31/08/2026
MAHAMANE TEMBINE : LE MAGISTRAT DE LA JUSTICE, DE L’HONNEUR ET DE LA DIGNITÉ
Afrique info : la rédaction
De l’enfant des falaises de Bandiagara au substitut du Procureur près le Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité, portrait d’un magistrat présenté comme attaché à l’intégrité, aux droits humains et à l’égalité devant la justice.
Dans l’univers parfois complexe de la justice malienne, certains parcours se distinguent par la constance, la rigueur et la fidélité aux principes. Mahamane TEMBINE, magistrat de son état et substitut du Procureur près le Tribunal du Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité, est présenté par ceux qui l’ont côtoyé comme un homme profondément attaché à son métier, à son pays et aux valeurs fondamentales de l’État de droit.
Jeune, compétent et rigoureux, il aurait fait de la justice son véritable champ de bataille professionnel : non pas une bataille contre des personnes, mais un engagement quotidien en faveur du droit, de l’équité et du respect des règles.
L’enfant des falaises de Bandiagara
Originaire de la région de Bandiagara, Mahamane TEMBINE demeure profondément attaché à ses racines.
L’enfant des falaises aurait conservé, malgré les responsabilités liées à sa fonction, les valeurs héritées de son environnement familial et culturel : bonté, sagesse, sociabilité, générosité, respect des anciens et attachement à la communauté.
Fier de son pays, le « Grand Maliba », il reste proche de son village natal et de sa communauté. Les événements sociaux et familiaux de son terroir occupent toujours une place importante dans sa vie.
Cette proximité avec ses racines illustre un homme qui n’aurait jamais considéré la réussite professionnelle comme une raison de s’éloigner de ceux qui l’ont vu grandir.
Du fils de marabout au « marabout de la justice »
Comme beaucoup d’enfants de sa génération, le jeune TEMBINE fréquente l’école coranique.
Fils de marabout, il était naturellement destiné, dans le souhait de son père, à poursuivre la tradition familiale.
Mais la vie en décidera autrement.
Le destin fera de lui, selon une belle formule de son entourage, un « marabout de la justice » : non pas un guide religieux, mais un serviteur du droit, appelé à manier les textes juridiques avec la même conviction qu’un homme de foi défend ses principes.
Une autre vocation allait donc naître.
Une carrière universitaire brillante
Après l’obtention de son baccalauréat, Mahamane TEMBINE aurait bénéficié d’une proposition de bourse pour poursuivre des études en informatique en Algérie.
Il choisit pourtant une autre voie.
Préférant rester auprès de ses parents et participer aux activités familiales, il s’inscrit finalement à la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques de Bamako (FSJE).
Entre 2003 et 2007, il y poursuit des études de droit privé et obtient sa maîtrise avec une mention excellente.
Ses camarades de promotion retiennent alors de lui un homme franc, sincère dans ses prises de position et particulièrement attaché au principe de justice.
Des premières expériences à la magistrature
Avant d'intégrer la magistrature, Mahamane TEMBINE effectue plusieurs expériences professionnelles, notamment au Tribunal de Première Instance de la Commune IV du District de Bamako ainsi qu’au cabinet de Maître Siaka Traoré, huissier de justice à Mopti.
Ces expériences lui permettent de découvrir les différentes facettes du fonctionnement judiciaire et surtout la réalité quotidienne des justiciables.
En 2013, il devient magistrat.
Commence alors une carrière qui le conduira dans plusieurs juridictions et responsabilités.
Partout où il est passé, ses qualités professionnelles auraient été particulièrement appréciées : rigueur, disponibilité, connaissance du droit, franchise et respect du justiciable.
Un magistrat remarqué jusqu’au sommet de l’État
Le parcours de Mahamane TEMBINE aurait également retenu l’attention de plusieurs personnalités du pays.
Selon les éléments rapportés dans son parcours professionnel, son travail et son engagement auraient notamment été appréciés par feu Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), ancien Président de la République du Mali.
Cette marque de considération, attribuée à l’ancien chef de l’État, est présentée par son entourage comme une reconnaissance de la qualité professionnelle d’un magistrat qui aurait su se distinguer par son sérieux et son attachement à ses responsabilités.
Il aurait ainsi reçu des appréciations élogieuses sur son engagement au service de la magistrature malienne.
Au-delà des titres et des distinctions, l’essentiel demeure toutefois, pour Mahamane TEMBINE, la confiance que les citoyens placent dans l'institution judiciaire.
L’affaire de la nièce du Président de la Transition : le principe de l’égalité devant la loi
C’est également au Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité que son nom aurait été associé à une affaire particulièrement symbolique concernant une personne présentée comme étant une nièce du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.
Selon le récit qui accompagne son parcours, Mahamane TEMBINE aurait contribué à ce que ce qu'elle soit interpellée dans le cadre d’une procédure judiciaire et la place sous mandant de dépôt, illustrant ainsi, selon ses défenseurs, sa volonté de rappeler que le lien familial avec une personnalité de premier plan ne doit pas constituer une immunité devant la loi.
Cet épisode est présenté comme une illustration de sa conception de la justice : le nom, le titre, la fortune ou la proximité avec le pouvoir ne devraient pas, selon cette philosophie, déterminer l’application de la loi.
Il convient naturellement de distinguer le principe général d’égalité devant la loi des circonstances précises de toute procédure individuelle, lesquelles relèvent des autorités judiciaires et des pièces du dossier.
