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MAHAMANE TEMBINE : LE MAGISTRAT DE LA JUSTICE, DE L’HONNEUR ET DE LA DIGNITÉAfrique info : la rédaction De l’enfant des ...
31/08/2026

MAHAMANE TEMBINE : LE MAGISTRAT DE LA JUSTICE, DE L’HONNEUR ET DE LA DIGNITÉ

Afrique info : la rédaction

De l’enfant des falaises de Bandiagara au substitut du Procureur près le Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité, portrait d’un magistrat présenté comme attaché à l’intégrité, aux droits humains et à l’égalité devant la justice.

Dans l’univers parfois complexe de la justice malienne, certains parcours se distinguent par la constance, la rigueur et la fidélité aux principes. Mahamane TEMBINE, magistrat de son état et substitut du Procureur près le Tribunal du Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité, est présenté par ceux qui l’ont côtoyé comme un homme profondément attaché à son métier, à son pays et aux valeurs fondamentales de l’État de droit.
Jeune, compétent et rigoureux, il aurait fait de la justice son véritable champ de bataille professionnel : non pas une bataille contre des personnes, mais un engagement quotidien en faveur du droit, de l’équité et du respect des règles.
L’enfant des falaises de Bandiagara
Originaire de la région de Bandiagara, Mahamane TEMBINE demeure profondément attaché à ses racines.

L’enfant des falaises aurait conservé, malgré les responsabilités liées à sa fonction, les valeurs héritées de son environnement familial et culturel : bonté, sagesse, sociabilité, générosité, respect des anciens et attachement à la communauté.
Fier de son pays, le « Grand Maliba », il reste proche de son village natal et de sa communauté. Les événements sociaux et familiaux de son terroir occupent toujours une place importante dans sa vie.
Cette proximité avec ses racines illustre un homme qui n’aurait jamais considéré la réussite professionnelle comme une raison de s’éloigner de ceux qui l’ont vu grandir.

Du fils de marabout au « marabout de la justice »
Comme beaucoup d’enfants de sa génération, le jeune TEMBINE fréquente l’école coranique.
Fils de marabout, il était naturellement destiné, dans le souhait de son père, à poursuivre la tradition familiale.

Mais la vie en décidera autrement.
Le destin fera de lui, selon une belle formule de son entourage, un « marabout de la justice » : non pas un guide religieux, mais un serviteur du droit, appelé à manier les textes juridiques avec la même conviction qu’un homme de foi défend ses principes.
Une autre vocation allait donc naître.
Une carrière universitaire brillante
Après l’obtention de son baccalauréat, Mahamane TEMBINE aurait bénéficié d’une proposition de bourse pour poursuivre des études en informatique en Algérie.

Il choisit pourtant une autre voie.
Préférant rester auprès de ses parents et participer aux activités familiales, il s’inscrit finalement à la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques de Bamako (FSJE).
Entre 2003 et 2007, il y poursuit des études de droit privé et obtient sa maîtrise avec une mention excellente.

Ses camarades de promotion retiennent alors de lui un homme franc, sincère dans ses prises de position et particulièrement attaché au principe de justice.
Des premières expériences à la magistrature
Avant d'intégrer la magistrature, Mahamane TEMBINE effectue plusieurs expériences professionnelles, notamment au Tribunal de Première Instance de la Commune IV du District de Bamako ainsi qu’au cabinet de Maître Siaka Traoré, huissier de justice à Mopti.

Ces expériences lui permettent de découvrir les différentes facettes du fonctionnement judiciaire et surtout la réalité quotidienne des justiciables.
En 2013, il devient magistrat.
Commence alors une carrière qui le conduira dans plusieurs juridictions et responsabilités.
Partout où il est passé, ses qualités professionnelles auraient été particulièrement appréciées : rigueur, disponibilité, connaissance du droit, franchise et respect du justiciable.
Un magistrat remarqué jusqu’au sommet de l’État
Le parcours de Mahamane TEMBINE aurait également retenu l’attention de plusieurs personnalités du pays.

