07/11/2025
📞 Quand les Numéros Verts Sonnent dans le Vide :
Le Vrai Coût de l'Inaccessibilité.
Le gouvernement malien a régulièrement mis en place des numéros verts pour permettre aux citoyens de signaler des problèmes, notamment l'insécurité ou, implicitement, des infractions.
Ces dispositifs sont présentés comme des outils essentiels pour la participation citoyenne et la bonne gouvernance.
Cependant, l'expérience des Bamakois révèle une réalité frustrante et alarmante : ces lignes d'appel restent souvent muettes ou inaccessibles.
Le signalement d'une infraction flagrante sur le carburant, observé récemment au Hall de Bamako, est une illustration parfaite de ce dysfonctionnement.
Un citoyen a tenté de signaler une situation d'abus dans une station-service au Hall de Bamako.
Ce type de scène, est l'incarnation même de la petite corruption.
🚨 L'Échec du Recours Citoyen :
"Aucun des numéros ne passe"
Face à cette infraction, le citoyen a cherché à utiliser les canaux officiels, en l'occurrence les numéros verts indiqués par les autorités comme ceux de la Police - 80 00 11 15 -
de la Gendarmerie - 80 00 11 14 - souvent promus pour le signalement d'incidents).
Et d'autres comme le 36088 et 35099
Le constat est amer : aucun des numéros verts n'a fonctionné ou n'a permis de joindre un interlocuteur.
> "Sinon à quoi bon de donner une indication sans issue ?"
>
Cette question, posée par le citoyen, est au cœur du problème.
L'inaccessibilité des numéros verts a un double effet dévastateur : Elle annule la volonté de signalement.
💡 L'Urgence d'une Mise à Niveau, il est impératif que :
* Les Numéros Verts soient VRAIMENT verts.
Ils doivent être opérationnels 24h/24 et 7j/7, avec un personnel formé pour prendre les plaintes et les transmettre aux autorités compétentes sans délai.
Un suivi soit assuré : Le citoyen doit sentir que son signalement a un impact, même minime.
La corruption soit sanctionnée : Les agents publics impliqués dans le trafic ou la corruption doivent faire l'objet de sanctions exemplaires.
L'incident du Hall de Bamako est un signal d'alarme.
L'existence d'un numéro vert n'est qu'un premier pas.
L'étape cruciale est d'assurer que ce numéro soit une porte d'entrée concrète vers la justice et la transparence comme le veut le Président de la Transition, le Général d'Armé Assimi Goita.
Le Mali est notre destin à tous car nous avons que ce Mali. Que Dieu veille sur le Mali et ses dignes fils.