Mais sur le plan symbolique, cette affaire est devenue, dans le récit consacré à son parcours, l’une des illustrations de son attachement à l’idée selon laquelle personne ne doit être considéré comme au-dessus de la loi.
La justice sans distinction de rang
C’est probablement là que se trouve l’une des convictions les plus fortes que l’on attribue à Mahamane TEMBINE.
Pour lui, la justice doit être la même pour le citoyen ordinaire comme pour la personne proche du pouvoir.
La robe du magistrat ne doit pas être un instrument d’influence.
Elle doit être le symbole de la loi.
Dans cette conception, un magistrat doit pouvoir résister aux pressions, aux intérêts particuliers et aux considérations extérieures à la procédure.
Le pauvre comme le riche, le faible comme le puissant, l’anonyme comme la personnalité connue doivent être soumis au même droit.
Une expertise tournée vers les droits humains
Mahamane TEMBINE est également présenté comme un magistrat particulièrement intéressé par les questions relatives aux droits humains.
Ses passages ou expériences à Genève, La Haye et Paris auraient contribué à renforcer son ouverture sur les problématiques judiciaires internationales.
Ces expériences auraient également enrichi sa compréhension des principes liés à la protection des droits fondamentaux.
Dans le domaine particulièrement sensible de la cybercriminalité, cette dimension humaine revêt une importance particulière.
La lutte contre les infractions numériques exige en effet de concilier l’efficacité de l’action judiciaire avec le respect des droits et garanties reconnus aux personnes concernées.
Au Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité
Aujourd’hui substitut du Procureur près le Tribunal du Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité, Mahamane TEMBINE évolue dans un secteur judiciaire devenu incontournable.
Cyberescroquerie, diffamation, menaces, atteintes à la réputation, infractions commises au moyen des technologies numériques : les défis sont nombreux.
Dans cet environnement, le magistrat doit être à la fois juriste, observateur, analyste et homme de terrain.
Son rôle ne consiste pas seulement à poursuivre ou à requérir. Il consiste également à comprendre les enjeux nouveaux posés par le numérique et à participer à l’éducation juridique des citoyens.
C’est dans cette perspective que son entourage met en avant son travail de sensibilisation, de pédagogie et d’humanité.
Une justice sans vengeance et sans marchandage
La conception de Mahamane TEMBINE peut se résumer autour d’une idée forte : la justice ne doit être ni vendue, ni échangée, ni instrumentalisée.
Elle doit être rendue conformément à la loi.
Pas de vengeance.
Pas de favoritisme.
Pas de justice à deux vitesses.
Pas de privilège lié au nom ou au statut.
Mais une justice fondée sur le droit, les faits et les procédures.
Cette vision fait de lui, aux yeux de ses admirateurs, l’un des représentants d’une nouvelle génération de magistrats maliens désireux de contribuer à l’assainissement de leur institution.
Un homme avant d’être un magistrat
Derrière la robe noire se trouve également un homme décrit comme accessible, sociable et profondément attaché aux valeurs humaines.
Son parcours montre qu’il n’a jamais oublié d’où il vient.
L’enfant de Bandiagara devenu magistrat demeure attaché à son village, à sa famille et à sa culture.
Cette dimension humaine serait précisément l’une des raisons pour lesquelles il est apprécié de nombreuses personnes qui l’ont côtoyé.
Une nouvelle génération de magistrats
Le Mali a besoin d’une justice forte, mais également d’une justice crédible.
Une justice qui protège les victimes sans condamner arbitrairement.
Une justice qui poursuit les infractions tout en garantissant les droits de la défense.
Une justice qui ne tremble pas devant les puissants, mais qui ne transforme pas non plus son pouvoir en instrument de vengeance.
C’est dans cette perspective que le parcours de Mahamane TEMBINE prend tout son sens.
Son histoire est celle d’un enfant issu d’un environnement traditionnel qui a choisi les études juridiques, embrassé la magistrature et consacré son parcours professionnel au service de la loi.
La grandeur d’un magistrat se mesure à son indépendance
La véritable grandeur d’un magistrat ne se mesure pas seulement au nombre de dossiers traités ou aux fonctions occupées.
Elle se mesure à sa capacité à rester fidèle à ses convictions professionnelles lorsque les circonstances deviennent difficiles.
Elle se mesure à son impartialité.
Elle se mesure à son courage.
Elle se mesure surtout à sa capacité à considérer que la justice appartient au peuple et que le magistrat n’en est que le serviteur.
C’est cette image que ses admirateurs associent aujourd’hui à Mahamane TEMBINE.
Bon vent à un serviteur du droit
De Bandiagara aux juridictions de Bamako, de la formation universitaire aux responsabilités de substitut du Procureur, Mahamane TEMBINE aura construit un parcours marqué par la détermination.
Son histoire rappelle qu’un jeune Malien peut partir d’un environnement modeste, recevoir une éducation traditionnelle, faire des études brillantes et finalement accéder aux plus hautes responsabilités judiciaires.
Son engagement en faveur d’une justice assainie, selon ses défenseurs, traduit une ambition noble : contribuer à restaurer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.
À Mahamane TEMBINE, bon vent et bon courage.
Que son parcours continue d’être guidé par la rigueur du droit, la sagesse de l’homme, l’humilité du serviteur et le courage du patriote.
Car au-delà de la robe, des fonctions et des responsabilités, il reste une vérité essentielle :
« Un magistrat ne doit pas servir les hommes ; il doit servir la justice. »
Et c’est précisément dans cette philosophie que Mahamane TEMBINE entend inscrire son engagement au service du Mali.