Selon les éléments rapportés dans son parcours professionnel, son travail et son engagement auraient notamment été appréciés par feu Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), ancien Président de la République du Mali.
Cette marque de considération, attribuée à l’ancien chef de l’État, est présentée par son entourage comme une reconnaissance de la qualité professionnelle d’un magistrat qui aurait su se distinguer par son sérieux et son attachement à ses responsabilités.

Il aurait ainsi reçu des appréciations élogieuses sur son engagement au service de la magistrature malienne.
Au-delà des titres et des distinctions, l’essentiel demeure toutefois, pour Mahamane TEMBINE, la confiance que les citoyens placent dans l'institution judiciaire.
L’affaire de la nièce du Président de la Transition : le principe de l’égalité devant la loi
C’est également au Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité que son nom aurait été associé à une affaire particulièrement symbolique concernant une personne présentée comme étant une nièce du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.

Selon le récit qui accompagne son parcours, Mahamane TEMBINE aurait contribué à ce que ce qu'elle soit interpellée dans le cadre d’une procédure judiciaire et la place sous mandant de dépôt, illustrant ainsi, selon ses défenseurs, sa volonté de rappeler que le lien familial avec une personnalité de premier plan ne doit pas constituer une immunité devant la loi.

Cet épisode est présenté comme une illustration de sa conception de la justice : le nom, le titre, la fortune ou la proximité avec le pouvoir ne devraient pas, selon cette philosophie, déterminer l’application de la loi.
Il convient naturellement de distinguer le principe général d’égalité devant la loi des circonstances précises de toute procédure individuelle, lesquelles relèvent des autorités judiciaires et des pièces du dossier.

Mais sur le plan symbolique, cette affaire est devenue, dans le récit consacré à son parcours, l’une des illustrations de son attachement à l’idée selon laquelle personne ne doit être considéré comme au-dessus de la loi.
La justice sans distinction de rang
C’est probablement là que se trouve l’une des convictions les plus fortes que l’on attribue à Mahamane TEMBINE.
Pour lui, la justice doit être la même pour le citoyen ordinaire comme pour la personne proche du pouvoir.

La robe du magistrat ne doit pas être un instrument d’influence.
Elle doit être le symbole de la loi.
Dans cette conception, un magistrat doit pouvoir résister aux pressions, aux intérêts particuliers et aux considérations extérieures à la procédure.
Le pauvre comme le riche, le faible comme le puissant, l’anonyme comme la personnalité connue doivent être soumis au même droit.

Une expertise tournée vers les droits humains
Mahamane TEMBINE est également présenté comme un magistrat particulièrement intéressé par les questions relatives aux droits humains.
Ses passages ou expériences à Genève, La Haye et Paris auraient contribué à renforcer son ouverture sur les problématiques judiciaires internationales.
Ces expériences auraient également enrichi sa compréhension des principes liés à la protection des droits fondamentaux.

Dans le domaine particulièrement sensible de la cybercriminalité, cette dimension humaine revêt une importance particulière.
La lutte contre les infractions numériques exige en effet de concilier l’efficacité de l’action judiciaire avec le respect des droits et garanties reconnus aux personnes concernées.

Au Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité
Aujourd’hui substitut du Procureur près le Tribunal du Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité, Mahamane TEMBINE évolue dans un secteur judiciaire devenu incontournable.
Cyberescroquerie, diffamation, menaces, atteintes à la réputation, infractions commises au moyen des technologies numériques : les défis sont nombreux.
Dans cet environnement, le magistrat doit être à la fois juriste, observateur, analyste et homme de terrain.

Son rôle ne consiste pas seulement à poursuivre ou à requérir. Il consiste également à comprendre les enjeux nouveaux posés par le numérique et à participer à l’éducation juridique des citoyens.
C’est dans cette perspective que son entourage met en avant son travail de sensibilisation, de pédagogie et d’humanité.
Une justice sans vengeance et sans marchandage
La conception de Mahamane TEMBINE peut se résumer autour d’une idée forte : la justice ne doit être ni vendue, ni échangée, ni instrumentalisée.
Elle doit être rendue conformément à la loi.

