salué « des conditions globalement très satisfaisantes » pour les 13 323 pèlerins maliens ayant pris part à ce cinquième pilier de l’islam.
Des opérations globalement maîtrisées
Du départ des premiers contingents jusqu’à l’accomplissement des rites à Mina, Arafat et Mouzdalifah, les opérations se sont déroulées conformément au programme établi avec les autorités saoudiennes, a indiqué le Délégué général.
Les départs ont respecté le calendrier initial, malgré quelques perturbations liées à l’annulation de certains vols ayant affecté une partie des pèlerins de la filière privée. « Des solutions ont été trouvées afin de permettre à tous les concernés de poursuivre leur pèlerinage », a assuré Dr Cissé.
À Médine comme à La Mecque, l’accueil et l’encadrement ont été jugés satisfaisants. Le Délégué général a également noté une amélioration des conditions d’hébergement, notamment grâce aux efforts visant à rapprocher les lieux de résidence des pèlerins de la Mosquée Sacrée.
Une phase rituelle réussie
La phase rituelle constitue, selon le Directeur général de la Maison du Hadj, l’un des points forts de cette édition 2026. Les transferts vers Mina, Arafat et Mouzdalifah se sont effectués dans de bonnes conditions logistiques.
Les pèlerins ayant effectué le voyage sous la coupole de la Maison du Hadj ont bénéficié de tentes climatisées et bien situées, particulièrement à Arafat, où la journée centrale du pèlerinage s’est déroulée dans un climat propice au recueillement. Les tentes du Mali faisaient directement face à Jabal Rahma (la colline de la Miséricorde).
Deux décès enregistrés, un chiffre en baisse
Sur le plan sanitaire, le Délégué général évoque une situation « globalement maîtrisée », grâce à la mobilisation des équipes médicales maliennes et à l’appui des structures sanitaires saoudiennes.
Deux décès ont toutefois été enregistrés parmi les pèlerins maliens : l’un à Médine (Diakaridia Bamba, de la filière gouvernementale) et l’autre à La Mecque (Souleymane Sidibé, de la filière privée). Ce chiffre marque une nette amélioration par rapport à l’année précédente, qui avait enregistré dix décès.
Le Délégué général a présenté les condoléances des plus hautes autorités du pays et de la Délégation générale aux familles des défunts.
Des insuffisances reconnues
Malgré ce bilan positif, certaines difficultés ont été relevées. Des irrégularités liées à des visas ainsi que des insuffisances ponctuelles dans la gestion de l’hébergement de certains groupes ont été signalées.
Une évaluation approfondie sera menée afin d’apporter les correctifs nécessaires pour les prochaines éditions du Hadj.
Une dimension spirituelle renforcée
Au-delà de l’aspect organisationnel, la délégation malienne a accordé une attention particulière à la dimension spirituelle et patriotique du pèlerinage. Dans le contexte sécuritaire que traverse le Mali, des séances spéciales de lecture intégrale du Saint Coran, des prières collectives et des invocations ont été organisées à Médine, à La Mecque, à Mina et sur le site d’Arafat.
« Nous formulons des prières pour que ce Hadj soit accepté et pour qu’Allah accorde au Mali la paix, la stabilité et la cohésion sociale », a conclu Dr Abdoul Fatah Cissé.
Le Délégué général a également exprimé sa gratitude aux autorités du Royaume d’Arabie saoudite ainsi qu’aux autorités du pays et à tous les acteurs maliens impliqués dans l’organisation de cette édition 2026.
Depuis La Makkah,
Youssouf Coulibaly
Sous-commission Média et Communication