Pas de vengeance.
Pas de favoritisme.
Pas de justice à deux vitesses.
Pas de privilège lié au nom ou au statut.
Mais une justice fondée sur le droit, les faits et les procédures.
Cette vision fait de lui, aux yeux de ses admirateurs, l’un des représentants d’une nouvelle génération de magistrats maliens désireux de contribuer à l’assainissement de leur institution.
Un homme avant d’être un magistrat
Derrière la robe noire se trouve également un homme décrit comme accessible, sociable et profondément attaché aux valeurs humaines.
Son parcours montre qu’il n’a jamais oublié d’où il vient.

L’enfant de Bandiagara devenu magistrat demeure attaché à son village, à sa famille et à sa culture.
Cette dimension humaine serait précisément l’une des raisons pour lesquelles il est apprécié de nombreuses personnes qui l’ont côtoyé.
Une nouvelle génération de magistrats
Le Mali a besoin d’une justice forte, mais également d’une justice crédible.
Une justice qui protège les victimes sans condamner arbitrairement.
Une justice qui poursuit les infractions tout en garantissant les droits de la défense.
Une justice qui ne tremble pas devant les puissants, mais qui ne transforme pas non plus son pouvoir en instrument de vengeance.

C’est dans cette perspective que le parcours de Mahamane TEMBINE prend tout son sens.
Son histoire est celle d’un enfant issu d’un environnement traditionnel qui a choisi les études juridiques, embrassé la magistrature et consacré son parcours professionnel au service de la loi.
La grandeur d’un magistrat se mesure à son indépendance
La véritable grandeur d’un magistrat ne se mesure pas seulement au nombre de dossiers traités ou aux fonctions occupées.

Elle se mesure à sa capacité à rester fidèle à ses convictions professionnelles lorsque les circonstances deviennent difficiles.
Elle se mesure à son impartialité.
Elle se mesure à son courage.
Elle se mesure surtout à sa capacité à considérer que la justice appartient au peuple et que le magistrat n’en est que le serviteur.
C’est cette image que ses admirateurs associent aujourd’hui à Mahamane TEMBINE.
Bon vent à un serviteur du droit

De Bandiagara aux juridictions de Bamako, de la formation universitaire aux responsabilités de substitut du Procureur, Mahamane TEMBINE aura construit un parcours marqué par la détermination.
Son histoire rappelle qu’un jeune Malien peut partir d’un environnement modeste, recevoir une éducation traditionnelle, faire des études brillantes et finalement accéder aux plus hautes responsabilités judiciaires.

Son engagement en faveur d’une justice assainie, selon ses défenseurs, traduit une ambition noble : contribuer à restaurer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.

À Mahamane TEMBINE, bon vent et bon courage.
Que son parcours continue d’être guidé par la rigueur du droit, la sagesse de l’homme, l’humilité du serviteur et le courage du patriote.
Car au-delà de la robe, des fonctions et des responsabilités, il reste une vérité essentielle :
« Un magistrat ne doit pas servir les hommes ; il doit servir la justice. »
Et c’est précisément dans cette philosophie que Mahamane TEMBINE entend inscrire son engagement au service du Mali.

‎Madani Dravé : le nouveau souffle qui redonne espoir au secteur énergétique malien.Afrique info : la rédaction ‎‎Le mei...
23/08/2026

‎Madani Dravé : le nouveau souffle qui redonne espoir au secteur énergétique malien.

Afrique info : la rédaction

‎Le meilleur Directeur général d’EDM-SA depuis l’arrivée du gouvernement de la Transition ?

‎Bamako — La crise énergétique constitue depuis plusieurs années l’un des défis majeurs auxquels le Mali est confronté. Dans ce contexte difficile, la nomination du Commandant Madani Dravé à la tête de la société Énergie du Mali (EDM-SA), décidée lors du Conseil des ministres du 4 septembre 2025, apparaît comme un choix particulièrement stratégique.

‎À la tête de cette entreprise essentielle à la vie économique et sociale du pays, ce jeune ingénieur militaire incarne une nouvelle génération de cadres maliens : compétents, disciplinés, ambitieux et résolument tournés vers les solutions.

‎Un parcours qui force le respect

‎Avant d’accéder à la direction générale d’EDM-SA, Madani Dravé s’était déjà distingué par un parcours académique et professionnel remarquable.

‎Ingénieur en génie électrique et informatique, il a poursuivi une partie de sa formation en Allemagne, où il aurait particulièrement brillé par ses compétences techniques, son sérieux et son engagement.

‎Son parcours universitaire a notamment été marqué par l’obtention du DAAD Prize, une distinction attribuée à des étudiants internationaux particulièrement méritants dans les universités allemandes.

‎Cette reconnaissance témoigne d’un parcours construit autour de l’excellence, du travail et de la recherche de solutions innovantes.

‎Un ingénieur au service de l’État

‎En janvier 2025, avant sa nomination à EDM-SA, Madani Dravé avait rejoint le Secrétariat général de la Présidence de la République en qualité de Conseiller technique.

‎Cette expérience lui aurait permis de participer à des réflexions portant notamment sur les infrastructures, les technologies et les enjeux énergétiques.

‎Son arrivée à EDM-SA prend ainsi une dimension particulière : il ne s’agit pas simplement de confier la gestion d’une entreprise publique à un administrateur, mais de placer un profil technique au cœur d’un secteur où les compétences d’ingénierie sont déterminantes.

‎EDM-SA : un défi national

‎La mission confiée au Commandant Dravé est immense.

‎EDM-SA doit faire face à plusieurs difficultés structurelles : équipements vieillissants, besoins énergétiques croissants, dépendance aux combustibles, contraintes financières, maintenance des infrastructures et insuffisance de capacités de production.

‎Dans un tel environnement, le directeur général doit être à la fois gestionnaire, technicien, stratège et homme de terrain.

‎C’est précisément sur cette combinaison de compétences que repose l’espoir placé en Madani Dravé.

‎La priorité aux énergies renouvelables

‎L’un des principaux atouts associés au nouveau directeur général réside dans son intérêt pour les énergies renouvelables.

‎Pour un Mali confronté à une demande énergétique en constante progression, le développement du solaire représente une piste stratégique majeure.

‎Le pays dispose d’un potentiel solaire exceptionnel. L’accélération des projets solaires, l’amélioration des réseaux de distribution et la diversification du mix énergétique pourraient contribuer progressivement à réduire la dépendance aux sources d’énergie coûteuses et vulnérables aux fluctuations d’approvisionnement.

‎Dans cette perspective, Madani Dravé pourrait être l’un des cadres appelés à accompagner cette transformation.

‎Un leadership fondé sur la discipline

‎Son profil militaire constitue également un élément important de son approche managériale.

‎La discipline, la rigueur, la ponctualité, le sens de la responsabilité et la capacité à travailler sous pression sont autant de qualités indispensables à la gestion d’une entreprise stratégique comme EDM-SA.

‎Dans les témoignages qui circulent à son sujet, le Commandant Dravé est présenté comme un homme calme, travailleur, humble et attaché à l’intérêt général.

‎Son double profil d’officier et d’ingénieur lui permettrait également de comprendre aussi bien les exigences opérationnelles que les réalités techniques d’un secteur complexe.

‎Un changement qui nourrit l’espoir

‎Depuis son arrivée, certains observateurs estiment percevoir une nouvelle dynamique dans la gestion de l’entreprise. L’amélioration de l’organisation, la recherche de solutions aux difficultés d’approvisionnement et l’accélération des initiatives liées aux infrastructures énergétiques sont particulièrement scrutées par les consommateurs.

‎Il convient toutefois de laisser le temps aux réformes de produire leurs effets : le redressement durable d’EDM-SA ne peut pas dépendre d’un seul homme et nécessitera des investissements, une gouvernance rigoureuse, des compétences techniques et une mobilisation collective.

‎Mais une chose est certaine : le choix d’un ingénieur à la tête d’EDM-SA envoie un signal fort.

‎Le mérite avant tout

‎La nomination de Madani Dravé peut également être interprétée comme la volon

Soungalo Samaké, l’itinéraire d’un soldat malien au destin hors du communAfrique info : la rédaction Dioïla – L’histoire...
09/08/2026

Soungalo Samaké, l’itinéraire d’un soldat malien au destin hors du commun

Afrique info : la rédaction

Dioïla – L’histoire contemporaine du Mali retient le nom de Soungalo Samaké comme celui d’un homme dont le parcours épouse les grandes secousses politiques et militaires du pays. Né en 1934 à Dioïla, dans le Soudan français, et décédé le 28 mars 2019 dans sa commune natale, cet ancien militaire aura traversé la colonisation, l’indépendance, le pouvoir, la disgrâce et le retour à la terre avec une rare intensité.

Derrière le personnage souvent associé au régime du général Moussa Traoré, se dessine aussi le portrait d’un homme issu d’un milieu modeste, forgé par l’effort et la discipline. Après un échec au certificat d’études primaires en 1949, le jeune Soungalo travaille à Markala auprès de l’administration coloniale, puis à Niono comme cuisinier à l’Office du Niger. Rien ne le prédestinait alors à devenir l’une des figures militaires les plus marquantes de son époque.

Le 12 janvier 1953, il choisit la carrière des armes en s’engageant dans les troupes coloniales françaises. Il participe à la guerre d’Algérie, expérience qui façonne son caractère et son sens de l’obéissance. Lorsque le Mali accède à l’indépendance en 1960, il souhaite servir son pays. D’abord recalé, il est rappelé l’année suivante et rejoint finalement les parachutistes, corps d’élite de la jeune armée malienne. En 1963, un grave accident aérien le laisse sérieusement blessé, épreuve qu’il surmonte avec courage.

Un acteur majeur de l’histoire politique malienne

Adjudant au moment du coup d’État du 19 novembre 1968, Soungalo Samaké joue un rôle important dans l’arrestation du président Modibo Keïta. Le renversement du régime ouvre la voie au Comité militaire de libération nationale (CMLN) dirigé par Moussa Traoré. Bien qu’il ne siège pas au sein du comité, Samaké devient rapidement un homme de confiance du nouveau pouvoir.

Sa première grande mission est l’arrestation du capitaine Diby Silas Diarra, officier opposé au CMLN. Promu capitaine en 1974, il prend le commandement de la garde présidentielle, poste stratégique au cœur de l’appareil d’État. Cette période demeure l’une des plus controversées de l’histoire malienne, marquée par la répression des opposants et de graves violations des droits humains.

De la puissance à la chute

Le destin de Soungalo Samaké bascule le 28 février 1978. Arrêté en même temps que Kissima Doukara, Tiécoro Bagayoko et Karim Dembélé, il est accusé de « complot contre la sûreté nationale ». Condamné à dix ans de prison, il est envoyé au redouté bagne de Taoudénit, dans le nord du Mali, symbole des années les plus dures du régime militaire.

Cette chute spectaculaire rappelle la fragilité du pouvoir et la dureté des luttes internes qui ont marqué l’État malien de cette époque.

Le retour à Dioïla et le temps de la mémoire

Libéré le 12 août 1988, Soungalo Samaké choisit de retourner à Dioïla. L’ancien officier se retire de la vie publique et se consacre à sa ferme, retrouvant la terre de ses origines. Ce retour au village natal apparaît comme un dernier chapitre placé sous le signe de la simplicité et de l’enracinement.

Dans un geste rare, il demande à Amadou Keïta, ancien détenu torturé sur ses ordres, de raconter son histoire. De cette démarche naît le livre Ma vie de soldat, témoignage précieux sur la dictature de Moussa Traoré. L’ouvrage, accueilli avec des réactions contrastées, a ensuite été adapté au théâtre sous le titre Vérité de soldat par Jean-Louis Sagot-Duvauroux et la compagnie BlonBa, contribuant à nourrir le débat national sur la mémoire et la responsabilité.

Une figure complexe de l’histoire nationale

À l’annonce de sa disparition en 2019, de nombreux habitants de Dioïla ont salué la mémoire d’un fils de la commune qui, malgré les controverses, aura profondément marqué l’histoire du Mali. Son parcours illustre les contradictions d’une génération de militaires ayant participé à la construction de l’État postcolonial tout en étant mêlée à ses dérives autoritaires.

Soungalo Samaké laisse ainsi l’image d’un soldat au destin exceptionnel, passé des rangs modestes de l’administration coloniale aux plus hautes sphères du pouvoir, avant de connaître l’exil carcéral puis le retour à la terre natale. Son nom demeure indissociable des pages les plus sensibles de l’histoire malienne, mais aussi de la mémoire d’un homme qui aura traversé, presque à lui seul, un demi-siècle de bouleversements nationaux.

Niamé Kéïta : le parcours exemplaire d’un serviteur de l’État au service de Nara et du Mali. Afrique info : la rédaction...
02/08/2026

Niamé Kéïta : le parcours exemplaire d’un serviteur de l’État au service de Nara et du Mali.

Afrique info : la rédaction

Dans l’histoire contemporaine du Mali, certains hommes marquent durablement les institutions qu’ils servent par leur engagement, leur sens de l’État et la constance de leurs valeurs. Niamé Kéïta appartient incontestablement à cette catégorie de grands serviteurs de la Nation dont le parcours inspire respect et admiration.
Au fil des années, cet officier supérieur a gravi avec mérite les plus hautes marches de l’administration sécuritaire malienne.

Commissaire dans plusieurs localités du pays, Commandant de la Compagnie de circulation routière, Chargé de missions au Ministère de la Défense, Directeur régional de la Police du District de Bamako, Directeur Général adjoint de la Police nationale puis Directeur Général de la Police nationale : autant de responsabilités assumées avec une compétence reconnue et un sens élevé du devoir.

À chacun de ces postes, Niamé Kéïta a imposé une marque personnelle faite d’exigence et d’exemplarité. Son leitmotiv, resté célèbre auprès de ses collaborateurs, résumait toute sa philosophie de l’action publique : « Discipline, Travail et Rigueur ». Trois mots simples, mais qui traduisent une conception noble du service public, fondée sur l’ordre, l’effort et l’intégrité.
Après un tel parcours professionnel, il était naturel que l’Officier nourrisse des ambitions politiques afin de continuer à servir la patrie sous une autre forme. Admis à la retraite en décembre 2012, loin de rechercher le confort ou les honneurs, il choisit de se consacrer aux activités champêtres, renouant ainsi avec la terre de ses ancêtres et les réalités quotidiennes de son terroir. Ce retour aux sources témoigne de l’humilité d’un homme demeuré profondément attaché à ses origines.
L’engagement de Niamé Kéïta ne s’est toutefois pas arrêté là. Élu député à l’Assemblée nationale sous les couleurs du RPM puis de l’URD, il a porté la voix de Nara avec conviction et responsabilité. Son mandat parlementaire a été salué pour sa proximité avec les populations et sa volonté constante de défendre les intérêts de sa circonscription.

Fait rare dans le paysage politique, l’enfant de Nara a choisi de ne pas briguer un nouveau mandat après avoir estimé avoir pleinement accompli la mission confiée par ses électeurs. « Je pense que j’ai accompli pleinement le mandat que la population de Nara m’a confié… Aujourd’hui, j’estime que ce n’est pas à l’hémicycle seulement que je peux et dois servir Nara et sa population », déclarait-il avec une sincérité qui honore la fonction politique.
Ces paroles révèlent la profondeur de son attachement à Nara. Pour Niamé Kéïta, le service de la communauté ne se limite pas aux bancs de l’Assemblée nationale ; il se vit au quotidien, au contact des populations, dans l’écoute, le conseil et l’action concrète. Avant d’être député, il était déjà aux côtés de sa localité ; après l’Assemblée, il entendait continuer à œuvrer pour le développement de Nara et le bien-être de ses habitants.

Aujourd’hui encore, le nom de Niamé Kéïta demeure associé à l’honneur, à la probité et au dévouement. Son itinéraire illustre la possibilité d’une carrière publique guidée par les valeurs plutôt que par les intérêts personnels. Policier exemplaire, administrateur rigoureux, député engagé et fils fidèle de Nara, il laisse l’image d’un homme dont la vie entière aura été consacrée au Mali.

En rendant hommage à Niamé Kéïta, c’est à tous les serviteurs discrets mais essentiels de la République que la Nation malienne rend hommage. Son exemple rappelle qu’au-delà des fonctions occupées, ce sont la loyauté envers l’État, la fidélité à la parole donnée et l’amour du peuple qui fondent la véritable grandeur d’un homme.

L’equipe Afrique info souhaite un repos éternel Dors en paix le grand serviteur, que le paradis soit votre demeure

15/07/2026

Bourak Auto Service Mali : La puissance au service du progrès.

Afrique info : la rédaction

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Flash Info | CultureAfrique info : la rédaction L'artiste humoriste Claba Samaké est placé sous mandat de dépôt ce 14 ju...
14/07/2026

Flash Info | Culture

Afrique info : la rédaction

L'artiste humoriste Claba Samaké est placé sous mandat de dépôt ce 14 juillet 2026.
L’équipe Afrique info demande clémence à la justice

Dossier à suivre…

Colonel Attaher A. Maïga : l'intelligence stratégique au service du courage sur le terrain.Afrique info : la rédaction D...
11/07/2026

Colonel Attaher A. Maïga : l'intelligence stratégique au service du courage sur le terrain.

Afrique info : la rédaction

Dans l'histoire des Forces Armées Maliennes (FAMa), certains officiers se distinguent par leur parcours académique autant que par leur engagement opérationnel. Le Colonel Attaher A. Maïga, commandant de la Région Militaire N°7, fait partie de ces militaires dont le professionnalisme et le sens du devoir suscitent le respect.

Commando parachutiste et instructeur en parachutisme ainsi qu'en techniques commando, il incarne la rencontre entre l'excellence militaire et la rigueur intellectuelle. Diplômé de l'École de guerre en Allemagne, Docteur en sciences politiques, enseignant-chercheur spécialisé en géopolitique et en géostratégie, il a également transmis son savoir à l'Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako ainsi qu'à l'École de Maintien de la Paix.

Auteur et coauteur de plusieurs ouvrages et publications scientifiques et militaires, le Colonel Attaher A. Maïga contribue à la réflexion stratégique et à la formation des nouvelles générations d'officiers. Pour lui, le savoir n'a de valeur que lorsqu'il renforce l'efficacité sur le terrain.

Son parcours opérationnel témoigne d'une grande expérience. De Tinzawatène à Nara, en passant par Kidal, Aguelhok, Tessit, Léré, Hombori et Boulkessi, il a été engagé sur plusieurs théâtres d'opérations où discipline, sang-froid et sens de la mission sont indispensables.

Selon les informations rendues publiques, lors d'un affrontement particulièrement éprouvant , il aurait résisté pendant plus de 72 heures aux côtés de ses hommes face à une force adverse numériquement supérieure. Cet épisode est souvent présenté comme une illustration de son leadership, de sa détermination et de la cohésion de ses troupes.
Pour de nombreux observateurs, le Colonel Attaher A. Maïga représente le modèle de l'officier moderne : un chef qui allie compétence tactique, expertise stratégique et proximité avec ses hommes. Sa capacité à conjuguer réflexion et action lui vaut une réputation de militaire expérimenté, forgée autant dans les salles de cours que sur les champs d'opérations.
Au-delà des distinctions et des responsabilités, son parcours rappelle que l'engagement militaire repose sur le sens du sacrifice, la discipline et le service de la Nation. Son nom demeure associé à la résilience, au courage et à la recherche permanente de l'excellence professionnelle.
En rendant hommage au Colonel Attaher A. Maïga, c'est également l'ensemble des femmes et des hommes des Forces Armées Maliennes qui sont salués pour leur engagement au service du Mali, parfois au prix des plus grands sacrifices.

Honneur au Colonel Attaher A. Maïga. Honneur à tous les soldats qui servent avec courage, professionnalisme et fidélité à leur mission.

3 DRAPEAUX, UNE NATION : L'AES, LE RÉVEIL D'UNE AFRIQUE SOUVERAINE.Afrique info : la rédaction Trois drapeaux. Trois nat...
03/07/2026

3 DRAPEAUX, UNE NATION : L'AES, LE RÉVEIL D'UNE AFRIQUE SOUVERAINE.

Afrique info : la rédaction

Trois drapeaux. Trois nations. Trois officiers. Une seule vision. Une seule destinée. Une seule alliance.
Au cœur du Sahel est née une union qui marque durablement l'histoire contemporaine de l'Afrique. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont choisi de faire front commun en créant l'Alliance des États du Sahel (AES), une coopération fondée sur la solidarité, la souveraineté et la défense des intérêts de leurs peuples.

Ces trois dirigeants militaires ont décidé de dépasser les frontières héritées de l'histoire pour bâtir une force commune tournée vers la sécurité, la stabilité et le développement. Leur engagement repose sur une conviction forte : chaque peuple doit pouvoir décider librement de son avenir dans le respect de sa souveraineté nationale.

Par leurs décisions et leur détermination, ils ont attiré l'attention de la communauté internationale et affirmé la volonté de leurs États de suivre une trajectoire qu'ils considèrent conforme à leurs intérêts nationaux. L'AES s'impose aujourd'hui comme l'une des alliances les plus marquantes du continent africain, suscitant un large débat sur les nouveaux équilibres géopolitiques en Afrique.

Cette ambition se traduit également par des actions concrètes. Les trois pays ont annoncé la mise en place d'une force militaire unifiée de 15 000 soldats, destinée à conduire des opérations conjointes contre le terrorisme et à renforcer la sécurité de l'espace sahélien. Cette initiative illustre leur volonté de coordonner leurs moyens face aux défis sécuritaires.

Sur le plan institutionnel, les trois États ont également coordonné leur retrait de la CEDEAO et engagé une démarche de retrait du Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale, affirmant ainsi une nouvelle orientation de leur politique régionale et internationale.
L'intégration économique figure aussi parmi les priorités de cette alliance. La création annoncée d'une Banque d'investissement de l'AES (BCID-AES), dotée d'un capital initial de 500 milliards de FCFA, s'accompagne de projets de passeport biométrique commun et d'une future monnaie commune, avec l'objectif affiché de renforcer les échanges, soutenir les investissements et favoriser une plus grande intégration entre les trois pays.

Au-delà des institutions et des projets, l'AES incarne pour de nombreux citoyens un symbole d'unité, de solidarité et d'espérance. Elle rappelle que les défis du Sahel appellent des réponses collectives et une coopération renforcée entre les peuples.

Peuples de l'AES, où que vous soyez dans le monde, l'heure est au rassemblement. Donnons-nous la main pour accompagner la réussite de cette alliance, renforcer notre souveraineté, préserver notre stabilité et construire un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures. L'unité, le travail et la solidarité demeurent les fondements de toute ambition collective.

Vive le Mali !
Vive le Burkina Faso !
Vive le Niger !
Vive l'Alliance des États du Sahel !
Vive l'Afrique souveraine et unie !

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